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Moïse Rahmani

encore pour ce 10 octobre 2013

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Naissance

De Yann Moix – Editions Grasset

1152 pages – 26 euros – ISBN 978-2-246-71321-0

 

Ce roman est si particulier, si original, si multiple, qu'il sera préférable de le présenter pédagogiquement, et point par point...

1/ Ce roman s'intitule donc Naissance et il est gros, voire 'hénaurme '. Il est gros, et non pas gras. L'auteur précise : 'ce livre est gros comme une femme enceinte de neuf mois '. 2/ Ce roman raconte comment son narrateur est venu au monde : il naît, déjà circoncis, dans une famille qui ne veut pas de lui.
Ses parents lui font recoudre un prépuce - mais le mal est fait : ce personnage sera, en permanence, un bouc-émissaire.

3/ Roman d'initiation, Naissance raconte comment un enfant devient peu à peu, à l'insu de sa famille, un écrivain. Rejeté par sa famille, il sera influencé en ce sens par un personnage incroyable, un certain Marc-Astolphe Oh, hurluberlu hilarant et collectionneurs de... collections.
4/ Ce roman contient et prolonge tous les précédents livres de Yann Moix : Jubilations vers le ciel pour l'enfance ; Les cimetières sont des champs de fleur pour la folie ; Anissa Corto pour les sentiments ; Podium pour la province et la vie française des années 1970 ; Partouz pour la mystique et pour Charles Péguy ; Panthéon pour l'enfance maltraitée ; Mort et vie d'Edith Stein pour ses pages sur le judaïsme et le christianisme.
Naissance est le roman de tous les romans de Yann Moix.

5/ Naissance est aussi un hommage absolu à la littérature. Il contient des chapitres sur Stendhal, Faulkner, Gide, Georges Bataille. Il insiste également, et ceci est en rapport avec cela, sur la mort de Charles Péguy et celle de Brian Jones.

6/ Ce livre évoque aussi les milieux de l'édition dans les années 1970. Ledit Marc-Astolphe Oh, auteur d'un Que sais-je ? sur la photocopie et la reprogravure, est désireux de se faire éditer chez Grasset.
Il passe par Franz-André Burguet, venu écrire l'un de ses romans à Orléans, et qu'il harcèle pour que ce dernier lui présente Jean-Claude Fasquelle (autre personnage du roman).

7/ On l'aura compris : ce roman est fou, désopilant, grave, métaphysique, étincelant, loufoque, rabelaisien. Naissance sera... l'heureux événement de la rentrée !

 

Journaliste de formation, Yann Moix se lance dans l'écriture dans les années 1990. Son premier roman, 'Jubilation vers le ciel', reçoit un joli accueil critique et le prix Goncourt du premier roman (1996). 'Les cimetières sont des champs de fleurs' et 'Anissa Corto' confirment son statut d'écrivain. Homme d’expérience, Yann Moix entreprend en 2001 de s’essayer au cinéma et dirige Julie Depardieu dans un premier court métrage intitulé 'Grand oral'. Mais il lui faut attendre 2003 et la réalisation de 'Podium', histoire d’un sosie de Claude François interprété par Benoît Poelvoorde et tirée de son roman du même nom, pour que le grand public retienne son nom. En 2004 sort ‘Partouz’, dans lequel l’écrivain s’intéresse à la liberté sexuelle en Occident poussée à l’extrême dans les clubs échangistes. Il revient en 2008 avec la sortie du livre ‘Mort et vie d’Edith Stein’. Yann Moix tente de rendre hommage à l’histoire et au destin tragique de cette femme morte dans les camps d’Auschwitz. Philosophe disciple d’Husserl, juive devenue catholique et théologienne, elle a été déclarée sainte et co-patronne de l’Europe par le pape Jean-Paul II. L’année suivante, l’écrivain devenu réalisateur revisite l’histoire du cinéma avec ‘Cinéman’ dans lequel Franck Dubosc pénètre dans tous les univers cinématographiques. Sévèrement jugé par la critique, Yann Moix n’en est pas moins amateur de polémiques, dans ses écrits aussi bien que dans ses déclarations.

 

Et, chez le même éditeur

 

L’invention de nos vies

Par Karin Tuil

498 pages – 20,90 euros – ISBN 978-246-80732-0

 

Qu'est-ce qui fait courir Sam Tahar ? L'argent, le luxe, un beau mariage avec la fille d'un homme puissant, les succès féminins, la reconnaissance du barreau new-yorkais où cet avocat redouté exerce, le plaisir de courir les plateaux de télévision, il a tout. Alors que veut-il de plus ? Oublier peut-être que sa réussite repose sur une imposture. Car pour trouver sa place sociale, il a pillé la vie de son ex-meilleur ami, Samuel Baron, écrivain raté, fils d'intellectuels juifs, et qui sombre lentement dans une banlieue sous tension, n'ayant pour seul lot de consolation que Nina, 'au corps hypersexué', mannequin pour de grandes enseignes populaires.
Ce trio était ami, il y a vingt ans. Ils se retrouvent et tout explose. Leurs vies, vraies et fausses, au terme d'un suspense qui tient tout le livre. Nina prostitue sa beauté en croyant aimer à nouveau. Mais l'avocat est rattrapé par son passé. Il tombe le masque de sa propre création : Sam se nomme en réalité Samir, fils d'immigrés, enfant des cités. Samuel le looser inverse la donne. 'Avec le mensonge, on peut aller très loin mais on ne peut pas en revenir', énonce un proverbe yiddish qui sous-tend ce roman d'un souffle et d'une construction hors du commun, et dont on ne doit pas vous en dire plus, car un secret en cache un autre, une usurpation une autre, un dénouement un autre.

 

C’est pour se consacrer à l’écriture que Karine Tuil abandonne sa thèse de droit, portant sur la réglementation des campagnes électorales dans les médias. Suite à un premier roman remarqué, sorti en 2000, Pour le pire ou la cruelle déconfiture d’un mariage, c’est avec le succès de son deuxième ouvrage Interdit, sélectionné pour le Goncourt en 2001, qu’elle se décide enfin à vivre de sa plume. L’ironie, la tragi-comédie et le burlesque de sa plume se retrouvent d’abord dans Du sexe féminin en 2002 puis en 2003 dans Tout sur mon frère qui explore les effets pervers de l’autofiction, - genre qu’elle explore à nouveau en 2008 avec La Domination. Confirmation du talent atypique de Karine Tuil en 2005, avec Quand j’étais drôle et l’histoire de cet humoriste victime de francophobie au pays du hamburger. Pourtant, en 2007, elle quitte le burlesque pour la gravité en signant Douce France, un livre coup de poing sur les centres de rétention administrative pour immigrés sans papiers. Elle publie en 2010 Six mois, six jours, qui lui vaut le prix Goncourt des Lycéens. En 2013, elle publie son neuvième roman L'invention de nos vies (Grasset).

 

Ainsi que

 

La saison de l’ombre

Par Léonora Miano

238 pages – 17 euros – ISBN 978-246-80113-9

 

Le jour s'apprête à chasser la nuit, sur les terres du clan mulungo, les femmes dorment. Même les yeux fermés les femmes savent qu'il faut se garder des voix sans visage. Le Mal existe. Il sait se faire passer pour autre qu'il n'est. Cependant que faire sans certitude ? Un grand malheur vient de s'abattre sur le village. 'Il n'y a pas d'époque, ni de lieu précis, nous sommes en Afrique sub-saharienne, quelque part à l'intérieur des terres, les fils aînés ont disparu, et les femmes en pleurs sont regroupées à l'écart de leur clan.
Quelle est cette catastrophe fondatrice ? Où sont les garçons ? Quelle est la responsabilité des mères ? Faut-il se mettre à la recherche des disparus et comment ? Doit-on accepter l'absence de sépulture ? Les hommes du clan Mulongo ne savent pas combattre, ils respectent la vie. Et pourtant, le Mal existe et il faudra bien y faire face. Peu à peu, au cours d'une quête au moins autant initiatique que réelle et dangereuse, les émissaires du clan, le chef Mukano épris de pouvoir, comme les femmes Eyabe, Ebeise, Ebusi, vont comprendre que leurs voisins, les Bwele, armés et vindicatifs, sont responsables de cette disparition de la chair de leur chair, ces garçons enchaînés et précipités vers la côte, capturés et vendus aux 'hommes aux pieds de poule ', ces étrangers venus du Nord.Le roman épique et sombre de Léonora Miano traite d'un sujet sensible, la traite négrière, et la complicité d'Africains ligués, par appât du gain, contre leurs semblables ou les peuples voisins.
Un roman historique sur la traite transatlantique ? Non, un roman-conte où l'histoire de l'Afrique sub-saharienne se drape dans une prose magnifique et mystérieuse, que marquent la religion, le mysticisme, la croyance, et 'l' obligation d'inventer pour survivre ', raconter des histoires, raconter jusqu'à ce que la nuit arrache le dernier conteur à son rêve.

 

Vivant en France depuis 1991, Léonora Miano a suivi des études de lettres à Valenciennes après avoir quitté le Cameroun. Ecrivain révoltée puisant sa force dans les terres brûlantes de son pays natal, elle s’est imposée en 2005 avec un roman choc et plusieurs fois primé, L’Intérieur de la nuit, dans lequel elle dénonce la barbarie qu’entraînent les guerres civiles d’Afrique. Ce premier roman, salué par la critique, commence un triptyque consacré au continent qui l'a vue grandir, complété par Contours du jour qui vient (2006) et Les Aubes écarlates (2009). Son oeuvre s’applique à comprendre et à expliquer ce qui construit et constitue la culture contemporaine africaine, révélant les séquelles du colonialisme dans Tels des astres éteints publié en 2007. Elle reçoit le Grand Prix littéraire d'Afrique noire en 2011 pour Blues pour Elise et Ces âmes chagrines. En 2012, elle publie Écrits pour la parole et Habiter la frontière, suivis de La saison de l'ombre en 2013 (Grasset).

 

et

 

La confrérie des moines volants

de Metin Arditi

352 pages - 18 euros - ISBN 978-2-246-80438-0

 

1937. Le régime soviétique pille, vend et détruit les trésors de l'Eglise russe. Il ferme plus de mille monastères. Des centaines de milliers de prêtres et de moines sont exécutés. Les plus chanceux s'échappent, vivant cachés dans les forêts.
Voici l'histoire de Nikodime, qui, avec l'aide d'une poignée de moines-vagabonds, tente de sauver les plus beaux trésors de l'art sacré orthodoxe. Où l'on rencontrera un ancien trapéziste, un novice de vingt ans et quelques autres fous de Dieu. De l'avant-guerre à nos jours, de la Russie bolchévique à la Moscou des milliardaires et des galeries d'art, l'étourdissante histoire de quelques hommes de courage.
Et puis, bien sûr, il y a Irina. Elle fuit l'Enfer, traverse l'Europe, arrive à Paris, change d'identité... Elle est au coeur de cette lumineuse histoire de résistance et de rédemption.

 

Né à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Chez Actes Sud, il est l’auteur de Dernière lettre à Théo (2005), La Pension Marguerite (2006 et Babel n° 823), L’Imprévisible (2006 et Babel n° 910), Victoria-Hall (Babel n° 726) et La Fille des Louganis (2007 et Babel n° 967).

 

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Un Ange à la fenêtre

Par Darcie Chan, traduit (anglais) par Colette Michel – MA Editions

300 pages – 17 ;90 euros ISBN 978-2-822-402576

 

Un ange à la fenêtre est le récit d'une tragédie surmontée, qui nous rappelle l'importance de l'amitié et la capacité qu'a l'amour, par des voies mystérieuses, de surgir dans les situations les plus inattendues.

Cela fait bientôt soixante ans que Mary McAllister vit seule, sans jamais sortir de sa luxueuse maison de marbre blanc, construite au sommet d'une colline surplombant la petite ville de Mill River. Ses liens avec le monde extérieur sont rares : quelques lettres, les visites d'un vieux prêtre et la fenêtre de sa chambre donnant sur la ville en contrebas. Pour la plupart des habitants de Mill River, la maison et son occupante restent un mystère. Trois nouveaux venus dans la petite ville – un policier, sa fille et son institutrice – vont s'intéresser à la vieille dame. Mais seul le père O'Brien connaît l'histoire de Mary et le secret qui la maintient enfermée. Un secret qui, une fois révélé, changera la vie de tous, et pour toujours.



