Accueil - sefarad.org
Loading

Moïse Rahmani

Pour le week-end pascal (18 avril 2014)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


Ma vie en partage

De Martin Gray – Éditions de l’Aube

222 pages – 17,90 euros – ISBN 978-2-8159-0963-1

 

Plus de dix ans après la parution de son dernier livre, ­Martin Gray, âgé de 92 ans, sort de son silence grâce à Mélanie Loisel, jeune journaliste canadienne.

Stupéfiée par le destin de cet homme à la résilience peu commune, elle est allée le trouver et lui a posé les questions que nous aimerions tous lui poser sans voyeurisme, mais sans timidité.

Qu'a-t-il à nous dire, ce survivant du ghetto de Varsovie, cet homme qui a vécu le pire, d'abord lors de la Deuxième Guerre mondiale, puis avec la perte tragique de toute sa famille dans un incendie de forêt sur la Côte d Azur ? Eh bien, il nous délivre un message de force de vie incroyable ! Bien au-delà du récit de son parcours, ces entretiens précisent le rapport de Martin Gray au monde moderne, des grandes questions écologiques à la jeunesse, en passant par l'alimentation, la santé... Un entretien ­passionnant !

 

Martin Gray est né en 1922 à Varsovie. Il a écrit de nombreux livres, dont le très célèbre Au nom de tous les miens (coécrit avec Max Gallo, Robert Laffont, 1971).

Mélanie Loisel est journaliste pour plusieurs médias canadiens.

 

 

Et chez le même éditeur

 

La palette de l’ange

De Catherine Bessonart

254 pages – 18,20 euros – ISBN 978-2-8159-0924-2

 

« Il avait besoin de lire l’effroi dans ses yeux pour oublier le sien. Quand son souffle se faisait court, il respirait mieux. Il sut tout de suite qu’il ne lui survivrait pas. »

Le commissaire Chrétien Bompard est chargé d’une affaire épineuse : plusieurs meurtres extrêmement ritualisés sont perpétrés dans la capitale. Les victimes ne semblent pas avoir été choisies au hasard et pourtant, elles n’ont à première vue rien en commun… Et pour ajouter encore au trouble, Bompard s’émeut de la découverte d’un adolescent pendu dans la forêt d’Orléans et de la disparition d’une jeune femme. Leur sort est-il lié aux meurtres ? Quel sera le dénouement de cet imbroglio ?

 

Catherine Bessonart, comédienne et scénariste, est l’auteure de Et si Notre-Dame la nuit… chez le même éditeur.

 

Ainsi que

 

Le garçon du Rwanda

De Bernard Dan

250 pages – 17,20 euros – ISBN 978-2-8159-0917-4

 

Bernard Dan réussit dans ce roman à nous faire croire en la rencontre parfaitement improbable d’un homme qui souffre de l’histoire de ses racines et d’une femme qui questionne ses origines, l agrémentant d’un joli conte sur le fonctionnement du cerveau humain et la nécessité vitale de rêver. Camille devient le remède des nuits sans sommeil d’Esther. Il lui parle de son pays natal, le Rwanda. Esther comble les vides de Camille. Elle lui parle de sa mère, Alsacienne. Ensemble, ils vont essayer de donner du sens à leurs existences décousues.

Lors de la parution du premier roman de Bernard Dan, Le Livre de Joseph, Sophie Creuz affirmait dans L’Écho que c’était "une réussite." L’écrivain confirme ici son talent.

 

Bernard Dan, neuro pédiatre, a séjourné plusieurs fois au Rwanda. Il a publié, chez le même éditeur, Le livre de Joseph, prix Eugène Schmits de l’Académie royale de langue et de littérature de Belgique.

 

Etre français – les quatre piliers de la nationalité

De Patrick Weil

45 pages – 3,90 euros – ISBN 978-2-8159-0979-2

 

Ce très court texte, déjà publié dans "Le Monde", méritait de devenir un petit livre. Il pose de manière simple et limpide les quatre piliers de la nationalité française : le principe d'égalité, la mémoire positive de la Révolution française, la langue française et la laïcité. Un texte à mettre entre toutes les mains : celles de ceux qui veulent devenir français bien sûr, mais aussi celles de ceux qui le sont et qui parfois paraissent oublier ces quatre piliers insécables.

