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Moïse Rahmani

Echappons à la canicule : au frais avec un livre (9 août 2013)

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Il est heureux ! Son livre vient de sortir ! Il le caresse au rayon humour... Alain, chauffeur-livreur-comédien-onemanshowiste de son état, surfe entre son premier livre, sa heu ses femmes, le Pirouette, les calmars, les journaleuses, Ruquier etc... Il le fait avec une aisance empruntée, avec une maladresse joyeuse, un stress tonic et une bière canette à la main...
Un roman joyeusement humain, désespérément drôle !
 
Ruquier, il est sympa?
D'Alain Doucet – Editions du Basson,
169 pages - 16 euros - ISBN 978-2-930582-09-2

 
Et, chez le même éditeur
 
Peut- on mettre ce livre entre toutes les mains
  ? À vous de voir…
Tour à tour absurde, potache, fin, décalé ou surréaliste, Philippe Genion signe ici des textes courts et ciblés, petits pamphlets drôles ou étonnantes dans lesquels il passe en revue la vie à coups de coups de gueule ou de cœur. Il croque le grand monde qui ne tourne pas rond, le petit monde du quotidien, celui de la salle à manger et de l’arrière-cuisine.
On y découvre un florilège de billets d’humeur écrits d’une plume parfois grinçante, parfois poétique mais toujours pleine de bon sens. Il nous prend par la main pour nous guider dans la folie douce de ses jeux de mots, de ses allusions tordues, de son douzième degré et de ses improbables pirouettes.
Un livre léger par un homme de poids
 
Humeurs belges
De Philippe Genion
146 pages - 14 euros - ISBN 978-2-930582-11-5
 
   
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Il s'agit d'un séminaire sur les problèmes de la traduction; un commentaire de l'article de Walter Benjamin " La tâche du traducteur ", un travail sur la lettre, proche lui-même de l'acte de traduire. Il souligne la puissance théorique de ce texte, en analyse le détail et montre les conséquences de cette pennée pour toute pratique de la traduction.
L Âge de la traduction. La tâche du traducteur
De Walter Benjamin – Editions Presses Universitaires de Vincennes,
181 pages - 20 euros - ISBN 978-2-84292-222-1
  
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Dans ce récit fantastique et réaliste écrit en 1873, Mendele Moykher-Sforim, l’un des grands romanciers yiddish classiques, pose un regard iconoclaste sur la société juive, ses rapports avec le monde non juif, et le destin d’un peuple. Il apparaît ici comme un des principaux novateurs du roman humoristique européen.
 
Mendele Moïkher Sforim Mendele le marchand de livres ») est le pseudonyme de Cholem Yakov Abramovich un auteur juif du XIXe siècle), considéré comme le « grand-père de la littérature yiddish » et l’un des fondateurs de la littérature hébraïque moderne.
Mendele est né dans une famille pauvre de Kopyl près de Minsk alors en Russie (actuellement capitale de la Biélorussie) et a perdu son père, Chaim Moyshe Broyde, peu de temps après sa Bar Mitsva. Il étudie dans une yechiva à Slutsk et à Vilnius jusqu'à l'âge de 17 ans ; durant cette période, il est interne de jour avec le système du Teg-Essen (mangeant chaque jour dans une maison différente), dévorant les restes, et souvent affamé.
Après, Mendele voyage énormément en Biélorussie, en Ukraine et en Lituanie en compagnie d'un mendiant grossier du nom de Avreml Khromoy (du russe: "Avreml le boiteux"; Avreml deviendra par la suite une source d'inspiration pour le personnage principal de Fishke der Krumer, Fishke le boiteux).
En 1854, Mendele s'installe à Kamiantes-Podolskyï, où il fait la connaissance de l'écrivain et poète Avrom Ber Gotlober, qui l'aide à apprendre la culture profane, la philosophie, la littérature, l'histoire, le russe et d'autres langues
 
La Haridelle ou détresse des animaux
De Mendele Moykher-Sforim, traduit (yiddish) par B.Baum – Editions Medem,
19 euros - ISBN 978-2-9520107-5-7
 
