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Moïse Rahmani

Mars nous ensoleille de livres (5 mars 2014)

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Mireille Hadas-Lebel
Une histoire de Messie - Editions Albin Michel 
269 pages - 19,50 euros - ISBN 9-782-226-25390-3
 
Y a-t-il un Messie dans la Bible ? La figure de cet être rédempteur venu sauver l’humanité et ouvrir une ère de paix universelle a profondément marqué notre imaginaire collectif. Elle réunit judaïsme et christianisme autant qu'elle les oppose. Mais comment cette conception s’est-elle progressivement formée, alors que dans la Bible le mot mashiaḥ désigne originellement celui qui – roi ou prêtre – a été consacré par l’onction ? À partir de quels textes ? Dans quelles circonstances historiques, politiques et sociales ? Où se situe Jésus dans le contexte de l’espérance messianique de son temps en Judée ? Quelle place l’attente du Messie a-t-elle occupée dans la conscience juive de l’Antiquité à nos jours ?
 
Mireille Hadas-Lebel, professeur émérite de l’université Paris-Sorbonne, s’attache à reconstituer ici en revisitant l’interprétation des textes fondateurs ainsi que d’autres écrits anciens moins connus qui expriment cette espérance. Née le 26 septembre 1940 en Tunisie dans une famille juive d'origine livournaise, elle réussit le concours d'entrée à l'École normale supérieure de jeunes filles. Après avoir obtenu l'agrégation de grammaire et un doctorat d'État (histoire antique), elle devient professeur à l'INALCO où elle dirige le département d'hébreu pendant de nombreuses années. Elle enseigne jusqu’à sa retraite à l'université de Paris IV (Paris-Sorbonne) l'histoire des religions. Son cours porte sur l'histoire du judaïsme dans le monde antique et tout particulièrement sur les liens de la Judée avec le monde hellénique et romain ainsi que sur l'importance de la diaspora juive à travers l'étude de textes historiques (auteurs grecs ou romains, livres historiques de la Bible).
 
Également vice-présidente de l'Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), Mireille Hadas-Lebel est chevalier de la Légion d'honneur1 et officier de l’ordre national du Mérite.

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Dominique Fernandez
On a sauvé le monde - Editions Grasset
589 pages - 22 euros -  ISBN 978-2-246-80465-9 
 
Un jeune étranger séjourne à l'Istituto d'Arte de Rome dans les années 1930 pour y poursuivre ses recherches en histoire de l'art sur le peintre Poussin. Il fait sa cour à Giulia Falconieri, jeune aristocrate à la pureté sculpturale, tandis que la sensuelle Wanda, d'origine polonaise, le drague. Mais chacun triche déjà dans ce triangle amoureux, comme si le travestissement des sentiments n'était que la répétition générale du camouflage des identités. Lorsqu'il fait la connaissance d'Igor, fils d'une famille de Russes blancs ayant fui la Révolution d’octobre pour se réfugier dans l'Italie mussolinienne, le narrateur rencontre son destin. Par amour pour ce garçon, il va devenir un espion au service du régime communiste.
A Moscou, où nos deux apprentis-agents apportent les documents qu'ils sont parvenus à subtiliser à Rome, les mâchoires du piège se referment sur ces idéalistes dont le régime a su faire ses « idiots utiles »...
Né en 1929, Dominique Fernandez est notamment l'auteur chez Grasset de Porporino ou les Mystères de Naples (prix Médicis 1974), Dans la main de l'ange (prix Goncourt 1982) ou encore Le Radeau de la Gorgone (prix Méditerranée 1988).
 
Et, chez le même éditeur
 
Antoine Sénaque
Etienne regrette
233 pages - 18 euros - ISBN 978-2-246-811130-5
 
"Fusain est un con" : ce graffiti creusé à la surface du bureau d'Etienne Fusain, professeur de philosophie en terminale au Lycée Saint Anselme à Saint Denis, va bouleverser la vie routinière d'un homme gris qui avait renoncé à ses espérances. Etienne Fusain quitte tout le monde. Son lycée, sa maison, sa femme, sa fille et sa mélancolie. Il retrouve son ami d'enfance, Denis Larbeau, médecin légiste à Creil, son contraire : un amoureux de la vie, de l'alcool, des femmes, qui va faire renaître leur complicité ancienne et le conduire vers sa renaissance.
Le médecin légiste traitera la désespérance de Fusain à sa manière, par l'immoralité, l'excès, la mise à distance et les dissections hospitalières, en alchimiste réjouissant capable de rendre gaies les situations les plus sinistres. Il offrira à Fusain la preuve d'amitié la plus précieuse, la clé de son jardin secret : une rencontre avec son amour d'enfance, Lily, maîtresse cachée et bientôt partagée.
Le trio amoureux traverse la France, vole la chaise de Van Gogh à Auvers-sur-Oise, se perd, se retrouve, se révèle. Le mystère de la vie de Lily entraîne les deux amis sur la pente dangereuse de l'illégalité, lorsqu'il leur faut affranchir leur amour de son maître tyrannique et menaçant.
Antoine Sénanque est l'auteur, chez Grasset, d'un récit, Blouse (2004), et de plusieurs romans, La grande garde (Prix Jean Bernard, 2007), L'ami de jeunesse (Prix Découverte Figaro Magazine, 2008), L'homme mouillé (2010) et Salut Marie ! (Prix Version Fémina, 2013).
 
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Pierre Assouline
Sigmaringen - Editions Gallimard
348 pages - 21 euros  - ISBN 978-2-207- 013885-2
 
En septembre 1944, un petit coin d'Allemagne nommé Sigmaringen, épargné jusque-là par les horreurs de la guerre, voit débarquer, du jour au lendemain, la part la plus sombre de la France : le gouvernement de Vichy, avec en tête le maréchal Pétain et le président Laval, leurs ministres, une troupe de miliciens et deux mille civils français qui ont suivi le mouvement, parmi lesquels un certain Céline.
Pour les accueillir Hitler a mis à leur disposition le château des princes de Hohenzollern, maîtres des lieux depuis des siècles. Tout repose désormais sur Julius Stein, le majordome général de l'illustre lignée. Depuis les coulisses où il œuvre sans un bruit, sans un geste déplacé, il écoute, voit, sait tout.
Tandis que les Alliés se rapprochent inexorablement du Danube et que l'étau se resserre, Sigmaringen s'organise en petite France. Coups d'éclat, trahisons, rumeurs d'espionnage, jalousies, l'exil n'a pas éteint les passions. Certains rêvent de légitimité, d'autres d'effacer un passé trouble, ou d'assouvir encore leurs ambitions.
Mais Sigmaringen n'est qu'une illusion. La chute du IIIe Reich est imminente et huit mois après leur arrivée tous ces Français vont devoir fuir pour sauver leur peau.
 
De ce théâtre d'ombres rien n'échappe à Julius Stein. Sa discrète liaison amoureuse avec Jeanne Wolfermann, l'intendante du maréchal, le conduira à sortir de sa réserve et à prendre parti.
Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Il a publié de nombreuses biographies sur des figures aussi passionnantes et diverses que Simenon, Hergé ou Cartier-Bresson. Il est l'auteur de huit romans parmi lesquels Lutetia et Une question d'orgueil.
 
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Claude Barbier
Le maquis de Glières - Editions Perrin
24,50 euros- 430 pages - ISBN 978-2-262-04009- 3
 
La légende affirme que le plateau de Glières aurait été le lieu de la «première bataille de la Résistance». Situé au coeur de la Haute-Savoie, Glières servit, il est vrai, de refuge aux réfractaires du STO, puis devint un lieu de réception pour les parachutages entre le 31 janvier et le 26 mars 1944. Après que Vichy eut essayé, mais en vain, de liquider cette concentration maquisarde, la Wehrmacht prit les choses en main. S'ensuivit une féroce répression, conduite par les policiers allemands de la Sipo-SD.
 
Les plus hautes personnalités de l'État n'hésitent pas à se déplacer dans ce haut lieu de la Seconde Guerre mondiale. Mais à quoi rendent-elles hommage ? La bataille a-t-elle vraiment opposé une division allemande à un demi-millier de maquisards ? Les archives enfin disponibles permettent d'éclairer sous un jour neuf cet épisode et de remanier la trame légendaire véhiculée par une littérature plus encline à privilégier la mémoire que l'histoire. Et par-delà les événements de Glières, cette recherche exemplaire amène à réfléchir, dans un cadre plus large, aux maquis ainsi qu'à leur environnement, à définir leurs forces mais aussi leurs faiblesses.
 
Docteur en histoire de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Claude Barbier a entamé ses travaux sur les événements de Glières alors qu'il effectuait son service militaire au sein du 27e bataillon de chasseurs alpins à Annecy. Ha ensuite poursuivi ses recherches durant de longues années, exploitant les archives françaises, britanniques, américaines, suisses et allemandes.
 
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Charlotte et Emily Bronté
Le Palais de la Mort  - Editions- Hermann
80 pages- 15 euros - ISBN 978 2 7056 8706 -9 
 
Charlotte et Emily Brontë sont bien connues pour être les auteurs de Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent. Mais on ignore trop souvent que ces deux soeurs, qui comptent parmi les romancières britanniques les plus emblématiques, écrivirent également en français. En 1842, elles passèrent six mois à Bruxelles dans un pensionnat de jeunes filles pour y étudier la langue française, et Charlotte y retourna seule l'année suivante.
Les textes qu'elles soumettaient alors à leur professeur, Constantin Héger, ne ressemblent guère à des devoirs d'écolières. Les deux soeurs étaient déjà des femmes de vingt-six et vingt-quatre ans, qui s'étaient formées à la littérature depuis leur plus tendre enfance par la rédaction de poèmes, de nouvelles et de pièces littéraires. Ecrire en français avec style et élégance constituait pour elles un défi, et le niveau de langue dont elles témoignèrent attestent que la langue de Molière leur fut un moyen d'expression véritable leur permettant d'aborder de nouveaux sujets.
Ce livre rassemble une sélection de textes littéraires qu'elles composèrent durant leurs séjours bruxellois. Certains révèlent la rivalité des deux soeurs, qui, confrontées aux mêmes consignes, y répondaient chacune avec une surprenante singularité. D'autres témoignent du dialogue passionné que Charlotte noua avec son maître, un homme déjà marié qui eut une grande influence sur toutes les productions postérieures de la romancière.
 
Charlotte et Emily Brontë sont bien connues pour être les auteurs de Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent. Mais on ignore trop souvent que ces deux soeurs, qui comptent parmi les romancières britanniques les plus emblématiques, écrivirent également en français. En 1842, elles passèrent six mois à Bruxelles dans un pensionnat de jeunes filles pour y étudier la langue française, et Charlotte y retourna seule l'année suivante. Les textes qu'elles soumettaient alors à leur professeur, Constantin Héger, ne ressemblent guère à des devoirs d'écolières. Les deux soeurs étaient déjà des femmes de vingt-six et vingt-quatre ans, qui s'étaient formées à la littérature depuis leur plus tendre enfance par la rédaction de poèmes, de nouvelles et de pièces littéraires. Écrire en français avec style et élégance constituait pour elles un défi, et le niveau de langue dont elles témoignèrent attestent que la langue de Molière leur fut un moyen d'expression véritable, leur permettant d'aborder de nouveaux sujets.
 
Ce livre rassemble une sélection de textes littéraires qu'elles composèrent durant leurs séjours bruxellois. Certains révèlent la rivalité des deux soeurs, qui, confrontées aux mêmes consignes, y répondaient chacune avec une surprenante singularité. D'autres témoignent du dialogue passionné que Charlotte noua avec son maître, un homme déjà marié qui eut une grande influence sur toutes les productions postérieures de la romancière

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Sébastien Chagny
Quelles farces - Editions l’Echappée Belle (Poche)
 67 pages – 20 euros – ISBN 978-291-948323-5
 
La seule chose dont chacun d’entre nous peut être sûr, c’est que le pire l’attend.
 Dans nos vies, le progrès n’existe pas, seule règne l’involution. C’est notre fatalité et notre solidarité. Elle devrait nous rendre fraternels entre nous, et avec le monde. Homo, animaux, végétaux, tous égaux ! Nous ne sommes pas heureux. Allez, avouons-le une fois pour toutes ! Cela nous fera du bien ! Nous nous aimerons enfin ! Hélas ! Non seulement nous ne sommes pas heureux, mais nous voulons le devenir. L’humain est le seul sur la terre à s’être infligé ce pensum, cette équation impossible, cette quadrature du cercle. Cette mission, ce sacrifice, ce calvaire ! Ce qui fait de lui le plus malheureux des êtres de la terre.
 Les hommes s’épuisent, se harassent, s’assassinent à être heureux ; c’est ce caractère tyrannique et contre nature de la joie qui rend chaque fête que les hommes font si sinistre. Un Diabolus ex machina agite les fils d’une multitude de pantins qui jouent pathétiquement à la joie.Le tragique ordonne le comique. « Rien n’est plus drôle que le malheur », assène la sentence beckettienne. Le rire a aussi ses larmes. La nature fait et sait bien les choses…Nos vies sont bourrées avec de la mauvaise farce, alors, pour mieux la digérer, rions-en !
1) Qui êtes-vous ? !
 Je suis un grand malade en très bonne santé ! Un pessimiste vitaliste ! Un déprimé passionné ! C'est le choc des contraires qui produit mon énergie, du désespoir s'entend. Voilà ! Vous savez mon tempérament : je suis tordu comme un pin, au bord d'une falaise, en Provence.
 C'est cette région qui, bien malgré elle, m'a vu grandir. Elle m'a fourni l'inspiration de mes premiers écrits où se déclare une passion extrême pour la nature et les oiseaux, et une Université, où j'ai réalisé une thèse sur Proust, ce dionysiaque apollinien.
 Puis j'ai dû me transplanter dans le 93 : Prof ! Mais si ! Enfin, je fais ce que je peux...
Dans ce département, je continue à pratiquer l'ornithologie et même étends mes observations aux humains ! Quelle diversité avienne ! Quelle richesse humaine !
Le présent recueil est mon premier sans pseudonyme : plus de cautèle, plus de masque, mon seul déguisement est l'humour dont tout le monde sait qu'il est une politesse...
 
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