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Moïse Rahmani

Vive la rentrée (28 août 2013)

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Le Dilemme du prisonnier

De Richard Powers – Editions Cherche Midi

500 pages – 21,50 euros – ISBN 978-2-7491-2842-9

 

Fin des années 1980, DeKalb, Illinois. Eddie Hobson, Ailene, et leurs quatre enfants, ont toujours formé un clan très soudé. Mais lorsque Eddie est frappé par une étrange maladie, la mécanique familiale se dérègle et les secrets de ce père pas comme les autres font peu à peu surface. Pourquoi ce professeur d’Histoire charismatique a-t-il élevé ses enfants, aujourd’hui adultes, dans l’amour de la culture, du divertissement des énigmes et des jeux d’esprits, en les tenant toujours éloignés des réalités de leur temps ? Et quelle est cette longue histoire qu’il élabore depuis près de trois décennies derrière une porte close ? Alors qu’Eddie s’est enfui de l’hôpital pour une destination inconnue, le plus jeune de ses fils, Eddie Jr, part à sa recherche. Petit à petit, l’histoire du père se dévoile et avec elle, c’est tout le XXe siècle qui défile, de l’exposition universelle de New York en 1939 aux essais nucléaires de Los Alamos, en passant par un projet grandiose de Walt Disney, destiné à entretenir l’optimisme des populations durant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet éblouissant roman polyphonique, Richard Powers s’intéresse à l’industrie du divertissement, de Hollywood à Disneyland, et questionne notre besoin d’évasion. Il nous montre, à la lumière d’un demi-siècle d’une histoire passionnante, comment ce qui nous édifie, que ce soit la famille ou la culture, nous emprisonne également.

 

Après quelques années d'études de physique, Richard Powers commence des études de littérature à l'université de l'Illinois où il obtient son Master of Arts en 1979. Il devient un auteur à succès reconnu aux États-Unis au début des années 1990, avec des romans explorant la relation entre sciences (physique, génétique), technologie et art (musique). La Chambre aux échos reçoit en 2006 le National Book Award.

 

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Le cas Eduard Einstein

De Laurent Seksik – Editions Flammarion

304 pages – 19,50 euros- ISBN 978-2-0812-4857-1

 

Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution.  Albert Einstein.
Le fils d Einstein a fini parmi les fous, délaissé de tous, jardinier de l’hôpital psychiatrique de Zurich. Sa mère, qui l’a élevé seule après son divorce, le conduit à la clinique Burghölzli à l âge de vingt ans. La voix du fils oublié résonne dans ce roman où s entremêlent le drame d’une mère, les faiblesses d’un génie, le journal d’un dément. Une question hante ce texte : Eduard a-t-il été abandonné par son père à son terrible sort ? Laurent Seksik dévoile ce drame de l’intime, sur fond de tragédie du siècle et d’épopée d un géant.

 

Ecrivain  et médecin, Laurent Seksik est l'auteur de six romans dont Les derniers jours de Stefan Zweig traduit dans quinze langues et qui a connu un grand s succès.

 

Et, chez le même éditeur

 

Petites morts

De Charlotte Roche, traduit (allemand) par Sophie Andrée Herr

338 pages – 20 euros – ISBN 978-2-0812-9107-4

 

Elle est toujours sur ses gardes, toujours dans le contrôle, toujours prête à affronter le pire. Ce n’est qu’avec son mari, lorsqu’elle s’oublie dans le sexe, qu’Elizabeth Kiehl se sent soudain délivrée de tous ses devoirs et de ses traumatismes. Mais à travers cette sexualité débridée, la jeune femme s’efforce de réaliser un rêve somme toute bien conventionnel : rester pour toujours avec l’amour de sa vie.
Comme dans Zones humides, Charlotte Roche fait ici preuve d’une liberté de ton décapante ainsi que d’un humour grinçant. Petites morts parle du mariage et de la famille comme aucun roman ne l’avait jamais fait auparavant. Et explore avec audace le moindre recoin de la vie d’Elizabeth, jeune femme aussi intrépide que désespérée. Avec son extraordinaire franchise, Charlotte Roche livre un nouveau roman provocant, partiellement autobiographique, qui s’interroge sur ce que doit être une épouse et mère du XXIe siècle.

