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Moïse Rahmani

A lire au coin du feu (12 novembre 2013)

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Les Editions Couleur Livres font œuvre de mémoire en se penchant sur la Shoah vue du côté belge. Voici deux ouvrages qui feront date.
 
Mai 1943. Trois ans que la Belgique vit à l’heure allemande. Un jeune Bruxellois de dix-sept ans, juif clandestin et caché, apprend par hasard que la Gestapo veut rafler quinze fillettes juives cachées dans un couvent voisin. N’écoutant que sa révolte et son courage, il se fait une promesse : Ces enfants, “ils” ne les auront pas ! 
Il ne lui reste que quelques heures pour agir. Une course, contre la montre et la mort, s’engage : il doit demander l’aide de Paul Halter, un des chefs des Partisans Armés dans la capitale, juif lui aussi. Le soir même, dans la plus grande improvisation et transgressant toutes les règles de sécurité en vigueur, il participe à l’enlèvement des petites, pour les mettre à l’abri des gestapistes. Elles seront prises en charge par le fameux Comité de Défense des Juifs et survivront toutes à la traque des nazis et à la guerre.
Il vient de faire ses premiers pas dans la Résistance et ne la quittera plus jusqu’à ce qu’il perde le contact avec les camarades de son groupe, en avril 1944, suite à de nombreuses arrestations au sein des Partisans.
 
Ces enfants, ils ne les auront pas ! Récit de guerre et de résistant d’un ketje de Bruxelles
De Bernard Fenerberg – Editions Couleur livres
126 pages - 13 euros – ISBN 978-2-87003-630-3
 
Et, chez le même éditeur,
 
Félix Gutmacher est un rescapé des camps de concentration nazis.

Agé de 16 ans à peine, il fut arrêté le 4 septembre 1942 et envoyé au camp de Malines (la Caserne Dossin) pour être transféré une semaine plus tard, dans les camps de Haute-Silésie (Auschwitz-Birkenau). Il fut libéré par l’armée américaine le 11 avril 1945 après une terrible « marche de la mort » qui l’avait amené d’Auschwitz à Buchenwald.
Entre ces deux dates, trois années se sont écoulées, trois années d’horreur au quotidien, de faim et de privation, de travaux forcés, de brimades, d’angoisse et d’incertitudes.
Avec pudeur et sincérité, l'auteur nous fait revivre ces trois années d'horreur te de souffrances.
Il nous livre aussi ce que fut pour lui l'après guerre, comment il a pu vivre avec le souvenir de la shoah, comment il a pu reconstruire sa vie, aimer et travailler.
Une leçon d’espoir et d’humanisme qui nous révèle que l’homme est capable du pire, mais aussi du meilleur, et que c’est quelquefois au travers d’une réalité tragique, qu’il exprime le mieux les sentiments les plus nobles et les plus beaux..

Félix Gutmacher a été arrêté par la Gestapo pour le seul fait d’être né “juif”.
Il a passé près de trois années dans les camps de concentration dans des conditions de vie inhumaines. Il a survécu de justesse.
Revenu le 8 mai 1945 à Bruxelles, il apprend qu’il est gravement atteint de tuberculose.
Ce n’est qu’en juin 1949 qu’il est jugé apte à reprendre une “vie normale”. Il épouse la carrière d'avocat et se spécialise dans l'aide juridique aux premiers plannings familiaux.
Il est actuellement retraité et vit à Bruxelles.
 
Jamais je ne vous oublierai
De Félix Gutmacher
160 pages – 15 euros – ISBN 978-2-870-03415-6
 
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« Une comparaison au fil des ans des images d'un hier à aujourd'hui liées à mes coreligionnaires.
La condition du Juif à travers l'histoire se marque de hauts et de bas, des humeurs et des intérêts de la société dans laquelle il vit, sans cesse bousculé par le bon ou le néfaste vouloir de ses contemporains.
Et un jour, après des retrouvailles avec une carte ancienne, une envie du vouloir savoir l'odyssée de ces instants m'a troublée...
J'ai voulu remonter le temps et suis partie à sa recherche...
 »
Rivka Cohen
 
Un magnifique voyage dans l’Histoire et dans le temps. Rivka et Yossi nous emmènent à la découverte de ces lieux, chargés d’émotion, où vécut – jusqu’il n’y a guère longtemps – une communauté juive, parfois – souvent d’ailleurs, depuis des siècles.
Des lieux où flotte encore un parfum de yiddsihkeit.
Avec infinie de poésie, un langage fleuri, un peu à l’image de ces endroits surannés, beaucoup de tendresse, Rivka fait œuvre d’historienne et écrit cette histoire qui méritait de l’être.
En parallèle, l’antique carte postale et la photo d’aujourd’hui, œuvre de son époux Yossi, avec lequel, main dans la main (je les vois très bien), elle a sillonné la Belgique de long en large pour nous livrer ce beau livre qui s’ouvre et se découvre à n’importe quelle page et qui nous emmène si loin, si près.
 
