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Moïse Rahmani

L'été, c'est dans quatre jours. Enfin ! (17 avril 2013)

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Vous serez des étrangers et des résidents avec Moi", cette parole biblique (Lévitique XXV, 23) en forme de paradoxe résonne fortement à notre époque. En effet, aujourd'hui se pose dans des situations et des termes inédits la question de l'étranger, mais aussi et surtout celle de l'habitant. C'est la nature de la "résidence", du fait de demeurer en un lieu, qui est l'objet d'un questionnement. Qu'est-ce qu'habiter ? Que signifie être étranger ? Qu'est-ce que résider chez autrui ? L'hospitalité est-elle encore à l'ordre du jour ? Les enjeux les plus fondamentaux de l'identité des individus et des sociétés sont l'objet d'un débat qui engage l'existence.
Comment comprendre aujourd'hui l'injonction du Lévitique sur l'arrière-plan de la mondialisation ? Comment clarifier les problèmes que celle-ci a engendrés ? Le questionnement de l'étranger a une longue histoire dans la tradition juive et l'expérience concrète des Juifs. Son apport renouvelle complètement le sens commun en la matière.
 
Shmuel Trigano. Professeur de sociologie à l'Université de Paris X-Nanterre, directeur du Collège des études juives de l'Alliance israélite universelle, de la revue Pardès, titulaire de la Chaire européenne d'études sépharades " Elia Benamozegh " (Livourne), auteur de nombreux ouvrages d'histoire, de philosophie politique et de philosophie, et notamment La Société juive à travers l'histoire, en quatre tomes (EditionsFayard
 
La fin de l'étranger ? Mondialisation et pensée juive
dirigé par Shmuel Trigano - Pardès N° 52- Editions In Press
192 pages - 23 euros - ISBN 978-2-84835-260-2
 
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Les discours religieux fondamentalistes actuels expriment une obsession croissante de la pudeur des femmes. Réduite aux parties de son corps susceptibles d'éveiller le désir, la femme est « génitalisée » à outrance. Faut-il alors couvrir sa nudité ? Faut-il la renvoyer à son destin : le voilement ?Delphine Horvilleur analyse successivement les sens de la pudeur et de la nudité, l'obsession du corps de la femme et sa représentation comme "être orificiel" pour proposer une autre interprétation de la tradition religieuse.
Elle met à mal les lectures qui font de la femme un être tentateur, et de la pudeur l'instrument de sa domintation. Ainsi nous montre-t-elle comment la nudité recouverte d'Adam, d'Eve ou de Noé, renvoie à une culture du désir et non à une volonté de le tuer. Comment le voile est à l'origine destiné, non à rejeter, mais à approcher l'autre. Comment le féminin concerne aussi les hommes qui endossent, dans la prière et la pratique judaïques, les attributs des femmes et du maternel.
On découvre alors, dans cette plongée au coeur des grands monothéismes, un autre visage de la femme, de la pudeur, et de la religion.
 
Delphine Horvilleur, née en 1974 à Nancy, est une femme rabbin libéral. Elle exerce au Mouvement juif libéral de France (MJLF), et est rédactrice en chef du magazine communautaire Tenou'é.
 
En tenue d'Eve. Féminin, pudeur et judaïseme
de Delphine Horvilleur - Editions Grasset
206 pages - 17 euros - ISBN 978-2-246-78745-7
 