   
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«C’est l’amour qui fait rêver.»
Édith Piaf, de son vrai nom Édith Giovanna Gassion (1915-1963), est bien plus qu’une chanteuse de music-hall et de variétés. Celle qui fut très tôt surnommée «la Môme Piaf» est l’incarnation même de la chanson française. «La vie en rose», l’«hymne à l’amour», «La Foule» sont aujourd’hui encore des chansons interprétées dans le monde entier. Au-delà de toute mythologie – l’enfance pauvre à Belleville, sainte Thérèse lui redonnant la vue qu’elle avait perdue, l’usage de la morphine, ses nombreuses histoires d’amours avec Cerdan, Montand, Moustaki, etc. –, Albert Bensoussan nous dévoile une femme engagée dans son temps, forte et fragile, prenant tous les risques, surmontant toutes les douleurs, dont Cocteau affirmait qu’il n’avait jamais connu d’être moins économe de son âme, «qui ne la dépensait pas, mais la prodiguait et en jetait l’or par les fenêtres».
 
Romancier, traducteur (de l'espagnol) et universitaire rennais.
Albert Bensoussan est né en 1935 à Alger, où il a passé sa jeunesse. Professeur agrégé d'espagnol au lycée Bugeaud d'Alger jusqu'en 1961. Assistant en Sorbonne en 1963, il a enseigné à l'Université de Rennes-II de 1978 à 1995. L'Algérie apparaît à plusieurs reprise dans son œuvre, en particulier l'univers judéo-arabe qui sert de toile fond à la plupart de ses romans.
« Mon itinéraire est le suivant : né à Alger en 1935 dans une famille traditionnelle enracinée en Algérie, avec une ascendance marocaine, et plus lointainement espagnole (Tolède serait le berceau ancestral, mais mes 2 patronymes - Bensoussan et Benayoun - sont également attestés au XIVe siècle à Majorque), j'ai vécu une enfance heureuse et pieuse, où le temps se partageait harmonieusement entre un judaïsme quotidiennement vécu au sein de la famille et à la synagogue, et une adhésion à la culture française passionnément entretenue par l'école et l'université. Mes études ont été jalonnées par une agrégation d'espagnol, un doctorat d'études ibériques et un doctorat ès-Lettres. Ma carrière s'est déroulée successivement aux universités de Paris-Sorbonne et de Rennes. Parallèlement j'ai commencé à écrire et à publier : mon premier texte fut publié par le Congrès Juif Mondial à Alger en 1957 : L'humanisme dans la pensée juive médiévale. Mais mon premier texte de fiction paraît seulement en 1965, Les Bagnoulis (Mercure de France) et raconte, sous la fable, le naufrage de l'Algérie française. J'ai publié, depuis, une bonne vingtaine de fictions, dont Frimaldjezar qui a obtenu en 1976 le " Prix de l'Afrique méditerranéenne " et qui a été traduit et publié en espagnol sous le titre Argelayer . »

Edith Piaff
Par Albert Bensoussan – Editions Folio Biographies,
223 pages - ISBN 978-2-07-044932-3     

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Ses soldats le surnommaient « Bras de fer », tant il exigeait d'eux. C'est sans doute cette opiniâtreté qui permit à Jean de Dieu Soult, duc de Dalmatie, d’être celui des maréchaux de Napoléon qui se maintiendra le plus longtemps dans cette infernale guerre d’Espagne et du Portugal. Quatre longues années retracées dans ces Mémoires qui débutent avec la descente de l’Empereur dans la péninsule à l’automne 1808 afin de reprendre Madrid. Jean de Dieu Soult est à ses côtés et balaie une partie des troupes britanniques qui doivent rembarquer à la Corogne. Nommé major général des armées en Espagne, il s’empare ensuite de l’Andalousie où il va régner en proconsul mais sans céder un pouce de terrain aux armées anglo-espagnoles qui l’entourent. Beaucoup de critiques ont été émises contre cet homme ambitieux mais aussi redoutable organisateur, administrateur hors pair et que Napoléon, après son action décisive à Austerlitz avait sacré « le meilleur manoeuvrier d Europe » : d’avoir voulu, selon certains, se faire sacrer roi de Portugal, de s’être enrichi, de ne pas avoir porté secours à ses camarades comme Masséna, échoué devant les lignes de Torres Vedras qui ont rendu Lisbonne inexpugnable. Mais comme le dira Napoléon, Soult est la seule « tête militaire » de ce conflit lointain. Les Mémoires du maréchal montrent surtout ce que fut cette guerre cruelle durant laquelle naquit le mot devenu universel de « guérilla » : menée sans moyens, au milieu des intrigues, loin de tout et surtout du regard de l Empereur qui la méprisait, il fallait effectivement être de fer pour ne pas connaître la défaite. Un texte indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à l’épopée impériale et à ce terrible conflit, début de sa chute, qui fit plus 100 000 morts côté français.
 
