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Moïse Rahmani

Pour ce chabbat, quelques ouvrages (25 avril 2014)

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Tehila
De S.J. Agnon – traduit de l’hébreu par Emmanuel Moses – Éditeur Gallimard
104 pages – 12,50 euros – ISBN 978-2-07-013655-1
 
"Il y avait une vieille à Jérusalem. Une magnifique vieille comme vous n'en avez pas vue de toute votre vie. Elle était vertueuse et elle était sage, elle était gracieuse, et modeste aussi. Ses yeux n'étaient que bonté et compassion, et les rides de son visage, toutes de bénédiction et de paix". Tehila est âgée de 104 ans lorsque le narrateur, lui-même écrivain, fait sa connaissance au cour de la vieille ville de Jérusalem. Immédiatement ébloui, il nous raconte la bienveillance de cette femme, son extrême générosité ainsi que son passé tragique. Un jour, alors que Tehila lui demande de rédiger une lettre à l'attention d'un certain Shraga, elle lui conte son enfance en Europe et ses fiançailles rompues par son père. Elle décrit les années de malédiction qui s'ensuivirent et qui menèrent ses deux fils à la mort avant de faire sombrer sa fille dans la folie. Depuis, Tehila consacre sa vie à l'étude des psaumes et aux autres, mais elle ne peut se résigner à s'éteindre avant d'avoir adressé quelques mots d'excuse à celui qui aurait dû être son mari, Shraga. Ce court roman est l'un des textes les plus émouvants de S. J. Agnon, un texte fondateur aux innombrables perspectives. Tehila est un livre sur les différents courants du judaïsme autant qu'un poème dédié à Jérusalem, c'est un texte sur le malheur et un récit sur la sagesse à la fois. Tehila est enfin un merveilleux hymne à la beauté des femmes qui, par-delà-même la mort, rayonne dans l'ouvre du grand écrivain israélien.
 
Né en 1888 en Galicie, SJ Agnon meurt à l'âge de quatre-vingt-deux ans. Ce Prix Nobel de littérature (1966) est sans conteste l'un des très grands écrivains du XXe siècle, admiré et lu dans de nombreux pays, mais jusqu'ici trop peu connu en France. Publiés aux Editions Gallimard, A la fleur de l'âge (2003) et Au coeur des mers (2008) marquent le début de sa redécouverte par le public français. Dan Laor, professeur au Département de littérature hébraïque à l'Université de Tel-Aviv, est un éminent spécialiste de l'oeuvre de SJ Agnon.
 
Et, chez le même éditeur, 
 
Juifs par les mots
De Amos Oz – Fania Oz-Salzberger – traduit de l’anglais par M.-F. de Paloméra
272 pages – 21,50 eurois – ISBN 978-2-07-014152-4
 
«Le judaïsme est une civilisation. Et l’une des rares civilisations à avoir laissé sa marque sur toute l’humanité. La religion est une dimension centrale de la civilisation juive, peut-être même son origine, mais cette civilisation ne peut pas être présentée comme rien de plus qu’une religion. De la source religieuse de cette civilisation se développèrent des manifestations spirituelles qui intensifièrent l'expérience vécue du religieux, la modifièrent, voire agirent en réaction contre elle : des langues, des coutumes, des styles de vie, des sensibilités caractéristiques (ou qui le furent, devrait-on peut-être dire), et une littérature, un art, des idées, des opinions. Tout ceci forme le judaïsme. La révolte et l’apostasie dans notre histoire, en particulier au cours des générations récentes, aussi. C’est un héritage vaste et profus.» L’écrivain Amos Oz et l’historienne Fania Oz-Salzberger s’entretiennent avec humour et érudition de la filiation juive. Si elle n’est pas génétique peut-être est-elle géologique comme l’écrit le grand poète Yehuda Amichaï ? Le peuple juif se perpétue avec «des failles, des effondrements, des couches sédimentaires et de la lave incandescente», il s’agit d’un peuple dont la continuité réside dans les livres et les mots, pour se nourrir des discussions à l’origine même de sa transmission. Ce magnifique livre écrit par un père et sa fille en est un exemple saisissant.
 
Amos Klausner est né à Jérusalem en 1939 de parents immigrants juifs d’Europe de l’Est. Sa famille s’inscrit dans le mouvement sioniste et garde une certaine distance par rapport à la religion qu’elle trouve trop irrationnelle. À 15 ans, il adopte le patronyme Oz qui signifie, en hébreu, «force». Oz étudie la philosophie et la littérature hébraïque à l’Université de Jérusalem. Depuis que son premier roman fut publié en Israël en 1966, Amos Oz n’a cessé d’écrire, offrant en moyenne un livre par an. C’est en 1971 qu’on le découvre en France avec son roman «Ailleurs peut-être». Amos Oz a reçu les prix les plus prestigieux de tous pays et ses livres sont traduits dans plus de trente langues à travers le monde.
 
Comme
 
Voyages et autres voyages
De Antonio Tabucchi – traduit de l’italien par Bernard Comment
290 pages – 20 euros – ISBN 978-2-07-013545-5
 
Antonio Tabucchi n'a jamais voyagé dans le but d'écrire. Pourtant, de nombreux textes, publiés ici ou là, sont nés de ses périples à travers le monde, et le fait de les réunir en un seul volume nous permet aujourd'hui de nous embarquer avec l'un des plus grands écrivains de notre temps, de découvrir sa cartographie personnelle et sa vision du monde. Qu'il se trouve sur la place de Furstenberg à Paris, devant le temple de Poséidon en Crète ou au cimetière marin à Sète, Antonio Tabucchi est toujours sensible à la beauté fragmentaire des lieux, à l'émotion qu'ils suscitent et aux regrets qu'ils symbolisent parfois. Son écriture cherche toujours à saisir la signification des endroits, villes, monuments ou paysages dans nos existences, plutôt que de les décrire ; et ces vignettes lui offrent la possibilité d'entrelacer de passionnantes considérations historiques ou littéraires à sa poétique du voyage. Par sa diversité et sa richesse, le présent volume éclaire le rapport d'Antonio Tabucchi au monde qui l'entourait et nous ouvre une autre approche par des chemins de traverse, en quelque sorte de toute son œuvre littéraire.
 
Né à Pise en 1943 et mort à Lisbonne en 2012, Antonio Tabucchi est l’auteur d’une vingtaine de livres (romans et récits) traduits dans le monde entier et qui ont reçu les plus prestigieuses récompenses internationales. Il a vécu entre la Toscane, Lisbonne et Paris.
 
 
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Témoigner entre histoire et mémoire
De Philippe Mesnard - Revue internationale de la fondation Auschwitz
Numéro 117 – Mars 2014 - Éditions Kimé
162 pages - 18 euros – ISBN 978-2841746637
 
Philippe Mesnard est professeur de littératures comparées et de littérature française. Il enseigne également depuis une douzaine d’années la traduction littéraire à l’ISTI (Institut supérieur de traducteurs et interprètes) Haute-École de Bruxelles.
 
Il est directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris) où il dirige un séminaire annuel sur le témoignage en littérature et dans les arts. Ses premiers séminaires au Collège international de philosophie, datant de 1994, avaient pour sujet l’œuvre de Maurice Blanchot et la philosophie d’Emmanuel Levinas. Il a codirigé trois années consécutives, de 2007 et 2010, un séminaire sur « Théâtre Histoire Violence » avec Christian Biet à l’INHA (Institut national de l’histoire de l’art, Paris).
 
Jusqu’à son entrée au groupe Écritures des interactions sociales du CELIS, il était membre permanent de l’EA 3458 « HAR » Histoire des arts et des représentations, Paris Ouest Nanterre, dont il est maintenant membre associé.
 
Par ailleurs, il a été conseiller scientifique à la Fondation Auschwitz (Bruxelles) dont il est actuellement « directeur faisant fonction ». Il est rédacteur en chef de la revue trimestrielle Témoigner entre histoire et mémoire de cette Fondation, publiée par les éditions Kimé (Paris). Il est également membre de la commission « Enseignement de la Shoah » à la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (Paris) où il est chargé du projet « La Shoah enseignée par le théâtre ». Il a été commissaire de plusieurs expositions internationales (France, Belgique, Italie) sur la représentation des victimes et sur Primo Levi.
 
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Rue de Babylone
De Claude Durand – Éditions de Fallois
134 pages – 16 euros – ISBN 978-2-87706-859-8
 
Farce satirique où un colloque de l'Unesco doit trouver une solution pour un langage universel et durable.
 
Né en 1938, à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), Claude Durand entame des études d'instituteur, avant de devenir directeur littéraire au Seuil, en 1965, où il publiera Soljenitsyne et García Márquez. Après un bref passage chez Grasset et l'obtention du prix Médicis pour son roman La nuit zoologique, il va régner, trente ans durant, sur les éditions Fayard, où il alternera "coups" - enquêtes de Pierre Péan sur le passé de François Mitterrand ou sur Le Monde - et œuvres littéraires de longue haleine (Kadaré, Debord...). Remplacé en 2009 par Olivier Nora, il a gardé un bureau et continue à éditer "ses" auteurs chez Fayard.
 
Et,
 
Ivre d’un rêve héroïque et brutal
De Marcel Brion – Éditions de Fallois
254 pages – 19,50 euros – ISBN 978-2-87706-856-7
 
Hernando de Soto est un des conquistadors les plus connus de la Conquête des Amériques.
Depuis sa jeunesse en Espagne, ses expéditions au Pérou, à Cuba, jusqu'à sa fin tragique en Floride, sa vie est une suite d'aventures extraordinaires. On retrouve dans ce roman les héros de la Conquête, des plus prestigieux comme Pizarro aux plus humbles soldats, les affrontements avec les Indiens, les injustices commises par les conquérants.
 C'est une histoire pleine de bruit et de fureur, mais aussi une histoire d'amour pour un continent, sa beauté, ses femmes, ses mystères, et d'où l'humour n'est jamais absent, grâce à une galerie de personnages truculents.
 La personnalité d'Hernando de Soto, très complexe et attachante, traitée avec une grande finesse et une absence totale de manichéisme, donne une vision moderne et ambiguë de cette époque.
 L'ouvrage inédit de Marcel Brion est un véritable roman picaresque, qui restitue un épisode remarquable de la Conquête des Amériques, comme un homme de l'époque pourrait l'avoir écrit.
 
Marcel Brion (1895-1984) a été élu à l'Académie française en 1964. Historien de l'art, romancier, notamment de romans fantastiques, il a écrit un grand nombre de monographies consacrées aux artistes de la Renaissance italienne. Il est aussi l'auteur de L'Allemagne romantique en quatre volumes (1962-1978).
 
 
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Le legs Amez-Droz du musée d’art et d’histoire de Neuchâtel
De Séverine Cattin – Éditions Alphil
216 pages – 31 euros - ISBN- ISBN 978-2-940489-96-1
 
Cet ouvrage éclaire le parcours d’Yvan Amez-Droz (1888-1976), industriel fortuné et collectionneur d’art parisien, qui a légué par testament un prestigieux ensemble de tableaux, d’oeuvres sur papier et de sculptures au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel, en souvenir de ses origines.
Dans cet héritage, se trouvent de nombreux artistes prestigieux, principalement français, de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : Monet, Sisley, Pissarro, Renoir, mais également Corot, Courbet, Boudin, Gauguin, Marquet ou Derain. Ce sont en tout 45 huiles, 20 œuvres sur papier et 4 sculptures qui, après de longues tractations, sont finalement entrées au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel en 1979. Le musée a consacré une salle particulière, dès 1980, à l’exposition de l’ensemble des œuvres.
L’ouvrage se divise en deux parties. Au-delà de la seule biographie d’Yvan Amez-Droz, la première partie offre un éclairage inédit sur la vision de l’histoire de l’art telle qu’elle apparaît à travers le legs Amez-Droz, ainsi qu’une réflexion sur le collectionnisme et sur la représentation de l’histoire de l’art que relate une collection à un moment donné de l’Histoire.
La seconde partie présente en détail les œuvres de la collection. Quand et où chacune de ces pièces a-t-elle été acquise, quelles histoires révèlent-elles ? L’ouvrage est richement illustré par des photographies en couleur de l’ensemble des œuvres du legs.
 
Née en 1982 au Jura, Séverine Cattin est historienne de l'art, titulaire d'une licence ès lettres et sciences humaines - histoire de l'art et muséologie, journalisme et ethnologie - de l'Université de Neuchâtel. Elle travaille en tant que critique d'art indépendante et chargée de projet au sein du département "Muséographie" d'une société de production audiovisuelle à Genève depuis 2009.
 
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Un hiver à Rome
D’Élisabeth Rasy - traduit de l’italien par Nathalie Bauer - Éditions du Seuil
114 pages – 15 euros – ISBN 978-2-02-108442-9
 
Arrivée à la cinquantaine, Costanza traverse une sorte d'hiver : en proie à une soif insatiable de lumière et d'amour, elle arpente les rues de Rome et en particulier le mausolée de la sainte dont elle porte le prénom, où elle croit entrevoir la clef d'un mystère commun. Mais c'est la mort de Bruno, un photographe allemand de grand talent, qui lui apportera la solution à sa quête. L'ordinateur qu'il lui a légué renferme non seulement ses travaux sur les statues antiques, sorte de testament spirituel, mais aussi une incroyable surprise. Car l'hiver, à Rome, est parfois traversé par une lumière si vive qu'on en est presque aveuglé. Tout en finesse, Elisabetta Rasy nous offre un roman de formation d'un genre inédit, celui de la maturité d'une femme.
 
Ecrivain et journaliste, Elisabetta Rasy a passé son enfance à Naples, puis a déménagé à Rome, où elle vit actuellement. Spécialiste de littérature féminine, ses livres - romans, recueils de nouvelles et essais - sont traduits en différentes langues.
 
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Rwanda - Mille collines, mille douleurs
De Colette Braeckman – Éditions Nevicata
94 pages – 9 euros – ISBN 978-2-87523-055-3
 
Notre nouvelle et prometteuse collection L'Âme des peuples entame sa vitesse de croisière. Après la sortie, fin octobre, de nos quatre premiers livres consacrés à l'Allemagne, l'Espagne, la Grèce et la Pologne, quatre nouveaux livres sont au programme pour une sortie prévue en avril 2014 : Israël, Brésil, Rwanda et Birmanie.
Le RWANDA sera aussi à la « une » au printemps prochain. Pour une raison tragique : le vingtième anniversaire du génocide de 1994 qui ravagea le pays des « mille collines » et provoqua, au-delà des massacres, une profonde remise en cause de l'interventionnisme occidental dans l'Afrique des Grands Lacs et, dans l'ancienne puissance coloniale belge, un débat toujours pas refermé sur les responsabilités historiques des colonisateurs. L'Âme des peuples ne pouvait ignorer cette commémoration si emblématique des incompréhensions historiques qui peuvent conduire à des tragédies insoutenables.
 
Colette Braeckman, grand reporter au Soir, auteur reconnu (Terreur Africaine, Les Nouveaux Prédateurs) spécialiste incontestée de cette région, est retournée sur place pour comprendre et nous raconter l'âme du Rwanda.
 
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Rimbaldo
De Serge Filippini – Éditions La Table Ronde
152 pages – 16 euros – ISBN 978-2-7103-7181-6
 
Aden, août 1880. Jules Suel, gérant du Grand Hôtel de l'Univers, a décidé de s'offrir un cliché publicitaire. Il convie quelques fidèles à poser autour de lui. Tous se prêtent au jeu, plutôt de bonne grâce. Seul un employé de la maison Bardey, un être taciturne vêtu comme un ouvrier, se fait prier - et ce personnage n'est autre qu'Arthur Rimbaud. S'inspirant de la célèbre photo retrouvée par hasard en 2010, Serge Filippini imagine les deux heures qui mènent à la prise de vue. Il entrecroise les vies des six hommes et de la femme bientôt figés dans leur portrait de groupe. Qui sont-ils, ces commerçants et ces explorateurs ? Quelles obsessions, quels rêves les animent ? Quels secrets sont-ils venus cacher dans la chaleur accablante et la poussière d'Arabie ? Et pourquoi Rimbaud refuse-t-il l'amour qui s'offre à lui ?
 
Né en 1950, Serge Filippini a suivi des études de lettres et de philosophie. Il est notamment l’auteur de L’Homme incendié, La Vie en double, Deux testaments et Un amour de Paul.
 
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