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L'antisémitisme peut-il être de gauche ? La question est, bien sûr, tout à fait scandaleuse. Taboue. Elle ne peut, ne doit pas être posée. Car la gauche et surtout l'extrême gauche sont pour l'éternité estampillées antifascistes et antiracistes. Un certificat de virginité indiscutable. D'autant plus indiscutable que les droits d'auteur, inaliénables, de l'exercice antisémite appartiennent, pour l'éternité, à Hitler, Pétain, Le Pen, à leurs descendants et à leurs émules.
Des monstres que les gauches n'aiment pas. Aiment-elles pour autant les Juifs ? Il y a quelques semaines, Manuels Valls, ministre de l'Intérieur et de gauche, a dit tout haut ce qu'on n'osait que murmurer tout bas : "Un nouvel antisémitisme se fait jour à l'extrême gauche comme à l'extrême droite". Une évidence pour qui entend les bruits haineux montant des marécages où la gauche de la gauche aime faire trempette.
Tout un attirail langagier a été mis au service de cette passion antijuive : on hait les sionistes, mais pas les Juifs. On veut la disparition de l'entité sioniste : mais pas celle d'Israël. On manifeste pour la Palestine avec des groupes venus de banlieue qui crient en arabe "mort aux Juifs !" : mais comme on ne parle pas arabe… On déteste les banques, toutes les banques : mais c'est avec une délectation particulière qu'on citera Goldman Sachs.
Le gauchiste, on le voit, ne peut dans ce périlleux domaine que s'avancer masqué. Sinon il est perdu, il se noie. Et adieu ses bouées de sauvetage qui portent les noms maudits d'Hitler, de Pétain et de Le Pen. C'est pourquoi il ne peut être antisémite. D'ailleurs dès qu'il est interpellé sur cette question, il brandit un laissez-passer l'autorisant à baver un peu sur les Juifs. Sur ce précieux sésame figure le mot "antifasciste".
Le gauchiste donc n'est pas antisémite. Pas plus en tout cas que ce baron hongrois à qui on reprochait un jour sa détestation des Juifs. Il eut alors cette réplique indignée : "Moi, antisémite ? Jamais ! Un antisémite est quelqu'un qui hait les Juifs plus que de raison". L'extrême gauche française est comme ce baron. Raisonnable.
 
Benoît Rayski est essayiste et journaliste. Il a notamment publié J'ai pour la France une étrange passion (éditions David Reinharc), L'Homme que vous aimez haïr (Grasset) et Le Bordel de Soroca (Denoël).
 
L'antisémitisme peut-il être de gauche ?
de Benoît Ryski - Editions Mordicus collection Coups de colère
32 pages - 4,95 euros - ISBN 978-2-918-41463-6
 
et, chez le même éditeur, dans la même collection,
 
Méfiez-vous de la France bien élevée ! Il faut se méfier de la France bien élevée, la France qui ne fait pas de bruit, celle qui bosse et paie sans moufeter ses impôts, celle qui cède sa place dans les transports en commun et aide les vieilles dames à monter leurs bagages dans le train. La France dont on ne parle pas au 20 heures, parce que ses enfants ne dealent pas, ne brûlent pas les voitures et ne cassent pas la gueule aux profs, la France qu'aucun gouvernement ne cherche à ménager tant on la sait docile, respectueuse des lois et de l'ordre établi.
Fallait-il, pour que ces gens-là sortent de leurs gonds et descendent dans la rue par centaines de milliers, que la cause du « mariage pour tous » les ait scandalisés, touchés, indignés. Il faut se méfier de la France bien élevée et de son côté « diesel » : un peu longue à chauffer, une fois lancée, son moteur est increvable. Et là, c'est le pouvoir qui risque d'en baver.
 
Gabrielle Cluzel est écrivain et journaliste. Elle est notamment éditorialiste sur le site Boulevard Voltaire. Elle est l'auteur de « Rien de grave » et « Un soupçon d'imprévu » chez Clovis. Gabrielle Cluzel est mère de sept enfants.
 
Méfiez-vous de la France bien élevée
de Gabrielle Cluzel
32 pages - 4,95 euros - ISBN 978-2-918-41473-5
 
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Personne n’a oublié le premier Pessah de Simon. Personne, sauf lui. C’était en 1951, à Tlemcen, en Algérie. Pour la première fois, Simon célébrait la Pâque juive avec ses parents. Il avait trois ans. Mais qui se souvient de ses trois ans ? Des années plus tard, c’est donc Jeannette, sa mère, qui se charge de lui rafraîchir la mémoire. Elle se rappelle parfaitement comment lui, Simon, du haut de ses trois ans, a provoqué un beau scandale dans la communauté juive de Tlemcen. Au point de défrayer la chronique et de recevoir les honneurs de la presse locale. Tout a commencé lorsque Simon a refusé de manger. Il réclamait du pain normal et pas de ce pain azyme que l’on mange à Pessah. Les membres de la famille ont défilé pour lui expliquer, mais vous connaissez Simon, il s’est obstiné
 
Gil Ben Aych, professeur de philosophie, est né en 1948 à Tlemcen, en Algérie.
La suite, il la raconte, à sa manière, dans L’essuie-mains des pieds.
« J’ai fait comme si on était dans la cour de l’école et qu’on imaginait une conversation entre copains. “Tiens, je viens de là, et toi ?” Sauf que le récit continue encore et encore…»
Avec une fraîcheur et une vivacité dignes du Petit Nicolas.
Un Petit Nicolas juif pied-noir.
Le Voyage de Mémé est considéré comme un classique de la littérature jeunesse. En apprenant sa réédition à l’école des loisirs, Gil Ben Aych a ressenti une grande joie et l’impression de vivre « une résurrection littéraire ». Faut-il préciser que Simon, c’est lui. Et que Gil Ben Aych a réellement accompagné sa Mémé lors de sa traversée de Paris…
Il poursuit le récit de sa vie dans Pessah 5711 où nous le découvrons célébrant la Pâque juive en famille.
 
Pessah 5711
de Gil Ben Aych - Neuf de l'Ecole des Loisirs
96 pages - 8,50 euros - ISBN 978-2-211-20852-9
 
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La belle Ninette, au corps sain et musclé, se mit à cultiver son potager en tenue d'Eve, si bien que la plupart des hommes du domaine se convertirent à l'anarchisme et retirèrent leur pantalon. Philippe Berthelot est un commercial raté. Il sillonne la Mayenne profonde pour vendre des monte-escaliers électriques à des retraités qui lui claquent généralement la porte au nez. Lorsque Boulbanec, patron aussi vaniteux que tyrannique, le renvoie, Berthelot prend des vacances bien méritées auprès de son vieil ami « Cro-Magnon », un ancien militaire qui vit dans une caravane au fond des bois. Les deux copains glandouillent, apprennent à imiter le cri de la chouette, vont picoler le samedi soir au café de Port-Brillet et donnent un coup de main au propriétaire d'un vieux manoir qui fait scandale dans le pays. Et pour cause ! L'endroit est peuplé d'anarchistes, de nudistes et de vagabonds qui sy sont installés avec la complicité de « monsieur le Comte » Ensemble, ils y mènent une vie assez paisible, en rupture avec le monde moderne, jusqu'à ce que deux super-flics des services secrets les soupçonnent de dissimuler un document « sensible » au sein du manoir Il y avait pourtant un panneau planté à l'entrée de la propriété : « Prière de ne pas nous emmerder. » Il fallait le prendre au sérieux. Dans le bocage, tout le monde est un peu chouan sur les bords Olivier Maulin a écrit sept romans dans lesquels il dépeint une société alternative où les besoins matériels ne seraient plus le but ultime. D'un style subversif et plein d'humour, il met à bas certains poncifs de l'époque dans une bonne humeur communicative Son dernier roman, Les Lumières du ciel a été nominé au Prix de Flore 2011. En attendant le roi du monde avait, lui, remporté le prix Ouest-France/Étonnants Voyageurs.
 
Né en Alsace en 1969, Olivier Maulin vit et travaille aujourd’hui à Paris. Après des études sur l’histoire du Brésil à la Sorbonne et avoir exercé divers métiers – employé de banque, barman, conférencier, vendeur de sapins de noël ou facteur -, il écrit aujourd’hui pour la presse notamment sur l’écologie.
Avec En attendant le roi du monde, son premier roman, un livre à la fois surprenant, drôle et désespéré, il s’est imposé d’emblée comme un auteur à suivre de près. Depuis, il a publié trois nouveaux livres, dont le dernier en date est Petit monarque et catacombes (L’Esprit des Péninsules, 2009), un nouveau roman très prometteur.
 
Le Bocage à la nage
d'Olivier Maulin - Editions Balland
264 pages - 19,90 euros - ISBN 978-2-353-15201-8
 
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Le Polar de l'étéGrand Prix Femme Actuelle. Couo de coeur d'Eliette Abecassis.
Stéphane Fontaine, jeune commissaire découvre sur son bureau de virulents messages anonymes dénonçant un violeur dans l'enceinte même du 36 Quai des Orfèvres. Ses recherches se compliquent quand la grande patronne de la PJ lui impose la présence de sa nièce, graphologue à la police scientifique : les maladresses de cette experte en écritures ne feront que mettre des bâtons dans les roues du policier.
Surtout lorsqu'un meurtre est commis selon le même mode opératoire décrit dans la troisième lettre du Corbeau.
 
Aurélie Benattar 42 ans, habite en Israël dans le désert de Judée. Ecrire est pour elle un besoin boulimique, pour tenter d'approcher au plus près les vérités des   hommes.
 
 
Un corbeau au 36
d'Aurélie Benattar - Editions Les Nouveaux Auteurs
374 pages - 18,95 euros - ISBN 978-2-8195-02331
 
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La police découvre une scène de crime effroyable : une petite famille apparemment sans histoires a été massacrée. Tout porte à croire que c’est le mari, Harold Buchanan, qui a tué sa femme et leur petite fille, avant de se supprimer. Pourtant le médecin est légiste est formel : l’homme n’est pas mort de ses blessures mais du fait que son cerveau et ses globes oculaires ont “bouilli”. Un déclencheur opérant au niveau de son cerveau l’a rendu littéralement fou de rage. Quand l’informaticien chargé d’inspecter l’ordinateur de Buchanan est à son tour pris d’une crise de folie meurtrière, les enquêteurs sont tenus d’innocenter le père de famille. D’autant que d’autres crimes similaires ont bientôt lieu. Policiers et experts scientifiques en arrivent à la conclusion que l’assassin diffuse un programme informatique qui a la capacité de tuer…
 
Dans ce premier roman époustouflant, mêlant thriller et fantastique, Pierre-Yves Tinguely compose un récit démoniaque. Avec un scénario glaçant parfaitement maîtrisé, une écriture clinique et une tension sans temps mort, il impose sa propre loi, celle de la terreur aveugle et sans nom.
 
Codex Lethalis
De Pierre Yves Tinguely - Editions Hachette
18 euros - ISBN : 978-2-01-203117-3
 
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Quand tout semble aller bien, peut-on aspirer à quelque chose de plus ? En 1998, Martin Seligman crée la psychologie positive, une discipline qui pour la première fois prend le bonheur comme sujet d'étude. Il livre ici le fruit d'années de recherches. Et si le bonheur, au sens de satisfaction des désirs, n'était pas suffisant ? Et si pour nous épanouir véritablement nous avions besoin de sens, d'engagement et de relations humaines riches ? Qu'il s'agisse du système éducatif, de la vie en entreprise ou tout simplement du quotidien, Martin Seligman offre une méthode brillante pour tirer le meilleur de nous-mêmes, reconnaître ce qui compte vraiment et redonner du sens à nos vies.
Un livre lumineux pour devenir un spécialiste du bien-être et en faire profiter ceux qui nous entourent.
 
Martin E P Seligman (né le 12 août 1942) est psychologue, directeur du Centre de recherche en psychologie positive à l'université de Pennsylvanie ; il est en particulier connu pour sa théorie sur l'impuissance apprise. Il a écrit des livres de développement personnel, dont La force de l'optimisme (InterÉditions, 2008), une méthode de développement personnel qui démontre que l'optimisme se cultive et s'acquiert par l'application de techniques de thérapie cognitive.
Son dernier ouvrage, La fabrique du bonheur a également paru chez InterÉditions en 2011.
 
S'épanouir. Pour un nouvel art du bonheur et du bien-être
de Martin Seligman, traduit (anglais) par Brigitte Vadé - Editions Belfond
432 pages - 21,50 euros - ISBN 978-2-714-45123-1
 
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