Jean-de-Dieu Soult[, né le 29 mars 1769 à Saint-Amans-la-Bastide, à proximité de Mazamet dans le Tarn et mort le 26 novembre 1851 à Saint-Amans-la-Bastide, militaire et homme politique français, duc de Dalmatie, Maréchal d'Empire. Descendant de la famille de Grenier par sa mère, il est, avec Davout, Lannes, Masséna et Suchet, l'un des rares maréchaux de Napoléon à être capable de diriger une armée loin de l'Empereur.

Maréchal Soult. Mémoires. Espagne, Portugal
Texte établi et présenté par Louis et Antoinette de Saint-Pierre – Ed. Les Belles Lettres
401 pages - 23 euros - ISBN 978-2-251-31005-3
  
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Parce qu’il s’est toujours senti coupable de la mort accidentelle de son demi-frère, Miles s’est banni de sa propre histoire. Il a quitté sa famille, abandonné ses études, et travaille, en Floride, à débarrasser les maisons désertées par les victimes des subprimes. Amoureux d’une fille trop jeune, passible de détournement de mineure, Miles fait bientôt l’objet d’un chantage et est obligé – encore une fois – de partir. Il trouve alors refuge à Brooklyn où son fidèle ami Bing Nathan squatte une maison délabrée, en compagnie de deux jeunes femmes, elles aussi condamnées à la marge par l’impossibilité d’exprimer ou de faire valoir leurs talents respectifs. Désormais Miles se trouve géographiquement plus proche de son père, éditeur indépendant qui tente de traverser la crise financière, de sauver sa maison d’édition et de préserver son couple. Confronté à l’écroulement des certitudes de toute une génération, il n’attend qu’une occasion pour renouer avec son fils afin de panser des blessures dont il ignore qu’elles sont inguérissables…
Avec ce roman sur l’extinction des possibles dans une société aussi pathétiquement désorientée qu’elle est démissionnaire, Paul Auster rend hommage à une humanité blessée en quête de sa place dans un monde interdit de mémoire et qui a substitué la violence à l’espoir.

Paul Auster est un écrivain américain. Une partie de son œuvre évoque la ville de New York.
D'abord traducteur de poètes français, il a écrit des poésies avant de se tourner vers le roman. Il a publié un roman policier sous le pseudonyme de Paul Benjamin (Fausse balle).
De 1986 (sortie de Cité de verre) à 1994 (Mr. Vertigo), il publie des romans majeurs comme Moon Palace et Léviathan. Il revient alors au cinéma, en adaptant avec le réalisateur Wayne Wang sa nouvelle Le Noël d'Auggie Wren. Smoke et Brooklyn Boogie sortent en salle en 1995. Paul Auster réalisera lui-même Lulu on the Bridge (1997).
Il revient au roman avec Tombouctou (1999), Le Livre des illusions (2002), La Nuit de l'oracle (2004) et Brooklyn Follies (2005).
Marié puis séparé de l'écrivain Lydia Davis, il s'est remarié en 1981 avec une autre romancière, Siri Hustvedt. Il a deux enfants également artistes, le photographe Daniel Auster et la chanteuse Sophie Auster

Sunset Park
De Paul Auster, traduit par Pierre Furlan – Editions Actes Sud,
319 pages - 8,70 euros - ISBN 978-2-330-01863-4
  

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Une caravelle se prépare à accoster, sous le regard de quelques pêcheurs. Tiens, c’est la fête au village. Il y a même une pyramide humaine. Ici, on se marie. Un peu plus loin, c’est la panique, des taureaux se sont échappés ! Au fait, où peut-on assister à une corrida ? Et qui sont ces deux personnages que l’on croise de temps à autre ? Le premier a un comportement étrange: on jurerait qu’il attaque des moulins à vent…Voici, dessinée par le grand Mitsumasa Anno, l’Espagne tout entière, vue du ciel, dans un livre qui peut se lire de gauche à droite et de droite à gauche, de haut en bas et de bas en haut. Un livre où chacun peut se promener à son rythme, exactement comme il en a envie.
 
Né en 1926 à Tsuwano, dans la partie ouest du Japon, Mitsumasa Anno est l'un des illustrateurs japonais les plus célèbres de son temps. Dès son plus jeune âge, il observe la nature, et en dessine les détails avec minutie. Il est aussi passionné d'astronomie, de mathématiques et d'art. Son premier livre pour enfants est paru en 1968. Il fut d'abord instituteur avant de publier. Très jeune, il a été fasciné par l'Europe. Il y a fait deux longs séjours (en 1963 et 1975), au cours desquels il a traversé villes et campagnes, le crayon à la main. Grâce à ce regard distancié propre aux voyageurs étrangers, il a saisi dans ses dessins l'essentiel de la culture et des moeurs européennes. Son oeuvre, très importante et tout a fait originale, a reçu de nombreuses récompenses, dont le prix Andersen, en 1984.

Sur les traces de Don Quichotte
De Mitsumasa Anno - Editions L'Ecole des loisirs,
12,50 euros - ISBN 978-2-211-07375-1

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«Somerset Maugham, personnage extravagant, romancier à succès (Le Fil du Rasoir, Servitude Humaine, etc.) a vécu du milieu des années trente à la fin de sa vie sur la Riviera française dans une magnifique demeure baptisée "Villa Mauresque" où défila tout ce qui comptait alors dans le monde des arts et des lettres. Ses amis se nommaient Churchill, Cocteau, H.G. Wells et Ian Fleming… C’est à l’écrivain, mauvaise langue et toujours lucide, que nous avons donné la parole, ainsi qu’à un cercle de familiers qui ne se privent pas de dire ce qu’ils pensent du "grand homme", de ses hauts-faits comme de ses servitudes : son propre frère, son neveu Robin, le chroniqueur Beverly Nichols, son rival malheureux Hugh Walpole, sa partenaire au bridge Barbara Bach et sa cuisinière, Annette.» Dans Villa Mauresque, biographie sous forme de «graphic-novel» de l'écrivain anglais Somerset Maugham, le dessinateur (Floc'h) et l’écrivain (Rivière) joignent une fois de plus leur savoir-faire.
 
Jean-Claude Floch, dit Floc'h, est illustrateur, dessinateur de bande dessinée et auteur de roman.
Né dans la région de Saintes, François Rivière, critique littéraire, éditeur, romancier, traducteur et biographe, est par ailleurs scénariste de bande dessinée.
 
Villa Mauresque, Somerset Maugham et les siens
De Jean-Claude Floc’h et François Rivière - Editions La Table ronde,
150 pages - 20 euros - ISBN 978-2-7103-7064-2
 
 
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Lorsque le ludique et l’apprentissage des langues se rejoignent :
Le Petit Nicolas a été écrit par le génial scénariste d’Astérix, René Goscinny, et illustré par le célèbre dessinateur Jean-Jacques Sempé. Des milliers d’enfants ont appris à lire avec Le Petit Nicolas, ils pourront désormais découvrir les aventures du célèbre écolier en langue yiddish. Cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui ont à coeur de faire vivre leur patrimoine culturel et linguistique
Le Petit Nicolas a été écrit par le génial scénariste d’Astérix, René Goscinny, et illustré par le célèbre dessinateur Jean-Jacques Sempé. Des milliers d’enfants ont appris à lire avec Le Petit Nicolas, ils pourront désormais découvrir les aventures...
Des milliers d’enfants ont appris à lire avec Le Petit Nicolas ; ils pourront désormais découvrir les aventures du célèbre écolier en langue corse, en latin et en yiddish à l’école ou en famille.
Chaque livre de 148 pages ne coûte que 15 euros - ISBN 978-2-915732-48-1
 
De René Gosciny et Jean-Jacques Sempé aux Editions Imav

Niculinu in corsu : Le Petit Nicolas en corse
Traduit (corse) par : J.-P Castellani
 
Le petit Nicolas en yiddish
 
Pullus Nicolellus latina lingua. Le Petit Nicolas en latin
 
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Cicéron a dix sept ans quand débute la lutte armée entre Marius et Sylla. Pendant plus d'un demi- siècle, la guerre civile va ensanglanter Rome, jusqu'à ce qu'Auguste inaugure un nouveau régime. Dans cette terrible période de convulsions et de déchirures, un homme va désespérément tenter de sauver la République. Une république conservatrice, dominée par les classes privilégiées, mais préférable à ses yeux aux aventures de la dictature militaire ou aux illusions d’un despotisme aux accents populistes. Présent sur tous les fronts, foudroyant une conjuration aux effets mortels, mais acceptant de lourds compromis au nom du moindre mal, Cicéron oscilla entre les intransigeances et les louvoiements, entre les fidélités et les volte-face. Jusqu’à l’ultime combat qu’il affronta avec énergie et avec panache.
Mais ce lutteur avait bien d’autres passions. Orateur d’exception, philosophe érudit, poète de talent d’après Plutarque, il laissa une œuvre abondante, qui nous est, pour l’essentiel, parvenue, et qui nous permet de suivre le cours de ses pensées et de ses émotions. Avec son appétit de culture, son idéal de tolérance, son culte de l’amitié, son attention aux autres, Cicéron ne fut pas seulement le dernier Républicain de Rome. Il en fut aussi le premier humaniste.
 
 Élève de Jacqueline de Romilly, de Fernand Robert et de Robert Flacelière, Claude Dupont a été professeur de Lettres classiques au Lycée de Montargis, chef d'établissement à Dreux, Palaiseau et Paris, et détaché au Ministère de la Jeunesse et des sports, chargé de l'insertion des jeunes dans les quartiers difficiles. Familier des auteurs grecs, il a traduit – entre autres – l’Iliade et l’Odyssée, ainsi que les Tragiques Grecs.
 
La véritable histoire de Cicéron
Textes réunis et présentés par Claude Dupont
262 pages - 13,50 euros - ISBN 978-2-251-04016-5
 
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Helena, qui guette le retour du violeur de sa fille avec un fusil depuis trente ans pour le tuer et lui faire payer la dette de sang, accueille la veuve du docteur avec des youyous. Les femmes de la vallée affluent de toute part, échevelées, en babouches, et demandent d'une même voix des nouvelles de leur sang. 'Le medico l'a-t-il regardé de près ? qu'a-t-il vu de déplaisant ? laquelle d'entre elles vivra centenaire ? laquelle s'enrichira, et a-t-il toujours sa grosse seringue qui traverse le bras d'un côté à l'autre ?' Assimilent-elles le sang au marc de café ? Partie sur les traces de son mari biologiste mort dix ans plus tôt, Laure découvre Malaterra, un village perdu des Abruzzes. D'abord considérée comme une intruse, elle va peu à peu se faire adopter par la population composée de personnages drôles ou émouvants aux destins singuliers : Helena, qui a pendu sa fille déshonorée au figuier de son jardin ; le bouquiniste kosovar à qui personne ne parle dans sa boutique poussiéreuse ; Mourad, le boulanger qui propose à Laure de l'épouser ; Yussuf, le facteur qui fait sa tournée même s'il n'a pas de courrier à distribuer... La présence de Laure bouleverse le cours des choses : les langues se délient et des secrets refont surface...
 
Née au nord du Liban dans le village montagneux de Bécharré, Vénus Khoury-Ghata effectue des études de lettres et débute sa carrière comme journaliste à Beyrouth. En 1959, elle devient Miss Beyrouth. Elle divorce ensuite de son premier mari et épouse en seconde noces un médecin et chercheur français Jean Ghata. En 1972, elle s’installe en France et collabore à la revue “Europe”, dirigée alors par Louis Aragon qu’elle traduit en arabe avec d’autres poètes. Le thème de la mort s’impose souvent dans ses poèmes, sûrement à cause des deux premiers drames de sa vie : la guerre civile et la mort de son époux en 1981. Son oeuvre est riche et abondante : quinze recueils de poèmes ont reçu plusieurs prix et ont été récompensés en 1993 par le Prix de la Société des gens de lettres et quinze romans, dont 'La Maestra' couronnée par le prix Antigona. Insatiable et passionnée, Vénus a su s’imposer très naturellement dans un monde d’homme et devenir l’une des plus célèbres écrivains et poétesses françaises.
 