Rivka Cohen et Yossi Przedborski sont nés à Bruxelles au sein de familles sépharade et ashkénaze installées en Belgique depuis le début du XXe siècle; tous deux ont vécu les affres et les tourments de l’enfance cachée.
RivkaCohen est une auteure et une incontournable personnalité culturelle bruxelloise, impliquée dans la vie sépharade. Simplicité ancrée en elle, Rivka Cohen anime depuis 1992 l'émission La Voix Sépharade sur Radio Judaïca et s'implique avec, humour, humilité et tendresse par l'écriture dans la transmission des valeurs et des traditions judéo-espagnoles.
 
Balade Rue des Juifs. Cartes postales de Belgique
De Rivka Cohen et Yossi Przedborski – Editions Academia L’Harmattan
256 pages – 30 euros – ISBN 978-2-8061-0108-2
 
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La petite ville côtière dAshkelon, au Sud dIsraël, est pour les trois protagonistes du nouveau roman de Michal Govrin le théâtre dun amour dété. Avec largent que ses parents lui ont donné pour un stage de secrétariat, Esther Weiss, qui vient dachever sa scolarité dans un lycée religieux, soffre une robe à bretelles et descend au dancing de la plage. Au bar, Moïse Derhy, arrivé droit de Paris pour lenterrement de sa mère, boit un Campari. Son regard est aimanté par la jeune fille qui se tient, solitaire, à lautre bout de la piste de danse, inconsciente de sa beauté. Derrière le comptoir, Alex Morgenstern, embauché au début de la saison alors quil débarquait de Buenos Aires, observe cet homme plus âgé que lui, dont il admire la mise élégante. Avec pour musique de fond les tubes des années soixante, pendant lesquelles se déroule laction, le décor est en place. En impeccable dramaturge, Michal Govrin rend inéluctable la tempête amoureuse. Chacun de ses personnages en effet se trouve dans une impasse de son histoire personnelle, et chacun vivra le choc de la rencontre comme une révolte : Esther étouffe chez ses parents, tous deux rescapés de la Shoah, propriétaires dune poissonnerie dans la petite ville. Moïse vit une crise avec Catherine, sa femme française, et leur fils Jean. Alex, lArgentin taciturne, veut laisser loin derrière lui Buenos Aires, les activités politiques quil y menait et le secret honteux de son père psychanalyste.
 
Michal Govrin est née à Tel Aviv. Son père fut un des fondateurs de l’État d’Israël et sa mère une survivante de l’Holocauste.
Romancière, poétesse et directrice de théâtre, elle est l'auteur d'une dizaine de livres, parmi lesquels plusieurs romans : HaShem (1995), qui a été lauréat du prix Kugel en Israël et dont la traduction anglaise, sous le titre The Name (Riverhead, New York, 1998) a été dans la sélection du Koret Jewish Book Award, et Hevzekim (2002).
Sur le vif, son premier roman traduit en français (Sabine Wespieser éditeur, 2008), a obtenu en Israël le prix Akum et est paru aux États-Unis en 2007 (Snapshots, Riverhead)…
Depuis 1981, elle publie de la poésie, dont un recueil en collaboration avec l’artiste israélienne Liliane Klapish et, en 2001 à New York, Body of Prayer, avec Jacques Derrida et David Shapiro. Michal Govrin a également édité les mémoires de son père, Pinchas Govrin, Nous étions comme des rêveurs, une saga familiale (Israël, 2005). Son œuvre poétique est présente dans de nombreuses anthologies, en hébreu et en plusieurs autres langues.
Auteur d’une thèse écrite et soutenue à Paris sur le théâtre sacré contemporain, elle a dirigé des mises en scène très remarquées, dans le domaine du théâtre juif expérimental, et aussi des adaptations d’auteurs comme Beckett, Jean-Claude Grumberg ou Martin Buber. Michal Govrin a publié des textes théoriques et/ou autobiographiques dans des revues du monde entier, dont Les Temps modernes.
Mariée au mathématicien Haim Brezis, avec qui elle a eu deux filles, elle vit aujourd’hui à Jérusalem.
Après avoir enseigné à l’École de théâtre visuel, elle dirige, à l'institut Van Leer, un groupe de recherche sur la transmission de la mémoire et la fiction et est titulaire de la chaire du département théâtral de Emunah College.
Elle enseigne également à l'université de Tel Aviv.
Michal Govrin donne souvent des conférences à l’étranger, et notamment aux États-Unis, à la Cooper Union School of Architecture. Elle a également été écrivain en résidence à Rutgers University, dans le New Jersey
.
 
Amour sur le rivage
De Michal Govrin, traduit (hébreu) par Laurent Cohen – Editions Sabine Wespieser
380 pages – 24 euros - ISBN 978-2-84805-153-6
 
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Si vous pouvez vous asseoir tranquillement après avoir reçu de dures nouvelles ; si vous restez parfaitement calme lors d'un revers de fortune ; si vous pouvez voir vos voisins voyager dans des lieux paradisiaques sans ressentir un pincement de jalousie ; si vous êtes capable de manger avec joie quoi qu’on mette dans votre assiette ; si, après une journée passée à courir ça et là, vous pouvez vous endormir sans boire un verre ou prendre un somnifère ; si vous êtes capable d’éprouver du contentement en étant simplement là où vous êtes : vous êtes probablement un chien, pas un humain.
[…] Être vivant, c'est se trouver au sein d'un grand et mystérieux paradoxe. Celui qui sait a conscience qu'il y a dans chaque vie dix-mille joies et peines, et qu'à un moment ou à un autre, nous serons touchés par toutes ces joies et ces peines. »
 
Né en 1945, titulaire d’un doctorat de psychologie clinique de l’université de Dartmouth, fondateur de l’Insight Meditation Society et du centre bouddhique de Spirit Rock en Californie, où il enseigne et vit, Jack Kornfield est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Après l’extase, la lessive (La Table ronde, 2001) et Bouddha, mode d’emploi (Belfond, 2011 ; Pocket 2013)
 
Une lueur dans l’obscurité. Comment traverser les temps difficiles grâce à la méditation
De Jack Kornfield, traduit (anglais) par Dominique Thomas – Editions Belfond
160 pages – 14 euros – ISBN 978-2-714-45382-2
 
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« Le pyjama est un étrange habit de travail », nous dit Dany Laferrière, qui, après trente années d’écriture, décide de parler à ses lecteurs. Suite de fragments et de scènes où fiction, réflexion, récit, méditations s’alternent. Journal d’un écrivain en pyjama met sous nos yeux l’itinéraire de cet écrivain pour qui la vie est une aventure exaltante, qui se conjugue entre lire et écrire.

L’auteur intervient ni en savant ni en érudit, mais plutôt en écrivain-lecteur, dandy, esthète passionné : Que lisons-nous ? Qu’écrivons-nous ? Et quelles sont les incidences des livres dans notre vie quotidienne ?

À propos de conseils d’écriture, Laferrière glisse quelques notes : « Quand vous cherchez depuis un moment à décrire la pluie qui tombe, essayez : il pleut. » La lecture, étant une activité naturelle, Laferrière convoque les écrivains, classiques et contemporains, comme s’il s’agissait de vieux amis qui se seraient retrouvés dans un café.
 
Dany Laferrière, né Windsor Klébert Laferrière est un intellectuel, écrivain, et scénariste haïtien vivant au Canada, né à Port-au-Prince le 13 avril 1953. Son écriture privilégie le style autobiographique. Il a reçu le prix Médicis 2009 pour son roman L'Énigme du retour.
 
Journal d’un écrivain en pyjama
Par Dany Laferrière – Editions Grasset
320 pages – 19 euros - ISBN 978-2-246-80768-1
 
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En pleine seconde guerre mondiale, Lucia Holley vit avec son vieux père et ses deux enfants adolescents, au bord d’un lac, son mari étant parti se battre depuis trois ans dans le Pacifique. Mère dévouée, elle essaie de protéger sa fille d’une amourette avec un homme marié au passé louche, jusqu’au matin où elle le trouve mort dans le hangar à bateaux de la propriété. En tâchant de dissimuler le corps pour éviter tout scandale, elle va vite se retrouver prise dans les rouages infernaux de machinations criminelles impliquant maître-chanteurs, gangsters et assassins…
Dans ce roman, souvent décrit comme son chef-d’oeuvre, Elisabeth Sanxay Holding dresse les portraits d’individus ordinaires pris dans un faisceau de complications qui leur échappent. Le suspense est parfois insoutenable : constamment rattrapés par les événements, ils ont en permanence le sentiment angoissant qu’à tout moment, leur monde peut s’écrouler.
Au pied du mur a été publié deux fois dans la « Série Noire » en 1953 et en 1966. L’édition d’aujourd’hui bénéficie d’une traduction mise à jour et complétée par des passages qui avaient disparus dans la traduction originale.
Max Ophüls a adapté le roman au cinéma en 1949 sous le titre Les Désemparés avec Joan Bennett et James Mason. Scott McGehee et David Siegel l’ont également adapté en 2001 sous le titre Bleu profond avec Tilda Swinton.
 
