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Moïse Rahmani

Le génocide turc des Arméniens, La Pensée et les Hommes, (17 juin 2013)

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En découvrant cet ouvrage j'ai repensé à mon ami, Edouard Jakhian, prématurément disparu. Un grand Monsieur. Un humaniste. Ardent défenseur de la mémoire arménienne, il refusait de condamner tous les Turcs d'alors et certainement pas leurs descendants. Il recherchait simplement la reconnaissance par Ankara du génocide de son peuple et cet ouvrage s'ouvre sur sa contribution :"Pourquoi Caïn ?", un texte de 1968, toujours moderne.
Ce livre semble lui être dédié car Edouard Jakhian signe également deux autres textes, "Morale et négationnisme" et une étude sur les "Arméniens en Belgique".
Sa plume est à l'image de l'homme : noble et éloquente;
 
Le génocide arménien a eu lieu d'avril 1915 à juillet 1916. Les deux tiers des Arméniens qui vivaient sur le territoire actuel de la Turquie ont été exterminés au cours des déportations et massacres de grande ampleur. Il fut planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l’époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs », dirigeant l'Empire ottoman et engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Considéré comme l'un des tout premiers génocides du XXe siècle, il a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie et du haut-plateau arménien..
Préparés et organisés depuis Constantinople, alors capitale de l'empire, les déportations et les massacres ont été mis en œuvre à l'échelle locale par les responsables des divers districts et provinces chargés de rassembler leurs administrés arméniens, ainsi que par les soldats et gendarmes ottomans qui escortaient les convois jusqu'au désert et procédaient eux-mêmes à des exécutions ou laissaient libre cours à la violence de groupes de bandits armés (surtout des Kurdes, qui étaient en concurrence séculaire avec les Arméniens dans le sud-est anatolien) ou de criminels libérés en nombre par les autorités afin de renforcer les rangs des forces combattantes ottomanes et regroupés dans ce qui sera connu comme l'« Organisation spéciale ».
Sa reconnaissance politique à travers le monde fait encore l'objet de débats et de controverses, à cause de la négation de ce génocide, notamment en Turquie. En décembre 2011, le génocide est reconnu par 21 pays.
 
Perpétré il y a près de cent ans, le génocide commis par l’État turc contre les populations arméniennes subit toujours de cruelles et incompréhensibles formes de négationnisme.
Après avoir consacré plusieurs publications à la Shoah ou au génocide rwandais, la revue La Pensée et les Hommes apporte, cette fois, la contribution à une meilleure connaissance de la civilisation arménienne et aux événements douloureux qui ont été imposés à ce peuple.
 
Le génocide turc des Arméniens
dir. par Jacques Ch. Lemaire - La Pensée et les hommes
180 pages - 15 euros - ISSN 0774-2654
 
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