Darcie Chan est américaine. Un ange à la fenêtre, son premier roman, a remporté, dès sa parution, un énorme succès aux États-Unis et compte à ce jour près d'un million de lecteurs.

 

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Viva la vida

De Pino Cacucci, traduit (italien) par Benito Merlino – Christian Bourgeois Editeur

74 pages – 10 euros – ISBN 978-2-267-02564-4

 

Grand voyageur et connaisseur du Mexique, Pino Cacucci a déjà écrit la biographie romancée de la photographe Tina Modotti et celle de la peintre et poétesse Nahui Olin, publiée aux éditions Bourgois. Avec Viva la vida !, consacré à Frida Kahlo, il complète cette trilogie dédiée aux femmes passionnées qui ont animé le Mexico artistique de la première moitié du XXe siècle, à un moment où le Mexique était devenu un carrefour mondial des destins politiques et culturels.
Caccuci se glisse ainsi dans la tête de Frida Kahlo et raconte à la première personne les pensées les plus intimes et les moments les plus importants de l’existence de la grande peintre mexicaine. Avec lyrisme et poésie, il revient sur son existence aussi passionnée que chaotique, marquée par les souffrances diverses. Atteinte par la polio dès son enfance, grièvement blessée à l’âge de dix-huit ans dans un accident d’autobus qui l’a clouée interminablement tantôt sur un lit d’hôpital tantôt dans un fauteuil, martyrisée par les multiples opérations et cures orthopédiques, elle a en effet combattu pour survivre.
Dans ce bouleversant monologue, elle évoque sa rencontre, ses relations orageuses et ses deux mariages avec le grand peintre muraliste Diego Rivera, l’homme de sa vie. Elle revient également sur ses idéaux politiques, sur son amitié amoureuse avec Léon Trotski, et sur ses innombrables liaisons, tant avec des hommes qu’avec des femmes. Elle décrit enfin et explique sa passion pour sa terre, "son" Mexique.
Elle revit sans complaisance ses tourments, sa solitude, ses moments de désespoir aussitôt surmontés à force de volonté. Une vie débordante d’excès qu’elle a "dévorée" par amour de la vie, débordante de couleurs comme sa peinture qu’elle a commencée alors qu’elle était clouée au lit, émaillée de tumultes et de solitudes, une vie de rebelle qui, bien que née en 1907, aimait à dire qu’elle était née en 1910, en même temps et avec la Révolution mexicaine.

 

Pinio Cacucci est né en 1955. Depuis près de 25 ans, il vit entre l’Italie et le Mexique. Il a publié Outland Rock en 1988 et Puerto Escondido en 1990, duquel le réalisateur Gabriele Salvatores a tiré le film homonyme. San Isidro Futból a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique sous le titre Viva San Isidro!. Outre ses romans, il a aussi écrit Tina (une biographie de Tina Modotti), et publié un livre illustré sur le photographe Gracias México, un carnet de voyage ainsi que le catalogue de l’exposition qui s’est tenue à Parme en 2001 et qui a ensuite tourné dans d’autres villes.
Il est également traducteur de littérature espagnole et latino-américaine (près de 60 textes traduits à ce jour). Il collabore à différentes revues et des journaux. Enfin, il est co-auteur de scripts et scenarii pour le cinéma (il a notamment collaboré à Nirvana de Salvatores) et certaines bandes dessinées. Il a obtenu de nombreux prix littéraires, parmi lesquels deux Pluma de Plata du ministère du tourisme mexicain en 1992 et en 1997, le prix spécial de Fiesole en 2001, celui de l’Institut Cervantès d’Espagne pour la meilleure traduction en 2002, et en septembre 2007 le prix Anima Istrantza di Olbia en Sardaigne.
En 2010, pour Les baleines le savent, il a obtenu le prix de littérature d’aventure Emilio Salgari et le prix de littérature de voyage de la ville de Palestrina. Viva la vida ! a d’abord été monté au théâtre par Giorgio Gallione en  2009.

