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Moïse Rahmani

Pour se délasser sous la Soucca 2 (par Gisèle) (16 septembre 2013)

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Voir du Pays
De Delphine Coulin – Editions Grasset
270 pages – 18 euros – ISBN 978-2-246-80863-3
 
Deux filles, Aurore et Marine, reviennent d'Afghanistan. Elles y ont vécu six mois de tension, d'horreur, de peur. Elles vont passer trois jours à Chypre, dans un hôtel cinq étoiles, pour ce que l'armée appelle un « sas de décompression », où on va leur réapprendre à vivre normalement, à oublier la guerre, à coup de séances de débriefing collectif et cours d'aquagym, de soirées arrosées et de visites de sites archéologiques de la vieille Europe.
Dans un décor de filles en maillots et de fêtes sur la plage, Aurore et Marine vont s'apercevoir qu'elles n'ont peut-être plus rien à perdre, et aller jusqu'au bout de la violence.
 
Delphine Coulin est l’auteur de plusieurs romans, Les Traces (Grasset, 2004), Les Mille-Vies (Seuil, 2008), Samba pour la France (Seuil, 2011), et d’un recueil de nouvelles, Une seconde de plus (Grasset, 2006). Elle est aussi réalisatrice de films de fiction.
 
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Volt – Nouvelles
De Alan Heathcock – Éditions Albin Michel
320 pages – 23 euros – ISBN 978-2-226-24976-0
 
« Franchement, il n y a pas un seul défaut dans chacune de ces huit nouvelles. Sans aucun doute, leur univers est rude et violent mais on y trouve également de la tendresse et de la compassion. Heathcock fait montre d’une générosité d’esprit que seuls les écrivains qui aiment leurs personnages sont capables de déployer. Volt est la preuve galvanisante de son considérable talent. »
Donald Ray Pollock
 
Si quelque chose distingue ce recueil de nouvelles, c’est d’abord la beauté et la puissance de l’écriture d’Alan Heathcock mais aussi le lieu, qui est aussi au c ur du livre, Krafton, une petite ville de l’Amérique profonde qui devient peu à peu universelle pour le lecteur, de par la force métaphysique des thèmes abordés. Ainsi Krafton, cet endroit où abondent les secrets inavouables, les crimes commis et les peines enfouies, d’une génération à l’autre, prend des allures bibliques.
Un homme réveille son fils adolescent en pleine nuit afin qu il l’aide à faire disparaître le corps d’un homme qu il vient de tuer. Une jeune femme, la shérif de Krafton, décide de faire justice elle-même, pour être certaine qu un homme reçoive le châtiment qu il mérite. Un fermier responsable de la mort de son enfant s’enfuit du jour au lendemain afin de réinventer sa propre vie. Des adolescents tentent d’imaginer ce que sera leur vie loin de Krafton, jusqu à ce qu un drame les change à jamais...
L’univers d’Alan Heathcock est à la fois réaliste et sombre, à la manière de Flannery O Connor ou Cormac McCarthy, mais son écriture concise et claire le rend extrêmement vivant. Voici un écrivain qui, dès son premier livre, fait réellement forte impression.
 
Originaire de Chicago, Alan Heathcock a été révélé en 2011 aux Etats-Unis avec ce recueil de nouvelles classé parmi les meilleurs livres de l’année par le New York Times et Publishers Weekly entre autres. Couronné par le Whiting Award en 2012, Alan Heathcock enseigne la littérature à l’université de Boise (Idaho) et se consacre à l’écriture de son premier roman.
 
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NKM – La femme du premier rang
De Gaspard Dhellemmes et d’Olivier Faye – Éditions Jacob-Duvernet
350 pages – 17,90 euros – ISBN 978-2-84724-483-0
 
Petit à petit, son visage s'impose dans l'imaginaire des Français, mais connaît-on vraiment Nathalie Kosciusko-Morizet ? On l'imagine fragile et douce, c'est une guerrière sans état d'âme. On la croit vaporeuse, c'est une matheuse stricte emprunte de rigueur militaire. Bien née et culottée, elle a su s'assurer l'appui d'influents parrains, jusqu'à devenir la préférée de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui candidate à la mairie de Paris, il ne lui a fallu qu'une dizaine d'années pour s'imposer comme l'une des rares femmes en mesure de conquérir un jour l'Elysée, son ambition suprême.
Ce sont plus de 120 témoins de son ascension que les auteurs ont rencontrés pour ce livre. Ils brossent un portrait sans doute différent de celui que NKM, l'as de la com, souhaite présenter aux Parisiens aujourd'hui, et à tous les Français demain.
 
