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Moïse Rahmani

Quelques livres pour bien commencer 5774 (2 septembre 2013)

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KinoJudaica
Les représentations des Juifs dans le cinéma de Russie et d’URSS de 1910 aux années 80
Dirigé par Valérie Pozner et Natacha Laurent – Editions Nouveau Monde
588 pages – 34,50 euros – ISBN 978-2-84736-575-7
 
Au-delà de quelques titres célèbres comme Un bonheur juif ou Les Chercheurs d'or, les films russes et soviétiques traitant de la thématique juive restent très peu connus. Et pourtant, évoquée de manière frontale ou allusive à travers la situation des Juifs en URSS ou à l'étranger (dans l'Allemagne du IIIe Reich notamment), sous forme de documentaires ou de fictions, cette thématique concerne plusieurs centaines de longs et courts métrages, réalisés dans les studios de Russie, d'Ukraine et de Biélorussie.
Cette production témoigne à la fois du rôle important joué par les Juifs dans le cinéma de Russie et d'Union soviétique, mais également des ambiguïtés de la politique soviétique à leur égard, hésitant entre volonté d'intégration et d'assimilation, promotion des cultures nationales, et politique de discrimination. Expliquer les raisons et enjeux politiques de la présence de la thématique juive dans la production russe et soviétique, relier les grands cycles de l'histoire juive de la Russie tsariste puis de l'URSS à ses représentations cinématographiques, et éclairer les différents discours concernant l'identité juive et leur traduction dans les films, tels sont les principaux objectifs de cet ouvrage fondé sur l'exploitation d'archives et de documents inédits.
A travers les approches croisées d'historiens du cinéma, de spécialistes de la judéité et de chercheurs en esthétique, il vient combler un vide historiographique, propose une passionnante exploration de ce champ méconnu du 7' art et de l'histoire juive, et s'accompagne d'une riche sélection iconographique ainsi que de filmographies inédites.
 
Historienne du cinéma russe et soviétique, chargée de recherches au CNRS (Arias), Valérie Pozner est présidente de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma depuis 2011. Historienne du cinéma russe et soviétique, maître de conférences à l'université de Toulouse II-Le Mirail, Natacha Laurent est déléguée générale de la Cinémathèque de Toulouse depuis 2005.
 
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La liste de Freud
De Goce Smilevski, traduit (macédonien) par A. et H. Wybrands – Editions Belfond
286 pages – 20,50 euros – ISBN 978-2-714-45129-3
 
Récompensé par le prix européen pour la Littérature, un roman fascinant qui donne à voir un épisode peu évoqué de la vie de Freud : en 1938, alors que des visas sont attribués pour l'Angleterre, le père de la psychanalyse dresse une liste de ceux qu'il souhaite emmener avec lui, liste excluant ses quatre soeurs qui finiront déportées au camp de Terezin. Dans une Vienne en pleine effervescence, une oeuvre vibrante en forme d'hommage à Adolfina Freud, enfant mal aimée condamnée à la solitude.
1938 : l'Allemagne nazie s'apprête à envahir l'Autriche, les Juifs cherchent à fuir par tous les moyens. Alors qu'on lui délivre des visas pour l'Angleterre, Sigmund Freud est autorisé à soumettre une liste de ceux qu'il souhaite emmener avec lui. Figurent sur cette liste, entre autres, son médecin et ses infirmières, son chien, sa belle-soeur, mais pas ses propres soeurs. Tandis que le père de la psychanalyse finira ses jours à Londres, toutes les quatre sont déportées dans le Camp de Terezin.
Adolfina, la soeur préférée de Freud, âme sensible et douée, enfant mal aimée, femme condamnée à la solitude, raconte : l'enfance complice avec son frère adoré, ses aspirations dans cette Vienne de fin de siècle, pleine du bouillonnement artistique et intellectuel, son amour déçu pour un camarade d'université, l'éloignement d'avec son génie de frère, sa rencontre avec Klara Klimt dans un hôpital psychiatrique, son rêve de Venise, sa blessure familiale...
 
Goce Smilevski (1975, Skopje) a étudié à l’Université St. Cyrille et St. Méthode à Skopje, à l’Université Charles de Prague et à l’Université d’Europe centrale à Budapest. Pour son roman Conversations avec Spinoza, il a obtenu en 2003 le Prix national du Roman de l’année. En 2006, Smilevski remporta le Prix pour Auteurs dramatiques du P.E.N.-club d’Autriche et de celui de Macédoine pour sa pièce Trois pas de danse au-delà du désespoir. Son roman La sœur de Sigmund Freud s’est vu couronné en 2010 du Prix de Littérature de l’Union européenne. Les droits de Conversations avec Spinoza et de La sœur de Sigmund Freud ont été acquis par plus de 20 éditeurs de par le monde.
 