Le facteur des Abruzzes
De Vénus Khoury-Ghata – Editions Folio
176 pages - 6 euros - ISBN 978-2-07045264-4 
 
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Caïn et Abel, Abraham et Isaac, Moïse, les amants du Cantique des cantiques, autant de figures bibliques qui, à travers les multiples réécritures du texte sacré, permettent de s’interroger sur le mythe littéraire dont il est la source.
Au gré des siècles, des genres, des langues et des auteurs, une vérité semble s’esquisser : l’Ancien Testament, construit autour d’ellipses et de silences, est fondamentalement ambigu. La création littéraire s’empare de ces silences pour les sonder et, le plus souvent, exprimer ainsi les questionnements d’une époque. Felix ambiguitas, dont s’est nourrie la littérature et dont se nourrit maintenant la recherche comparatiste. 
 
Figures bibliques, figures mythiques. Ambigüités et réécritures
Textes édités par Cécile Hussherr et Emmanuel Reiber - Editions Rue d'Ulm
128 pages 18 euros - ISBN 978-2-7288-0288-2
   
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Les sombres stèles alignées côte à côte à proximité du Reichstag sont là pour le rappeler : n'en déplaise aux négationnistes de tout poil, le nazisme a voulu et causé la mort de 6 millions de juifs. Mais onze années d'antisémitisme fanatique approuvé par tout un peuple ne sauraient s'expliquer par la seule folie criminelle d'un mégalomane exterminateur. Ces onze années furent en effet précédées des innombrables pogroms du Moyen Age, des imprécations judéophobes de Martin Luther, d'une " réglementation à l'usage des juifs " émanant de Frédéric Il - jugée par Mirabeau " digne d'un cannibale " -, des invectives ou jugements haineux du prédicateur Adolf Stoecker et de l'historien Heinrich von Treitschke. S'il y eut des moments de tolérance " officielle " avec le Code Napoléon, l'arrivée au pouvoir de Bismarck ou encore la Constitution weimarienne, l'antisémitisme n'a jamais cessé de se manifester aussi bien au sein d'associations et de partis influents que dans l'opinion publique. Noire ingratitude si l'on songe à tout ce dont l'Allemagne est redevable à la créativité et au talent juifs tant sur le plan culturel que dans le domaine économique. Mais comme aujourd'hui encore, sous couvert d'antisionisme, l'antisémitisme demeure Outre-Rhin, on peut se demander si le philosophe Cioran n'a pas raison, lequel voit là se manifester une rage impuissante issue d'un insupportable complexe d'infériorité : " Ces deux peuples attirés secrètement l'un vers l'autre ne pouvaient s'entendre. Comment les Allemands, ces arrivistes de la fatalité, auraient-ils pardonné aux juifs d'avoir un destin supérieur au leur ? " Une thématique douloureuse - rarement traitée dans sa durée et son ensemble - et polémique, qui pose la question de la responsabilité de l'ensemble du peuple allemand dans le génocide de la Seconde Guerre mondiale, et de l'antisémitisme contemporain en Allemagne.
 
 Agrégé d'allemand, docteur en études germaniques, professeur honoraire de Première supérieure, Roland Charpiot est l'auteur ou le coauteur de plusieurs manuels d'enseignement supérieur de l'allemand. Il prononce désormais régulièrement des conférences sur la civilisation allemande devant le public des universités du temps libre
 
Histoire des Juifs d'Allemagne. Du Moyen Age à nos jours
De Roland Charpiot – Editions Vuibert
245 pages - ISBN 978-2-7117-4445-9 
 
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Jeudi matin, le roi, sa femme, le petit prince, le pingouin, l'hippopotame à vélo et le lion farceur sont venus chez moi pour me serrer la pince. Comme j'étais pas là, ha!Le petit prince a dit, hi! Puisque c'est ainsi, nous reviendrons vendredi!
 
Le Roi, sa femme et le petit prince
De Mario Ramos – Editions Pastel
ISBN 978-2-211-09093-3
  
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