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Moïse Rahmani

La Collection Matanel : des livres magnifiques

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COLLECTION MATANEL
 
 
De nouveau le rêve. De créer un monde meilleur. De composer son hymne. D’écrire son livre. D’apporter sa contribution à la création continue. Chacun porte en soi un germe de créativité, rares sont ceux qui le cultivent, encore plus rares sont ceux qui le partagent avec les autres. Ces derniers ont besoin d’un encouragement qui les inciterait à persister et à se surpasser. Pour garantir un plus grand accès aux sources du sens. Sans lesquelles on ne se berce pas de chants, nos murs restent vides, nos esprits n’abritent pas de bibliothèques. Pour réduire aussi les risques d’internement dans sa seule culture. Sans passerelles avec les autres cultures. La Fondation Matanel renoue avec une tradition de mécénat pour ravaler d’anciennes variétés d’écriture et en encourager de nouvelles.
 
 
Déjà parus dans la collection :
 
Ami Bouganim, L’arbre à vœux
Adin Steinsaltz, Mots simples
Rolf Tarrach, Dieu et la science
Menahem Mayer & Frederick Raymes, Les arbres sont-ils en fleurs chez vous ?
Paul Sidoun, Le Divan et le Talmud
Sophie Stern, Recommencer ailleurs
Shlomo Elbaz, Marrakech-Jérusalem. Patries de mon âme
Neri Segrè, Fille de Voix. Variations talmudiques dans le dos de Dieu
Adin Steinsaltz, Néchama. Ecoute ton âme
 
 
 
Contes de Bratslav  
Du Rabbi Nahman de Bratslav, traduit par Laurent Cohen
224 pages – 18,95 euros - ISBN 978 :2 :930627-74-8
 
Il était une fois un Maître de prière qui vouait tout son temps à louer Dieu. Installé loin des hommes, il pénétrait parfois quelque endroit habité et se rendait de préférence chez les indigents et les gens simples. Il leur parlait de la finalité du monde. Il leur disait qu’en vérité le monde n’a aucun but, si ce n’est qu’on pouvait y consacrer toute sa vie à la prière et au service de Dieu. Il parlait ainsi afin de provoquer l’éveil chez son interlocuteur et que ses paroles pénètrent son cœur ; s’il décidait alors de se joindre au Maître de prière, celui-ci le conduisait hors de la ville, là où il vivait. Le Maître de prière s’était établi en un lieu isolé où coulait une rivière et poussaient des arbres fruitiers dont il se nourrissait. Lui et ceux qui l’entouraient ne se souciaient pas de leurs vêtements et portaient ce qu’ils trouvaient. Le Maître de prière allait donc parfois vers les hommes de la ville et les invitait à suivre sa voie qui n’était que prières et service divin. Ceux qui acceptaient de l’écouter, il les ramenait ensuite avec lui, et à leur tour, ils ne se préoccupaient plus que de louanges, jeûnaient et se repentaient. Le Maître de prière leur distribuait des livres dont ils ne se séparaient plus. Parmi les nouveaux venus, certains ramenaient encore d’autres gens, après avoir reçu l’accord du Maître de prière, et à leur tour, ils se vouaient à l’adoration du Très-Haut. Des rumeurs, cependant, commencèrent à circuler. Elles disaient que des gens disparaissaient du jour au lendemain. Nul ne savait où ils allaient. Certains avaient ainsi vu disparaître un fils, d’autres un gendre, et on finit par découvrir l’existence d’un Maître de la prière qui se consacrait à convaincre les gens de faire retour à Dieu. Néanmoins, on ne pouvait le capturer, car chaque fois, il portait un déguisement différent. Il apparaissait dans des habits de pauvres ou bien sous l’aspect d’un marchand. Et lorsque son interlocuteur se fermait à ses paroles, il faisait en sorte qu’il ne puisse percer à jour ses véritables intentions. Depuis l’endroit retiré qu’il s’était choisi, le Maître de prière avait le pouvoir de satisfaire tous les besoins de ceux qui s’étaient ralliés à lui. S’il constatait que, pour des motifs liés à sa personnalité, l’un d’eux avait besoin d’un habit doré pour servir Dieu, il le lui obtenait. D’autres fois, c’était l’inverse : un des hommes riches qui l’avaient rejoint devait revêtir des haillons, qu’il lui fournissait aussi. Toutefois, aux yeux des gens qui le suivaient, le jeûne et la dévotion étaient infiniment plus précieux que tous les plaisirs du monde.
 
Rabbi Nahman de Bratslav (1772 – 1810) est l'un des personnages les plus énigmatiques de la grande saga de l’hassidisme. Ses enseignements les plus profonds, il ne les a pas dispensés dans des essais, mais dans des contes, dont les sens multiples peuvent toucher toutes les âmes, à tous les âges. L'un de ces contes narre l'histoire du fils d'un roi et du fils d'une servante échangés à la naissance et dont les destins se croisent : symbole de l'exil du peuple juif et de sa marche vers la délivrance, mais aussi symbole de l'exil de l'âme en ce monde et de son progrès vers son Père, le Roi célesteIl mourut sans laisser de successeur. Ses disciples formèrent « une secte orpheline » qui aurait probablement disparu si Rabbi Nahman n'avait laissé des commentaires consignés par ses proches disciples, des considérations sur la réparation et sur le Messie ainsi que des contes kabbalistiques qu'on ne se lasse pas de lire et d'interpréter. Rabbi Nahman poussa le talent de conteur à son expression la plus sublime. Ses contes se proposaient d'entraîner ses auditeurs au-delà d'une réalité toute prosaïque et de leur entrouvrir cet univers messianique qui donne à rêver. Les chercheurs présentent volontiers Rabbi Nahman comme l'un des précurseurs de la littérature juive du xxe siècle, représentée par des auteurs comme Franz Kafka, Chaï Agnon, Bashevis Singer.
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Es-Saouira de Mogador
De Ami Bouganim, Photographies de Catherine Bendayan
384 pages – 22,95 euros – ISBN : 978-2930627687
 
Essaouira-Mogador est située sur une presqu'île ceinturée de murailles. Les araucarias importés d'on ne sait où communiquent leur solennité aux décors et contiennent leur vertige océanique. Un envoûtement mystérieux insinue une douce griserie aux habitants autant qu'aux visiteurs. On succombe au tournis des vents, au manège des mouettes, aux assauts des vagues et… à l'indétermination des regards voilés. Dans la précipitation du soir, ameutées par le muezzin, les hirondelles résolvent en toute hâte les équations posées pendant le jour par les mouettes et les goélands. Les embruns épaississent l'obscure magie des lieux.
A travers une galerie de courts portraits qui ensemble restituent la poétique des lieux, ce livre se propose en carte de visite de cette ville côtière du Sud marocain.
 
Ami Bouganim, né en 1951 à Mogador (Maroc), est philosophe et écrivain. Il est l'auteur d'une trentaine de recueils de nouvelles, de romans et d'essais. Parmi ses derniers ouvrages parus en français, Tel-Aviv sans répit (Autrement, 2009), Asher le Devin (Albin Michel, 2010), L'Arbre à Vœux (Avant-Propos, 2012), Vers la disparition d'Israël ? (Le Seuil, 2012).
 
Et, du même auteur
 
L’arbre à vœux
172 pages – 14,95 euros - ISBN-13: 978-2930627144
 
Safed serait perchée sur une montagne en Galilée pour être plus proche du ciel et mieux inspirer les mystiques et les artistes qui s'y rendent. Dans son vieux cimetière, sous des tombes bleues, reposent les saints kabbalistes dont les illuminations continuent de bercer l'Israël et de perturber son histoire.
Un étrange arbre a poussé sur ce terreau de rocaille, de cire et de sainteté. Ses branches ploient sous les rubans et les sachets où les pèlerins glissent leurs voeux. Un jour, un étrange jeune homme s'accroupit contre son tronc. Il ne s'en relèvera qu'investi de pouvoirs surnaturels. On accourt de partout pour écouter ses sermons et ceux-ci révèlent une nouvelle étonnante.
L'arbre à voeux raconte une histoire du passé et de l'avenir de l'humanité.
 
Ami Bouganim est écrivain et philosophe bilingue. Il est l'auteur d'une trentaine de recueils de nouvelles, de romans et d'essais. Parmi ses derniers ouvrages parus en français, figurent Tel-Aviv sans répit (Autrement, 2009), Le Rire de Dieu (Le Seuil, 2010) et Asher le Devin (Albin Michel, 2010).
 
De Marrackech à Jérusalem. Patries de mon âme
de Shlomo Elbaz - Texte établi par Emmanuelle Main
320 pages - 20,95 euros – ISBN : 978-2930627595
 
L'aventure humaine de Shlomo Elbaz (1921-2003) est un exemple brillant des richesses de la communauté juive marocaine. Marrakchi dans l'âme, amoureux de Jérusalem, habité par la poésie, éducateur de vocation, il a traversé le siècle le regard tendu vers l'avenir. En particulier l'avenir de son pays tout neuf à la construction duquel il a contribué par la vie au kibboutz Dorot, par son travail à l'Agence juive et par son enseignement au département de littérature comparée à l'Université hébraïque de Jérusalem.
En 1983, il fonde le mouvement L'Orient pour la Paix, dans le but de revendiquer la place des Juifs séfarades dans le dialogue avec les Arabes, tout en visant à promouvoir la justice sociale au sein de la société israélienne.
Le présent ouvrage propose un choix de ses articles et de textes inédits, illustrant son parcours original et passionnant, de Marrakech à Jérusalem.
Témoignage d'un homme qui savait l'importance des racines pour construire l'avenir et aspirait à un monde nouveau sans jamais vouloir renier l'ancien.

Emmanuelle Main est docteur en Histoire du peuple juif et spécialisée dans l'histoire de Jérusalem. Elle a bien connu Shlomo Elbaz les vingt dernières années de sa vie.
 
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