 

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365 expressions latines expliquées

Par Paul Desalmand et Yves Stalloni – Editions du Chêne

288 pages – 15,90 pages – ISBN 978-2-81230-829-1

 

A priori, post-sriptum, nota bene, intra muros, modus vivendi, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, referendum, quota, audit, consensus, lapsus, et caetera !Les expressions et mots latins entrés dans notre langage quotidien ne manquent pas. Et tout le monde les comprend. Les choses se compliquent pour les non latinistes avec certaines formules pourtant courantes : in cauda venenum, fluctuat nec mergitur, ite missa est, prorata temporis...
Chez le juriste ou le médecin, les termes venus de Rome peuvent en déconcerter plus d'un : ab intestat (qui a plus à voir avec un testament qu'avec l'intestin !), in partibus ("dans les parties", mais au sens de "régions occupées par des infidèles"). Que de contresens possibles ! Ce livre se présente comme une session de rattrapage, très amusante, "qui n'ont pas fait de latin".

 

Yves Stalloni et Paul Desalmand sont deux universitaires de haut niveau qui viennent de remporter un beau succès avec leur Petit inventaire des citations malmenées (Albin Michel) et 365 Proverbes expliqués (Chêne). Ils ont touché à de nombreux genres, du roman au manuel pédagogique en passant par les essais. Avec ce nouveau livre, ils se sont adonnés au plaisir de montrer ce qu'il y a de profond et de surprenant dans les proverbes du monde entier

 

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La Bible selon le Chat

De Philippe Geluck – Editions Casterman

Coffret de deux albums de 96 pages chacun – 14,95 euros – ISBN 978-2-203-0771-2

 

Le premier récit humoristique de Dieu. Avec sa Bible, Le Chat, tient sa promesse de nous faire tordre de rire tant il arrive à débusquer le grotesque jusque dans les moments les plus émouvants de nos origines communes. La Bible selon Le Chat répond à toutes les questions que se posent les humains depuis la nuit des temps. Fini le doute, voici la lumière. Avec cet album, la communauté des hommes va enfin comprendre pourquoi il était vain de s’entre-massacrer depuis tant d’années.
La vérité sur tout cela, Le Chat nous la révèle dans son onzième commandement (le moins connu, sans doute le plus beau) : "Tu riras de tout, car, vu qu’on va tous crever un jour, seul l’humour te permettra d’avoir un peu de recul sur les vicissitudes de l’existence".

 

Philippe Geluck poursuit depuis 1975 une carrière d'humoriste tous terrains : théâtre, presse, radio, télévision et bien sûr édition chez Casterman (Le Chat côté bande dessinée, mais aussi les aventures du Docteur G. ou la trilogie encyclopédique). Il est aujourd'hui l'un des auteurs les plus populaires de la bande dessinée  franco-belge.

 

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Un livre passionné et qui dénonce. Civile et politique. Franca Rame retrace son expérience amère faite au parlement entre 2006 et 2008, 19 mois se sont écoulés au Sénat et sont racontés à travers des histoires , des anecdotes , des personnages ( Andreotti, Finocchiaro , Dell'Utri , Calderoni , Colombo, Peter ... ) avec le sens du théâtre et de la comédie pour ceux qui, comme Franca, ont toujours été sur la scène . Jusqu'à la dernière. Sans abandonner l'esprit original de l'engagement civil et politique qui l’a amené, après de nombreux combats, à démissionner de son poste de sénateur.

Un témoignage unique parce qu'il nous montre dans ce qu’elle a  plus grotesque la distance qui sépare ceux qui croient en la politique comme un sacerdoce et ceux pour qui la politique est seulement un métier.

 

Franca Rame (1929-2013) était une actrice italienne de théâtre. Elle est co- auteur et curatrice des comédies de Dario Fo. Son engagement politique et civique a toujours défini sa façon de faire du théâtre . Élue sénateur pour une Italie des valeurs en 2006 , elle démissionne en 2008. Elle a publié, avec Dario Fo, une autobiographie, Une vita all’improvisa (Une vie soudaine (Edizione Guanda 2009).

 

In fuga dal Senato

De Franca Rame – Edizione Chiarelettere

314 pages – 13,90 euros – ISBN 978-88-6190-403-4

 

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