Gaspard Dhellemmes est journaliste politique.Il collabore notamment au site du Journal du dimanche. Olivier Faye est également journaliste politique. Il travaille à La Vie et à Slate.fr.
 
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Nous, les Marseillais
De Patrick Mennucci. Éditions Pygmalion.
280 pages – 18,90 euros – ISBN 978-2-7564-1078-4
 
Le récit de Patrick Mennucci raconte la manière dont il s'est plongé dans la gestion de Marseille après son élection comme maire de secteur en 2008. Combien il s'est heurté aux systèmes qui gangrènent la cité. Combien il a rencontré aussi des initiatives rassurantes, des ferveurs partagées, des citoyens qui refusaient de succomber au fatalisme.
Ce récit est rythmé par de multiples batailles électorales et politiques : les municipales de 2008 avec le match Guérini-Gaudin, les européennes de 2009 où Patrick Mennucci secondait Vincent Peillon dans le Sud-Est et qui auront été l'occasion de premières déchirures au sein du PS provençal, les régionales 2010 où il a dirigé la campagne d'un Michel Vauzelle sous la menace de Jean-Marie Le Pen, l'affaire Guérini qui a véritablement éclaté en novembre 2010 et qui a vu très vite Patrick Mennucci s'opposer aux dérives du chef du PS dans le 13, les primaires PS, la bataille des législatives 2012 qui a donné lieu à des dérives quasi-mafieuses dans plusieurs circonscriptions, ses multiples combats contre Jean-Claude Gaudin et son immobilisme mâtiné de choix financiers dangereux (par exemple pour la couverture du Stade Vélodrome qui a fait exploser la dette), etc.
Patrick Mennucci explique pourquoi Marseille en est arrivée là, fonctionnant sur des schémas issus de la période de sa reconstruction (1944/1947). Avec une analyse documentée et convaincante des forces qui agissent, il insiste notamment sur les syndicats (FO et CGT) qui ont une importance considérable dans cette ville. Il révèle aussi des épisodes ignorés ou oubliés de l'histoire marseillaise comme les conditions et les conséquences de l'arrivée de 200 000 rapatriés d'Algérie en 1962.
Marqué par la personnalité de Gaston Defferre qui trente ans après sa mort est une puissante référence, Patrick Mennucci s'autorise un inventaire sans concessions de sa politique.
Mais cet ouvrage est aussi un livre d'espoir et propositions, puisque, malgré tant d'années perdues, les initiatives et idées ne manquent pas. Marseille possède de vrais atouts, que l'ouvrage ne manquera pas de mettre en avant. En vérité, une seule chose s'impose : remettre Marseille sur les rails.
 
Patrick Mennucci, né en 1955, petit-fils d'immigrés de Toscane, est diplômé notamment de l'École de commerce de Marseille et de l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence. Il a été élu pour la première fois à Marseille au côté de Gaston Defferre en 1983 au Conseil d'arrondissement des Quartiers Nord (15ème et 16ème arrondissements).Il a présidé jusqu'à il y a peu le groupe socialiste au Conseil municipal, depuis juin 2012 élu à l'Assemblée nationale, il fait partie de la Commission des Lois. Au sein du Parti socialiste, Patrick Mennucci est membre du bureau national.
 
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Le sceptre et le venin. Thriller
De Gérard Hubert-Richou. MA Éditions.
418 pages – 19.90 euros. ISBN 978-2-822-402279
 
 Des meurtres de la Brinvilliers jusqu'à la Chambre Ardente, L'affaire des poisons écrase la France sous une chape de plomb. La royauté vacille. Madame de Montespan, la favorite de Louis XIV, est elle-même compromise. Pour conserver les faveurs de son royal amant, elle aurait abusé des philtres d'amour et participé à des messes noires durant lesquelles des nouveau-nés sont sacrifiés.
Géraud Lebayle, jeune commissaire au service de monsieur de La Reynie, lieutenant général de la police parisienne, est chargé de la surveillance des trois principales têtes de l'hydre : la Voisin (reine des empoisonneuses), Guibourg (prêtre satanique) et Lesage (alchimiste et faussaire). Une mission capitale au milieu de l'essaim : 400 empoisonneurs répertoriés juste sur Paris, des prêtres douteux, des sages-femmes avorteuses, des apothicaires véreux... Une faune qui se multiplie car le commerce est juteux et sans grands risques ! En effet, une partie non-négligeable de l'aristocratie, de la bourgeoisie, de la noblesse de Cour et les épouses d'officiers constitue l'essentielle de leur clientèle.
Géraud pourra-t-il démêler cet imbroglio sans nuire à la famille royale ?
 
L'AUTEUR : Gérard Hubert-Richou a publié de nombreux livres pour la jeunesse, des pièces de théâtre et des romans historiques. Passionné par l'histoire de France, il est également en charge du référencement du fonds historique Émile Magne (BM de Saint-Maur-des-Fossés).
 
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Volte-face. Policier
De Michael Connelly. Editions Calmann-Lévy.
520 pages – 8,10 euros – ISBN 978-2-253-17572-8
 
Incarcéré depuis vingt-quatre ans pour le meurtre d'une fillette et relâché à la suite d’un test ADN qui semble l’innocenter, Jason Jessup a obtenu la révision de son procès. A la demande du procureur du comté de Los Angeles, Mickey Haller, avocat de la défense, passe pour une fois du côté de l’accusation. A ses côtés, son ex-épouse, Maggie « la féroce », et son demi-frère, Harry Bosch. Le trio doit réunir les preuves et les témoignages susceptibles de confirmer la culpabilité de Jessup et de le renvoyer en prison pour longtemps.
 
Né en 1956, Michael Connelly commence sa carrière de journaliste en Floride, ses articles sur les survivants d'un crash d'avion en 1986 lui valant d'être sélectionné pour le prix Pulitzer. Passé au Los Angeles Times, il se lance dans l'écriture avec Les Égouts de Los Angeles, pour lequel il reçoit l'Edgar du premier roman. Il y campe le célèbre personnage du policier Harry Bosch, que l'on retrouvera notamment dans La Blonde en béton et L'Envol des anges. Considéré comme un des maîtres du roman policier américain, il vit désormais en Floride, où il se consacre entièrement à l'écriture.
 
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Sinalcol – Le miroir brisé
De Élias Khoury – Éditeurs Actes Sud/Sindbad
478 pages – 23,50 euros – ISBN 978-2-330-01437-7
 
Nasri est un pharmacien de Beyrouth qui vit seul avec ses deux enfants, Karim et Nassim. Le premier, étudiant en médecine, milite dans un mouvement de gauche, sous le nom de guerre “Sinalcol” (surnom dérivé de "sans alcool" en espagnol), alors que le second est phalangiste. Les deux frères sont amoureux de Hind, éprise quant à elle de Karim, mais qui finit, après le départ de celui-ci en France, par se marier avec Nassim. De leur histoire naissent d’autres histoires qui s’enchevêtrent pour constituer une imposante fresque de la société libanaise de ces cinquante dernières années. 
 
Né à Beyrouth en 1948, Elias Khoury est actuellement rédacteur en chef de la Revue d’études palestiniennes (édition arabe) à Beyrouth. Critique littéraire, essayiste et chroniqueur, il est surtout l’auteur d’une dizaine de romans, dont La Porte du soleil (Actes Sud, 2002 ; Babel n° 586) qui a obtenu le plus grand prix littéraire palestinien et qui a été traduit dans plusieurs langues, dont l’anglais et l’hébreu. Actes Sud a également publié Yalo (2004), Le Petit Homme et la Guerre (Babel n° 639), Un parfum de paradis (Babel n° 834), La Petite Montagne (Babel n° 974), Comme si elle dormait (2007) et Le Coffre des secrets (2009).
 
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N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures
De Paola Pigani. Éditions Liana Levi.
224 pages – 17.50 euros – ISBN 978-2-86746-688-5
 
En 1940, Alba est une jeune fille de quatorze ans. Sa famille vit du théâtre ambulant aux alentours de Saint-Jean d'Angely, en Charente maritime. Les contrôles d'identité se resserrent et en avril un décret interdit la circulation des nomades en temps de guerre. Bientôt, la Kommandantur exige que tous les tsiganes de la région soient rassemblés sous la surveillance de la police française. Avec des centaines d'autres, épuisée par des heures de marche, Alba franchit en novembre le portail du camp d'internement des Alliers, au sud d'Angoulême. Elle est loin de s'imaginer qu'elle vivra là six longues années, entre l'horreur et la soif de vivre. En vingt-cinq courts chapitres, conçus comme autant de tableaux dans un temps suspendu, Paola Pigani raconte comment Alba devient femme malgré les ténèbres, comment elle et les siens ont pu aimer, enfanter, travailler au milieu de la folie des hommes.
 