Elisabeth Sanxay Holding, née le 18 juin 1889 à Brooklyn, New York et morte le 7 février 1955 dans le Bronx, New York, est une romancière américaine, auteure de romans policiers.
 
Au pied du mur
Par Elisabeth Sanxay Holding, traduit (anglais) par G. Horst et J.G. Marquet
Editions Baker Street
320 pages – 18 euros – ISBN 978-2-9175532-1
 
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Son père vient enfin de rendre l'âme. Un hasard ou une chance, un poste attend ce jeune Britannique en Hongrie. Un peu perdu, il arrive à Bucarest où il doit remplacer un certain Belanger qui donnait des cours à l'Université - il prendra son travail, son appartement et sa maîtresse.Sous la tutelle de Leo, un professeur nonchalant, il découvre la Roumanie qui détruit son passé (tous les bâtiments sont rasés pour laisser place à de grands immeubles sans âme et sans armature métallique), un pays où tout est rationné - le métal mais aussi la farine, la viande, l'essence, les ampoules, l'électricité, donnant ainsi une nouvelle dimension au terme de courant 'alternatif '- et où la colère est muselée.
Les seules choses qui prospèrent sont l'ennui et Leo qui fournit de nombreux clients sur le marché noir. Guidé par lui, trafiquant au marché noir, il découvre un pays où tout est rare et rationné, de l'électricité à la liberté. Les seules choses qui prospèrent sont l'ennui et les petits arrangements
La corruption et les agents de la Securitate sont partout, tout le monde espionne tout le monde on ne sait à qui l'on peut faire confiance., mais la répression prend un nouveau tournant lorsqu'un jour la police refuse d'aider la Securitate, un mouvement prend forme et de fil en aiguille,
Ceausescu sera capturé et exécuté
Et, au milieu de cette dangereuse morosité, survient l'amour pour une jeune femme qui va tout modifier
Ce roman que Graham Green n'aurait pas renié est celui de la déliquescence des vieilles dictatures qui tombent comme des fruits pourris.
 
Patrick McGuiness né en 1968, est professeur de littérature comparée à l'Université d'Oxford. Il a publié de nombreux recueils de poèmes pour lesquels on lui a décerné le Eric Gregory Award et le prix Levinson du magazine Poetry. En 2013, il publie son premier roman, Les Cent derniers jours (Grasset).
 
Les cent derniers jours
De Patrick Mcguinness, traduit (anglais) par Karine Lalechère – Editions Grasset
496 pages – 22 euros – ISBN 978-2-246-79854-5
 
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Le Belge est belge. Mais qui se cache derrière le Belge ? Difficile à dire... Le Belge croit encore à la Saint-Nicolas, le Belge aime le vélo et roule en Mercedes, le Belge est un autre pour le Belge. Mais n'est-il pas aussi un peu chacun de nous ? En chaque Belge réside une part du Belge. Et comme le Belge n'est pas toujours belge, on peut penser que le Belge est un être universel. Ou presque.
 
Edgar Kosma a publié son premier roman Éternels instants (Grand Miroir) et est cofondateur de Onlit Editions, structure éditoriale numérique.
Pierre Lecrenier a fondé La petite usine, studio de graphisme et de design et a cofondé Tête à Tête, structure d’édition de BD indépendante
 
Le Belge
D’Edgar Kosma et Pierre Lecrenier – Editions Delcourt
98 pages – 15,50 euros - ISBN 978-2-7560-4775-1
 
 
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J’aime en général ce que Actes-Sud publie. Mais pas (ou alors rarement- la collection Sindbad.
A quoi peut-on s’attendre, dans une collection d’Etudes Palestiniennes, à un livre sur la guerre de 1948. Par-dessus le marché, d’un auteur qui a écrit « Pour ne jamais oublier : les villages de Palestine détruits par Israël en 1948 et les noms de leurs martyrs ». Comment faire confiance à une personne qui se prétend historien lorsqu’il parle du mythe des cinq armées arabes attaquant le jeune état vieux d’un jour ? Hé oui, encore un peu et ce sera Israël qui a déclaré la guerre au monde arabe et qui a envahi, le 15 mai 1948 cinq états arabes !
Voici un éclatant exemple de désinformation.
Un ouvrage à ne pas mettre en mains.
 
1948. La première guerre israélo-arabe
Par Walid Khalidi, traduit (arabe) par Farouk Mardam Bey – Editions Actes Sud
168 pages – 18 euros – ISBN 978-2-330-02509-0
 
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