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De Mesrine à DSK. Les vérités d’un grand flic
De Réné-Georges Query – Editions Gawsevitch
256 pages – 19,90 euros – ISBN 978-2-35013-426-0
 
Jo Querry, c’est un flic atypique, un touche-à-tout. Il a fait le limier anti-drogue aux Stups, le cow-boy à l’anti-gang, le chasseur de poseurs de bombes à l’anti-terro, la nounou pour homme d’État à la protection rapprochée, le super-vigile pour la Coupe du monde 1998… C’est une mine d’anecdotes et de réflexions sur le métier de flic. Jo Querry va droit au but, et raconte ce qui nous fascine depuis toujours : la lutte entre les voyous et les policiers.
Il a croisé Mesrine, vrai tueur et faux robin des bois, des célébrités tombées dans la drogue, des lâches qui ont la bombe pour argument, des hooligans. Il a rodé dans les allées du pouvoir, dans les coulisses d’une Coupe du monde de football… Il a navigué dans le vaisseau amiral, le 36 Quai des Orfèvres, puis sous les ors de la République, Place Beauvau, à l’Élysée. Il est monté dans des voitures de services pourries, à bord de l’Airbus Présidentiel, il a salué Zidane à Clairefontaine et vu mourir Mesrine Porte de Clignancourt… Une vie de flic bien remplie, riche de tours et de détours
 
Réné- Georges Querry a été commissaire de police (à la brigade de répression du banditisme, puis à la brigade des stupéfiants, et enfin à la brigade de recherche et d’intervention), commissaire divisionnaire, chef adjoint puis chef de l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste. Contrôleur général de la police nationale, ex-directeur de la sécurité du groupe Accor. Il est aujourd’hui directeur des opérations Autolib' chez Bolloré.
 
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Ils sont fous ces Belges. Chroniques insolites et insolentes d’un pays paradoxal
De Philippe Dutilleul et Julien Oeuillet – Editions du Moment
300 pages – 17,95 euros – ISBN 978-2-35417-194-0
 
Des valeureux Liégeois aux francophones de Flandre, des castors wallons aux rockers en virée bruxelloise, des Maghrébins de Bruxelles aux Congolais de Belgique, s'il n'y avait que la rupture entre Flamands et Wallons, ce petit pays serait simple ! Ils sont fous ces Belges ! vous apprendra la meilleure façon de marcher droit dans ce pays de petites chapelles et de perpétuelles désunions. Au pas cadencé dans une procession wallonne arborant les uniformes d'antan, à la course entre deux trains comme les infortunés 'navetteurs' qui rallient Bruxelles chaque matin, le tout avec un énorme sourire en dépit des magouilles et autres dissensions, de quoi faire de vous un fin connaisseur de la Belgique ! Les deux plumes déjantées d'un Wallon de souche et d'un Bruxellois cosmopolite racontent leurs périples dans ce pays surréaliste, où une pléthore de personnages bigarrés joue, sur une scène bien réelle, la folle comédie humaine made in Belgium.
 
Journaliste, investigateur, raconteur, Julien Oeuillet vit à Bruxelles. Il a débuté sa carrière en presse spécialisée et à la rédaction de Canal + et I.Télévisions. Après deux années passées à travailler pour les Editions Labor, il entre en contact avec la RTBF à l’occasion de l’émission Bye-Bye Belgium, et rejoint ensuite différentes antennes radio pour des émissions variées sur la Première et VivaCités, allant de sujets historiques à l’actualité en passant par la météo, l’infographie et l’animation des émissions musicales sur Classic 21. Parallèlement, il a mené des recherches sur les derniers jours de la deuxième guerre mondiale qui furent publiées en presse spécialisée histoire. Il travaille maintenant avec Philippe Dutilleul à la réalisation de documentaires sur des sujets de société et de politique en coproduction avec la RTBF
 
Philippe Dutilleul est diplômé en communications sociales de l'Institut des hautes études des communications sociales, école de journalisme belge, qui était basée à l'époque à Tournai, sa ville d'origine. Fils d'un ancien échevin socialiste, il est d'abord attiré par le PS wallon et écrit ses premières piges pour la revue des Femmes prévoyantes socialistes. Rapidement cependant, il prend ses distances avec le parti, qu'il critiquera de façon de plus en plus vive au cours de sa carrière.[
 
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Une superbe BD
 
Le dernier pharaon
Alix Senator Tome 2 
Par Valérie Mangin, Jacques Martin et Thierry Démarez – Editions Casterman
48 pages – 12,95 euros – ISBN 978-2-203-06637-7
 