 

Charlotte Roche s'est fait connaître comme présentatrice télé, notamment en animant l'émission underground Fast Forward. Son premier roman, Zones humides, a été le plus vendu en Allemagne au cours de l'année 2008 et est aussi devenu un best-seller international traduit dans vingt-sept  pays

 

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Ecrits

de Dina Dreyfus - Editions Hermann

271 pages - 24 euros - ISBN 978-2-7056-8337-5

 

L'action et la pensée de Dina Dreyfus (1911-1999), ne furent pas moins clandestines qu'importantes. Restée dans l'ombre de son premier mari, Claude Lévi-Strauss, dont on ignore trop souvent qu'elle fut la co-organisatrice de la mission «Claude et Dina Lévi-Strauss» sur les Indiens du Mato-Grosso, Dina Dreyfus fut pourtant une ethnologue de terrain, qui sut participer activement à la fondation et au rayonnement de la discipline. Pendant la guerre, ses actes de résistance dans les réseaux montpelliérains, furent menés dans la clandestinité alors qu'elle enseignait sous la fausse identité de Denise Roche. Enfin, elle conçut son travail d'enseignant puis d'inspecteur général de philosophie comme une mission au service des élèves et des enseignants. Ses réflexions sur la pédagogie (notamment sur l'enseignement de la philosophie et sur la philosophie de l'enseignement) n'en sont pas moins de premier ordre. Elle fut la première à comprendre l'utilité des différents médias (notamment le média audio-visuel) dans l'enseignement.

 

Dina Dreyfus, née à Milan le 1er février 1911, est arrivée avec sa famille à Paris à l'âge de treize ans. Élève au Lycée Lamartine, puis auditrice libre au lycée Molière, elle y obtient le baccalauréat et entreprend à la Sorbonne des études de philosophie, lesquelles comportent un certificat d'anthropologie. Elle épouse en 1932 Claude Lévi-Strauss et réussit peu après l'agrégation de philosophie.

Entre 1935 et 1938, elle participe à la mission culturelle française de la nouvelle Université de Sao Paolo et donne un cours d'ethnologie pratique qui attire un grand public. Avec Mário de Andrade, elle fonde la première société d'ethnologie du Brésil. Entre 1936 et 1938 elle mène des enquêtes chez les Bororo et les Nambikwara, avec son mari et le jeune collègue brésilien Luiz de Castro Faria. En 1938 elle doit quitter l'expédition à cause d'une infection oculaire et rentre à Sao Paolo, puis à Paris. Le couple Lévi-Strauss se sépare en 1939. Le divorce a lieu au plus tard en 1945 quand Claude se remarie.

En 1937, des objets collectionnés auprès des Bororo sont montrés à Paris dans une exposition dont le titre "Indiens du Mato-Grosso (Mission Claude et Dina Lévi-Strauss)" reconnaissait la contribution scientifique des deux mariés. Pourtant, après leur séparation, Dina ne publiait plus rien en ethnologie, et sa contribution aux recherches de terrain, les seules que Claude ait jamais entreprises, fut largement oubliée. Dans Tristes Tropiques, Claude Lévi-Strauss ne mentionne son ex-compagne qu'une seule fois : au moment où elle doit quitter l'expédition; dans son album Saudades do Bresil il ne choisit pas une seule photo la montrant. Ce n'est qu'en 2001 que reparaissent des photos de l'expédition qui documentent le travail de terrain de Dina[1].

Durant l'Occupation, Dina Dreyfus participa à la Résistance dans la région de Montpellier.

Après la guerre, Dina Dreyfus redevint professeur de philosophie. Elle enseigna alors en classe préparatoire à Versailles, à Paris au Lycée Molière, puis, de longues années, au Lycée Fénelon, en classe de Première supérieure, et fut parallèlement chargée de cours à la Sorbonne auprès de Vladimir Jankélévitch. De la khâgne de Fénelon, elle fut nommée à l'Inspection générale de philosophie, première femme accédant à cette fonction, et s'intéressa activement aux rapports entre philosophie et pédagogie, inaugurant notamment les premières émissions de radio télévision scolaire en philosophie. Parmi ses élèves et étudiants se trouventAssia Djebar, Anne Fagot-Largeault, Bertrand Saint-Sernin, Danièle Sallenave...

Elle décéda à Paris le 25 février 1999.

 

 

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Le collectionneur de chair

de C.E. Lawrence, traduit (anglais) par Pascal Aubin - Editions M.A. Pôle Noir

360 pages - 17;90 euros - ISBN 978-2-822-40246-9

 

Au premier abord, cela ressemble à des suicides. Deux cadavres en une semaine - l'un flottant dans l'East River, l'autre électrocuté dans sa baignoire. Mais l'examen médico-légal indique que les victimes ont été droguées, puis assassinées. Tandis que les meurtres se succèdent, leur brutalité va croissant - et le tueur que l'on surnomme "le collectionneur de chair" continue sa moisson macabre.
Le profileur Lee Campbell, de la police new-yorkaise, se joint à la poursuite de ce meurtrier qui prend plaisir à narguer les enquêteurs en leur laissant des messages macabres. Ces crimes terrifiants recèlent la clé des motivations tortueuses du tueur en série. Mais l'affaire devient personnelle au point de perturber Lee. Se rapprocher suffisamment du monstre pour l'arrêter pourrait le rapprocher de sa propre mort
...

 

David Herbert Lawrence est un écrivain anglais.

 

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