Paola Pigani est née en 1963 de parents italiens émigrés en Charente. Adolescente, elle y côtoie des familles de gitans et en particulier une femme qui lui inspirera le personnage d'Alba. Une vieille photo et des bribes de souvenirs confiés par les descendants de cette femme guideront l'écriture de ce premier roman (soutenu par une bourse d'aide à la création de l'ARALD en 2011). Poète, nouvelliste, elle obtient en 2006 le prix Prométhée de la nouvelle pour le recueil Concertina paru aux éditions du Rocher. Elle vit aujourd'hui à Lyon où elle partage son temps entre l'écriture et son travail d'éducatrice.
 
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Le bel otage
De Zayd Muti’Dammaj. Éditions Zoé
160 pages – 18 euros – ISBN 978-2-88182-901-7
 
Le jeune narrateur a douze ans lorsqu’il est enlevé à sa famille pour servir comme duwaydar au palais du gouverneur. Mais qu’est-ce qu’un duwaydar ? Sa question fait sourire.
C’est en partageant la chambre de son ami, le « beau duwaydar » qu’il va peu à peu comprendre ; la nuit, les femmes du palais viennent le rejoindre et l’étreindre. Alors, quand la très belle sœur du gouverneur le réclame à son tour, le jeune otage sent gronder en lui deux forces antagonistes, le désir et la rébellion.
Ce roman, unique dans la littérature yéménite et célèbre dans tout le monde arabe, n’est pas seulement un roman d’amour et d’amitié, c’est aussi une initiation au désir, un plaidoyer pour la liberté, un roman social et politique sur l’oppression du régime de l’imamat dans les années 1940.
 
Zayd Muti’ Dammaj, (1943-2000) est le romancier yéménite le plus connu dans le monde arabe. Après une enfance dans la ville de Taëz, il étudia en Égypte et mena une carrière de haut fonctionnaire, puis d’homme politique. Il est également l’auteur de nombreux recueils de nouvelles et d’un récit sur la mémoire de Taëz.
 
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Les espions français parlent – Archives et témoignages inédits des services secrets français
De J.-P. Bat, F. Vadillo, J.-M. Le Page - Éditions Nouveau Monde
623 pages – 9,50 euros – ISBN 978-2-36583-844-3
 
D'anciens agents de terrain et responsables des services secrets (DST, RG, DGSE, etc.) sortent de l'ombre pour raconter les réalités de l'espionnage et du contre-espionnage à la française, avec en contrepoint des archives inédites permettant d'accéder au coeur du système.
Pour la première fois sont ici ouvertes les archives Foccart, donnant à lire la correspondance du «Monsieur Afrique» de l'Élysée avec ses agents sur le terrain, ainsi que les rapports de ces derniers sur leur action auprès des chefs d'État africains. Au-delà du «pré carré» des anciennes colonies, des anciens du SDECE et de la DGSE racontent l'action méconnue des services en Afrique anglophone.
L'ouvrage conduit le lecteur dans les coulisses de la guerre froide : avec un officier en poste à Moscou chargé de collecter du renseignement sous étroite surveillance et avec les patrons de la DST qui doivent traquer et démanteler les réseaux soviétiques. On redécouvre aussi l'affaire Farewell telle qu'elle a été traitée par le contre-espionnage français.
Après la chute du communisme, on suit les actions du terrorisme international dans l'Hexagone : les anciens patrons des RG et de la DST dévoilent dans ces pages la façon dont plusieurs attentats ont pu être évités.
Sur le front extérieur, des épisodes rocambolesques sont révélés, comme le soutien financier et militaire du colonel Kadhafi aux indépendantistes kanaks ou la traque des équipes pakistanaises à la recherche d'aciers spéciaux pour leurs centrifugeuses. D'anciens responsables de la DGSE reviennent sur leurs opérations clandestines, certaines connues (comme l'échec du Rainbow Warrior commenté ici par l'amiral Lacoste), et bien d'autres réussies mais demeurées secrètes, notamment en matière de diplomatie parallèle et peu conventionnelle...
Une contribution majeure à l'histoire récente des services français, par ceux-là mêmes qui l'ont faite.
 
Sous la direction de Sébastien Laurent, spécialiste du renseignement, maître de conférences habilité à l'université de Bordeaux et co-animateur du groupe de recherche «Métis» (Sciences Po Paris).
 

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