Alexandrie, an 12 avant Jésus-Christ. Accompagné de ses fils Titus et Khephren, Alix Gracchus, désormais sénateur romain, parvient à Alexandrie, où il est en mission pour le compte de son ami et protecteur, le puissant empereur Auguste. Suite aux événements tragiques survenus dans La Trahison des rapaces, Alix doit retrouver la trace du général Quintus Rufus, qu’Auguste soupçonne d’être responsable des meurtres d’Agrippa et de Lépide. Revenir ainsi en Egypte est peut-être aussi une occasion unique, pour Alix, de venger enfin la mort du père de Khephren, Enak, son ancien compagnon d’aventures. Sur place, Alix est attendu par une vieille connaissance, le préfet Barbarus. Mais aussi, dans l’ombre, par d’autres personnages, qui ne lui veulent manifestement pas du bien…
Un nouvel arc narratif s’ouvre pour le célébrissime personnage créé par Jacques Martin : devenu sénateur de Rome alors qu’il aborde l’âge mûr, Alix vit de nouvelles et trépidantes aventures imaginées par Valérie Mangin et mises en images par Thierry Démarez. Une déferlante d’images fortes pour une reconstitution saisissante du quotidien du monde antique. Un événement !
 
Née en 1973, Valérie Mangin est lauréate du Concours général de latin. C’est le sésame qui lui ouvre les portes des prestigieuses classes préparatoires du Lycée Henri IV de Paris, puis de la très élitiste École nationale des Chartes.
Latiniste, historienne, historienne de l’Art, Valérie n’arrive pas à envisager de « finir » conservateur d’un grand musée national. Sa rencontre avec Denis Bajram lui permet enfin de passer de l’Histoire aux histoires.
Ses scénarii, en adoptant l’apparence du récit d’aventure, sont avant tout de grands jeux historiques, politiques et culturels. Que ce soit dans la Rome des Chroniques de l'Antiquité galactique, la Révolution fantastique du Petit Miracle, le puzzle conceptuel de Trois Christs, le thriller haletant de Du Plomb pour les garces ou le péplum grandiose d'Alix Senator, elle aime à se jouer de tous les codes des littératures populaires
 
Né à Strasbourg en 1921, sous le signe de la Balance, Jacques MARTIN découvre très tôt la bande dessinée au travers des grands albums allongés de Buster Brown, par Richard F. Outcault, publiés chez Hachette. C’est au verso de ces pages qu’il fait ses premiers dessins ; la plupart représentant des avions (son père était aviateur) ou des personnages moyenâgeux.
Cette passion pour le dessin naît en même temps qu'un goût immodéré pour l’Histoire. Son enfance chaotique se passe à cultiver ces deux jardins secrets en travaillant sans relâche à la maîtrise des techniques du dessin et à l'apprentissage de sa science de prédilection.
Désireux d'entrer aux Beaux-Arts, dans l'optique de faire du dessin un métier, il ne parvient toutefois pas à concrétiser pleinement ce rêve. En effet, sa mère et ses tuteurs officiels l’orientent d’autorité vers les Arts et Métiers, où il reçoit un enseignement purement technique. Il en reconnaîtra lui-même plus tard l’utilité, contraint qu’il fut de se rompre aux rudiments de la perspective et de la descriptive. Cette première formation n’est sûrement pas étrangère à la rigueur obstinée dont Jacques Martin a fait preuve tout au long de son oeuvre et qui a probablement contribué à en faire l’un des trois principaux représentants de l’école dite « de Bruxelles », les deux autres étant Hergé et Jacobs bien sûr.
 
Thierry Démarez naît à Drancy, en région parisienne, en 1971.
Passionné de dessin et de peinture, il multiplie les formations artistiques: beaux-arts, maquettisme, peintre en décor. Devenu décorateur pour le théâtre, il entre à la prestigieuse Comédie Française à Paris. En 2006, il en devient même chef d’atelier.
Parallèlement, Thierry s'est lancé dans la bande dessinée. Il participe à des fanzines comme LE GOINFRE où il rencontre Denis Bajram. En 2004, c'est avec Valérie Mangin qu'il donne naissance à sa première série : le Dernier Troyen dans les Chroniques de l’Antiquité galactique. Puis, après avoir dessiné un tome de La Geste des Chevaliers Dragons, Thierry débute en 2009 une nouvelle histoire sur un scénario de Ange, Marie des Dragons.
En 2011, à nouveau avec Valérie Mangin, il entame son projet au graphisme le plus ambitieux, Alix Senator, la suite des aventures du célèbre héros de Jacques Martin. Aujourd'hui, il a quitté la Comédie Française et se consacre uniquement à la bande dessinée
 
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