 

Patrick Weil est historien, politologue et directeur de recherche CNRS au Centre d'histoire sociale du XXe siècle de l'université Paris-I. Il a travaillé sur l'histoire de l'immigration en France et a reçu, en 1992, le prix de recherche de l'Assemblée nationale pour son ouvrage La France et ses étrangers. Il a récemment publié Liberté, Egalité, Discriminations (Grasset, 2008).

 

********

 

Après la guerre

D’Hervé Le Corre – Éditions Payot et Rivages

524 pages – 19,90 euros – ISBN 978-2-7436-2726-3

 

Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale et où rôde la silhouette effrayante du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l'Occupation et n'a pas hésité à collaborer avec les nazis. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé ; de jeunes appelés partent pour l'Algérie. Daniel sait que c'est le sort qui l'attend. Il a perdu ses parents dans les camps et, recueilli par un couple, il devient apprenti mécanicien. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto au garage où il travaille. L'homme n'est pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc mortelle dans toute la ville, tandis qu'en Algérie d'autres crimes sont commis...

 

Hervé Le Corre frappe fort avec ce roman à la construction magistrale. Révélé au public par L'Homme aux lèvres de saphir (Prix Mystère de la critique), il remporte tous les suffrages avec Les Coeurs déchiquetés (Prix Mystère et Grand Prix de Littérature policière). Il vit dans la région de Bordeaux où il enseigne.

 

********

 

La langue des Juifs du pape

De Zosa Szajkowski  - traduit du yiddish par Michel Alessio - Éditeur Vent Terral

128 pages – 19 euros – ISBN 978-2-85927-098-8

 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Juifs du Comtat Venaissin qui vivaient sous l'autorité des papes étaient reclus dans les carrières (rues-ghettos) des arba kehiloth (les Quatre Communautés) d'Avignon, Carpentras, l'Isle-sur-Sorgue et Cavaillon. Cet ilot de judéité, perdu dans une France où les Juifs étaient inter-dits de séjour depuis le Moyen Age, et dont la population totale n'a jamais dépassé 2 000 personnes, était-il aussi un ilot linguistique ? Quelle langue y parlait-on ? Hébreu, provençal, français, ou une langue propre, le chuadit ou judéo-comtadin ? Qu'en reste-t-il ?

 

L'auteur de cette étude, Zosa Szajkowski, Juif polonais arrivé en France avant la Segonde guerre mondiale, engagé dans la légion étrangère, blessé en 1940 et évacué sur Bordeaux puis sur Carpentras, a fréquenté la bibliothèque Inguimbertine. Recensant et analysant tous les écrits en notre possession, il redonne vie aux membres de ces Quatre Communautés. Pioutim (poèmes hébra co-provençaux à vers alternés), noëls provençaux et pièces de théâtre constituent autant d'éclairages sur leurs rapports avec les chrétiens. Son ouvrage, paru à New-York en 1948, écrit en yiddish, est le fruit d'une rencontre inattendue avec le provençal. Il est traduit par Michel Alessio, né à Marseille et passionné par la pluralité des langues et l'histoire culturelle, et complété par une introduction et des notes.

 

********

 

Fleur de tonnerre

De Jean Teulé – Éditeur Julliard

260 pages – ISBN 978-2-266-24446-6

 

Hélène Jégado a tué des dizaines de ses contemporains sans aucune raison apparente.

Quels secrets renfermait cette tête qui, le 26 février 1852, sur le Champ de mars de Rennes, roula dans la corbeille de la guillotine ?

C’était au temps où l’esprit des Lumières et le catéchisme n’avaient pas soumis l’imaginaire populaire aux lois de la raison et du Dieu unique. Partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents fous de l’Atlantique, couraient les légendes les plus extravagantes. Le soir, au creux des fermes, on évoquait inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu’on savait responsables de la misère et des maux qui frappaient sans relâche. De tous, l’Ankou, l’ouvrier de la mort, était le plus craint, et c’est cette terrible image qui frappa avec une violence inouïe l’esprit de la petite Hélène Jégado. Blottie contre le granit glacé des gigantesques menhirs, l’enfant minuscule se persuada qu’elle était l’incarnation de l’Ankou. Elle devait donc tuer tous ceux qui se trouveraient sur sa route et remplit sa mission avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir empoisonné sa propre mère qui l’avait surnommée « Fleur de tonnerre », elle sillonna la Bretagne, éliminant sans la moindre hésitation tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette cuisinière si parfaite. Elle tuait tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards et nourrissons. Elle empoisonnait dans les maisons, dans les presbytères, dans les couvents, dans les bordels. Et elle était si bonne, si compatissante aux chevets des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein. Au contraire, on plaignait cette personne si dévouée que la malchance conduisait toujours dans des familles victimes de la guigne. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre, le jour où elle s’attaqua à un ancien juge, expert en affaires criminelles. Hélène Jégado reste la plus grande « serial killer » de France et, sans doute, du monde entier.

 

Jean Teulé est l’auteur de quatorze romans, parmi lesquels Je, François Villon, qui a reçu le Prix du récit biographique ; Le Magasin des suicides a été traduit en dix-neuf langues. Son adaptation en film d’animation par Patrice Leconte est sortie sur les écrans en 2012, comptabilisant à ce jour plus de 250 000 entrées. Darling a été adapté au cinéma par Christine Carrière avec, dans les rôles principaux, Marina Foïs et Guillaume Canet ; Les Lois de la gravité, déjà transposé au théâtre par la compagnie du Brasier, a aussi été adapté par le réalisateur Jean-Paul Lilienfeld sous le titre Arrêtez-moi !, avec Miou-Miou et Sophie Marceau (sortie en février 2013). Le Montespan, prix Maison de la Presse et Grand Prix Palatine du roman historique, sera le prochain film d’Olivier Marchal. Charly 9, son précédent roman paru en 2011, a reçu un accueil unanime dans la presse, comme auprès des lecteurs. La totalité de l’œuvre romanesque de Jean Teulé est publiée aux Éditions Julliard.

 

********

 

La chute de Rome

De Bryan Ward-Perkins – Traduit de l’anglais par Frédéric Joly - Éditeur Alma

364 pages – 24,90 euros – ISBN 978-2-36-279100-0

 

À Ravenne, le 4 septembre 476, le jeune empereur Romulus Augustule – " le petit Auguste " – est contraint d'abdiquer par Odoacre, roi des Hérules – un peuple germanique venu de Scandinavie s'installer sur les bords de la mer Noire. L'empire d'Occident disparaît, ce qui est vécu comme une fin du monde par les habitants de l'aire culturelle et politique romaine. Quinze siècles plus tard ce tournant capital de l'Histoire reste fascinant et mal connu. Parler de la chute de Rome, des grandes invasions et du remodelage tumultueux de l'Europe par les royaumes barbares, c'est aussi s'interroger sur notre propre culture, sur les identités nationales et sur la hantise du déclin. Faut-il parler d'un soudain basculement dans les " âges sombres " ou ne voir, au contraire, dans les temps troublés de l'Antiquité tardive, qu'une turbulente période de mutation ?

 

Né à Rome, où il a grandi, fils d'archéologue et archéologue lui-même, Bryan Ward-Perkins s'est imposé comme l'un des meilleurs spécialistes de la fin de l'empire romain et des débuts du Moyen Âge. Il enseigne à l'Université d'Oxford. Le prix Hessell-Tiltman pour l'Histoire lui a été remis en 2006 pour La Chute de Rome.

 

********

 

La vie hors du temps – Voyage sur les traces de Kafka, Svevo et Pavese

De Tezer Özlü – Traduit de l’allemand par Diane Meur –Éditeur Bleu Autour

240 pages – 17 euros – ISBN 978-2-35-848055-0

 

Après Les nuits froides de l’enfance, « livre troublant et plein d’éclats » (Le Monde) traduit du turc, voici La Vie hors du temps, qui le prolonge et qui a la même force, le même langage épuré, le même style déstructuré. C’est le récit, le roman d’un voyage écrit, lui, en allemand par l’écrivaine turque Tezer Özlü (1942-1986) qui, peu avant sa mort, part sur les traces de ses « frères d’âme » que sont Kafka, Svevo et Pavese. Alors exilée à Berlin-Ouest, elle échappe, non sans humour, au chaos affectif et mental qui l’habite par la fréquentation post mortem de ces figures qui l’ont fait naître à elle-même. Un road movie aussi cru que poignant où Tezer Özlü, par-delà les étapes qui se télescopent, fait entendre un hymne bouleversant à la littérature et à ses pouvoirs, à la vie et à la liberté recouvrées, à la faculté d’aimer, ne serait-ce qu’en passant… 

 

Tezer Özlü (1942-1986), née en Anatolie, a connu une enfance et une adolescence contraintes, entre ses parents, un couple de professeurs laïcs, puis l’institution catholique autrichienne qu’elle a fréquentée à Istanbul. Avant la fin de sa scolarité, éprise de liberté et bientôt des hommes, guettée par la folie qui la conduira un temps à l’hôpital psychiatrique en Turquie, amoureuse de la vie, elle part. Elle vivra entre Paris, Ankara, Istanbul, Berlin et Zurich, où elle mourra, jeune, d’un cancer, laissant une fille et une œuvre littéraire aussi incandescente que son existence, principalement deux romans autobiographiques d’une totale liberté qui ont fait date à Istanbul, Les nuits froides de l’enfance (1980) et La Vie hors du temps (1982).

 

********

 

Le Zélote

De Reza Aslan – Traduit (anglais) par Marie-France de Paloméra - Éditions des Arènes

360 pages – 22,90 euros – ISBN 978-2-35204-329-4

 

Avant de devenir le Christ, il s'appelait Jésus. Avec une grande puissance d'évocation, l'historien Reza Aslan restitue la vie de l'homme de Nazareth. À l'époque, la Palestine est une province romaine, en pleine ébullition, parcourue de prophètes, de magiciens et de messies autoproclamés. Tous n'ont qu'un rêve : libérer Jérusalem de la tutelle romaine. Aslan raconte le Jésus d'avant le crucifiement : un homme passionné et parfois contradictoire. Il prône la paix mais exhorte ses partisans à prendre l'épée. Il guérit les malades mais refuse d'être payé. Prêcheur charismatique, il parcourt la Galilée en levant une armée de disciples pour établir le royaume de Dieu sur terre. Zélote révolutionnaire, il défie l'autorité de la classe sacerdotale à Jérusalem.

Ce Jésus de l'Histoire est un homme fascinant et mystérieux, un jusqu'au-boutiste qui a perdu la partie, après une vie trop brève. Pourquoi l'Église chrétienne primitive a-t-elle préféré la figure de Jésus le Fils de Dieu en messager de paix plutôt que l'action du révolutionnaire résolu et intrépide, du Juif qui se disait Fils de l'homme ? C'est aussi l'objet de ce livre. Intelligent et vivant, écrit avec un talent rare d'historien et d'écrivain, Le Zélote réussit l'exploit de nous raconter d'une manière nouvelle une vie connue de tous.

 

Né en Iran, Reza Aslan est arrivé aux États-Unis à l'âge de 5 ans. À l'adolescence, il se convertit au christianisme, avant de revenir à l'islam à l'âge de 20 ans. Marié à une chrétienne, Reza Aslan se nourrit de ces deux cultures. Historien des religions, il est l'auteur d'une synthèse acclamée par la critique (à paraître aux Arènes en janvier 2015), Un seul Dieu : les origines, l'évolution et l'avenir de l'islam. Le Zélote a été numéro un des ventes aux États-Unis pendant de longues semaines. Vendu à plus de 300 000 exemplaires, il a été acheté par les éditeurs les plus prestigieux à l'étranger et est déjà un best-seller en Allemagne.

 

 

*********

 

 

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -