Accueil - sefarad.org
Loading

Moïse Rahmani

Assi biva Djouha, contes de Djouha de Malca Lévy

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE



Assi biva Djouha, contes de Djouha de Malca LÚvy

 
Malca LÚvy - Assi biva Djouha, contes de DjouhaBonjour et bienvenue dans ce monde merveilleux de Djoha. Merhaba, Djohaharika dünyasınahoş geldiniz. Cara mueva i benvenidos al mundo meraviyoso de Djoha.

C’est un honneur et une joie de présenter Assi biva Djouha ce livre de Malca Levy  et je ne le ferais pas à la Djoha.

A à la Djoha ? je vous explique.
Djoha aurait demandé :Vous connaissez assi biva Djouha ? vous, afin de ne pas paraître ignorant, auriez répondu : Oui, bien sur.
Alors Djoha vous aurait dit : puisque vous connaissez son histoire, je ne vais donc pas vous en parler.
Khazouk ! : s’il repose la question, certains diront oui, d’autres non.
Djoha, après la pause, demande à nouveau : Vous connaissez assi biva Djoha ? La moitié de la salle répond oui, l’autre non.
Djoha, très docte, lance : que ceux qui la connaissent en parlent aux autres…

Personnage ingénu et faussement naïf, prodiguant des enseignements tantôt absurdes tantôt ingénieux, Djoha aurait vécu en Turquie de 1208 à 1284 mais sa renommée s’étend des Balkans à la Mongolie en passant par la Sicile et l’Italie où il s’est christianisé sous le nom de Giufa (une rue à Venise porte son nom, la Ruga Giufa). Ses aventures sont chantées en maintes langues, du serbo-croate au persan en passant par le turc, l'arabe, l’italien, le grec et bien d'autres sans oublier, évidement, muestra linda lingua, le judéo espagnol.

Personnage moitie fou moitie sage, selon les pays il se nomme Joha, Ch’ha ou Djouha. En Égypte c’est Goha et il a bercé ma prime jeunesse. En Turquie Nasreddin Hodja, en Perse Mollah Nasreddin (où, exception notable, c’est une personne docte et sage) et en Asie centrale Appendi (du monsieur turc, efendi), mais ce sont toujours les mêmes aventures que l'on raconte à son propos.
 
Ses courtes histoires sont morales, bouffonnes, absurdes, parfois coquines mais sont aussi des contes facétieux moraux et parfois mystiques. Djoha est tellement intelligent qu'il en devient bête ou est-il si bête qu’il dit des choses intelligentes ?

Estos son kuentizikos kurtos, kon moral, spirituales, absurdos, a vezes satirikos.  Djoha es un hombre tanto intellijente ke parese bovo o,  es tanto bovo, ke termina por dizir kozas intellijentes....

Mains auteurs ont écrit sur Djoha. L’ouvrage qui a illuminé mon enfance, Le Livre de Goha le Simple d’Albert Adès et Albert Josipovici est paru déjà en 1919.

Muestra amiga Malca  se dediko a tomar en manos, en un maraviyozo livro en dos linguas,  las perlas ke le kontavan sus parientes di benditcha memoria, su madre Felicie i su padre, mi Maestro, el Grande Rabbino Moshe Meir Levy, los dos en Gan Eden agora....

Notre ami Malca s’est attelée à reprendre, dans cette merveilleuse édition bilingue éditée par la Librairie Orfeu, les joyaux que lui contaient ses parents de mémoires bénies, sa Maman Félicie et son Papa, mon regretté maître, le Grand Rabbin Moshe Méïr Levy, en Gan Eden ke sean et d’autres qu’elle a patiemment recueillis. Avec Assi biva Djouha, Malka enrichit la production littérature judéo-espanole d’un nouveau fleuron.

Ces belles et touchantes histoires, sont si modernes qu’on oublierait presque que leur héros a huit cents ans. Elles sont si universelles même que, comme nous le confie Malca, la plus importante métropole d’Afrique du Sud porte son nom ; la ville de Djoha, Djouhanesburg.

D’une plume alerte et vive, sensible et pleine d’émotion, Malca sait trouver le mot juste pour nous offrir ce Djoha à la sauce judéo-espagnole. Les belles illustrations de Beni Turiel enrichissent encore cet Assi biva Djouha.

Grasyas, Malka,  para darmos este trezoro de una profunda savyedura  i de una fina humor.   Grasyas por azerme bivir mi segunda manseves.

Merci Malka de nous offrir ce trésor de sagesse profonde et d’humour raffiné. Merci surtout de me faire (re)vivre une seconde jeunesse.

Pour conclure, permettez-moi de vous citer deux historiettes, l’une montrant la sagesse de notre héros, l’autre sa grande naïveté

Le fils de Djouha lui demande: “Quelle est la différence entre l’économie et l’avarice ?”
Djouha répond: “Fils, si je remets cet hiver mon manteau de l’année passée, je suis économe, mais si ta mère remet le sien cette année-ci, je suis avare.”

Le père de Djouha l’envoie acheter des allumettes.
Il lui dit de les essayer, pour voir si elles sont bonnes.
Il va au marché, en demande au vendeur, en achète et les teste. Toutes.
Il rentre chez lui, les remet à son père : “Voilà, elles sont toutes bonnes ! je les ai essayées”.
 
Très amicalement
Moïse Rahmani.
 
 
 
Assi biva Djouha
De Malca Lévy – Editions Orpheu, Bruxelles
136 pages – 20 euros – ISBN 978-2-87350-043-0
 
Centro cultural, editora e livraria portuguesa e galega    http://www.livrariaorfeu.com/
Présentation de l’œuvre (bilingue en français et ladino), Sur La Vie De Djouha !, Contes de Djouha, et, Assi Biva Djouha !, Kuentous di Nastradi Hodja, recueillis par Malca Levy. L’auteur les a entendus en ladino depuis son enfance et les a redécouverts pendant ses voyages en plusieurs pays. Ces contes ont parcouru transversalement plusieurs pays du Moyen Orient et de l’Afrique. La preuve : nos amis de la Plateforme 50, de commémoration des 50 ans de l’immigration turque en Belgique nous ont rejoins dans ce projet.
 

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -