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Moïse Rahmani

Pour lire au frais (15 juillet 2014)

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PAUL ELUARD

POEMES

Editions  Folio Junior

ISBN 97820706511085-94 pages –

 

Éluard, Paul (1895-1952), poète français, l'une des figures majeures du surréalisme.

 

Paul Eugène Grindel, dit Paul Éluard, voit le jour à Saint-Denis, dans la banlieue parisienne. Obligé d'interrompre ses études pour rétablir une santé gravement menacée par la tuberculose (1912), il est néanmoins mobilisé en 1914, au tout début de la Première Guerre mondiale : il devient alors infirmier militaire. Si les premiers poèmes d'Éluard sont encore influencés par la littérature de Jules Romains, ils révèlent surtout les sentiments d'horreur et de pitié qu'ont pu inspirer à un poète désormais en quête de pacifisme les spectacles quotidiens de la guerre (le Devoir et l'Inquiétude, 1917); Poèmes pour la paix, 1918).

 

En 1919, il s'engage sans réserve dans les activités du groupe surréaliste et sur la voie de l'expérimentation littéraire. Comme la plupart des autres écrivains surréalistes, Éluard montre un intérêt très vif pour les arts plastiques, notamment la photographie et la peinture; ses recueils sont d'ailleurs souvent illustrés par des artistes appartenant à la "constellation surréaliste", auxquels il consacre, en retour, des poèmes (À Pablo Picasso, 1944) ou des essais. Son adhésion au groupe ne l'empêche cependant jamais d'affirmer son goût et son respect pour la poésie du passé - à laquelle il dédie plusieurs anthologies (Première Anthologie vivante de la poésie du passé, 1951) -, ni de défendre son esthétique propre, marquée par une grande clarté et une grande simplicité d'expression,mais aussi par un classicisme - parfaitement assumé - sur le plan formel.

 

Très vite, Éluard s'impose au sein du groupe comme le poète de l'amour et des émotions. Sa relation tourmentée avec Gala, une jeune Russe rencontrée en 1913 dans un sanatorium suisse et qu'il épouse en 1916, lui inspire le recueil Capitale de la douleur (1926). Gala le quittera pour Salvador Dalí en 1930. C'est au cours d'un voyage autour du monde qu'il fait la rencontre de Maria Benz, dite Nusch, qui devient sa nouvelle épouse et sa muse : elle lui inspire certains de ses plus beaux poèmes d'amour (l'Amour, la poésie, 1929 ; la Vie immédiate, 1932). La mort brutale de Nusch, en 1946, le plonge de nouveau dans le désespoir (Le temps déborde, 1947), puis il se remarie en 1949 avec Dominique (Odette Lemort, 1914-2000), saluant cette renaissance dans son recueil le Phénix(1951). Pour Éluard, le poème d'amour n'est ni un exercice de style ni un simple hommage amoureux; il est une célébration du rôle intercesseur de la Femme, cet être qui constitue pour le poète un lien entre le monde et l'univers poétique : son inspiratrice. Les femmes muses et les espoirs idéologiques constituent les deux engagements existentiels et poétiques de Paul Éluard.

 

Entré au Parti communiste en 1926, avec la plupart des surréalistes, Paul Éluard en est exclu en 1933. Il n'en continue pas moins de militer pour une poésie sociale et accessible à tous (les Yeux fertiles, 1936;Cours naturel,1938;  Donner à voir, essai,1939). Poète résolument engagé, il prend ses distances avec le surréalisme, rompt avec le mouvement en 1938, pour revenir définitivement dans les rangs du Parti communiste en 1942. Choqué par le massacre de Guernica en 1937, il prend position en faveur de l'Espagne républicaine ("la Victoire de Guernica", Cours naturel, 1938), puis s'engage dans la Résistance. Membre d'un réseau clandestin, animateur du Comité national des écrivains (CNE), il fait de la poésie l'instrument d'un combat contre la barbarie en publiant plusieurs ouvrages dans la clandestinité. Tout d'abord Poésie et Vérité (1942), qui comprend le célèbre poème "Liberté", largué par les avions de la RAF en milliers de tracts sur la France occupée. On peut aussi citer les Sept Poèmes d'amour en guerre (1943) et  Au rendez-vous allemand (1944). Après la guerre, il poursuit dans la voie de la poésie politique procommuniste (Poèmes politiques, 1948).

 

Dans ces écrits politiques, comme dans les autres recueils poétiques de cette période (Poésie ininterrompue I, 1946; Corps mémorable, 1947;Poésie ininterrompue II, posthume, 1953), Éluard continue à utiliser une écriture tout à la fois simple et empreinte d'éblouissantes métaphores ("La terre est bleue comme une orange") et à revendiquer une philosophie où se marient humanisme et aspirations révolutionnaires.

 

 

 

JEAN D ORMESON

Comme un chant d’espérance

Editions  Héloise d’Ormeson

ISBN 9782350872766-121 pages -16 euros

 

Avec l’âge, l’immortel Jean d’Ormesson ce sent de plus en plus mortel, mais aussi de plus en plus enchanté et étonné par cette parenthèse miraculeuse que forme toute existence.

Dans ce texte très personnel, l’académicien nous offre un discours introspectif, qui interroge sa spiritualité et ses croyances à l’aune du savoir scientifique le plus récent. Usant d’une érudition aussi solide que variée, l’ancien directeur du Figaro nous offre un livre d’une grande richesse et d’une belle profondeur. Au fil des mots, l’auteur s’enchante que tout soit possible, et surtout le plus invraisemblable.

 

« Comme un chant d’espérance » est un récit que Jean d’Ormesson qualifie lui-même d’inspiré, répondant à un impératif intérieur qui poursuit avec brio cette tradition littéraire très française des moralistes. Un ouvrage et une écriture allant à l’essentiel, qui magnifie aussi le livre comme objet de dialogue, de rencontre et d’introspection.

« Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l’ordre de l’univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens - inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m’en remets à quelque chose d’énigmatique qui est très haut au-dessus de moi et dont je suis la créature et le jouet.

Je ne suis pas loin de penser qu’il n’y a  que l’insensé pour dire : « Il n’y a pas de Dieu. » Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu’il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d’où elle pourrait bien venir s’il n’y avait pas de Dieu. »

 

Né à Paris en 1925, Jean d’Ormesson est normalien et agrégé de philosophie. Il a dirigé Le Figaro de 1974 à 1977. Auteur, entre autres, d’Au plaisir de Dieu, La Douane de mer, Voyez comme on danse, Qu’ai-je donc fait ? et C’est une chose étrange à la fin que ce monde, il remporte le Grand prix du roman de l’Académie française pour La Gloire de l’Empire en 1971 et, deux ans plus tard, est élu sous la Coupole. Son dernier roman Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit, paru chez Robert Laffont en 2013, figure encore parmi les meilleures ventes

 

 

 

GUILLAUME MUSSO

Central Park

Editions XO

ISBN9782845636767-394 pages -21,90 euros

 

Alice et Gabriel n'ont aucun souvenir de la nuit dernière ... pourtant, ils ne sont pas près de l'oublier. New York, huit heures du matin ...

Alice, jeune flic parisien, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park.

Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.

Impossible? Et pourtant ...Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D'où provient le sang qui tache le chemisier d'Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?

Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n'ont pas d'autre choix que de faire équipe. La vérité qu'ils vont découvrir va bouleverser leur existence

...

Né en 1974 à Antibes (Alpes-Maritimes), Guillaume Musso rencontre la littérature à dix ans et est convaincu, dès ce moment, qu’il veut écrire un jour des romans.

A 19 ans, Guillaume Musso part plusieurs mois aux États-Unis, et découvre New York qu’il adore immédiatement. Pour financer son voyage, il se trouve un job de vendeur de crèmes glacées et cohabite avec des travailleurs de toutes nationalités. Il dit avoir beaucoup appris de cette période. En tout cas, il rentre en France avec des idées de romans plein la tête.

 

Après une licence de sciences économiques, il passe le Capes de sciences-éco, pour exercer avec conviction le métier de professeur. Il enseigne actuellement dans un lycée international.

 

En 2004, Guillaume Musso confie son roman Et Après... à XO. Bernard Fixot est enthousiasmé par l’atmosphère unique que crée ce jeune auteur à l’écriture moderne. Et Après… est vendu à près d’1 million d’exemplaires et traduit dans une vingtaine de langues. Cette incroyable rencontre avec les lecteurs, suivie par l’immense succès de Sauve-moi, Seras-tu là ?, et Parce que je t’aime, fait de lui un des auteurs français favoris du grand public, traduit dans le monde entier, et adapté au cinéma.

Et Après…, produit par Fidélité Productions et réalisé par Gilles Bourdos, avec Romain Duris, John Malkovich et Evangeline Lilly, sera sur les écrans français en octobre 2008. Les droits de Seras-tu là ? et Parce que je t’aime ont également été acquis.

 

 

JEAN LEBRUN

Notre Chanel

Editions Bleu autour

ISBN 9782358480581-277 pages – 20 euros

 

 

Le Goncourt de la biographie 2014 a été attribué mardi à Jean Lebrun pour "Notre Chanel", paru aux Editions Bleu Autour, un récit pétri d'émotion autour du personnage de l'insaisissable Coco.

Lancés en 1988 sur les traces de la géniale créatrice pour écrire une biographie classique, Jean Lebrun et Bernard Costa avaient vu leur projet se métamorphoser avec la maladie de Bernard.

"Dis, ce livre, tu l'écriras?", avait demandé à Jean Lebrun Bernard Costa, son compagnon décédé du sida, un fou de couture qui l'avait converti à Chanel et entraîné dans une quête, menée dans l'urgence, parce qu'il savait ses jours comptés. "Nous allons battre les haies, explorer les coins, débusquer les témoins qui ne parlent pas comme des livres...", écrit-il.

Le récit de cette quête conduit à des lieux moins attendus que la rue Cambon et le Ritz, à des personnages qu'on ne croirait pas si proches, tel Robert Bresson que Mademoiselle couva et inspira. Et il donne un supplément de vie à l'insaisissable Chanel. Aussi à un jeune mort anonyme de 30 ans, Bernard Costa, qui avait choisi d'en faire sa protectrice...

Jean Lebrun, agrégé d'histoire, journaliste, est producteur à France Inter de l'émission "La marche de l'histoire", après avoir été longtemps l'une des voix de France Culture. Auparavant, il a enseigné et travaillé dans la presse écrite (Combat, La Croix, Esprit). Il est l'auteur de "Lamenais ou l'inquiétude de la liberté" (Fayard, 1981), de livres d'entretien avec des historiens aux éditions Textuel et de deux essais sur le journalisme aux éditions Bleu autour.

Cinq ouvrages étaient en lice pour ce prix décerné par l'Académie Goncourt.

 

FERNANDO ARAMBRU

Années lentes Traduit de l'espagnol par Serge Mestre

Editions  JC Lattès

ISBN 9782709644808-262 pages -18 euros

 

 

À la fin des années soixante, le protagoniste du roman, un garçon de huit ans, part vivre à Saint-Sébastien, chez sa tante et chez son oncle. Là, il est témoin de la façon dont s’écoulent les jours, dans la famille et dans le quartier : son oncle Vicente, faible de caractère, partage sa vie entre l’usine et la taverne, et c’est sa tante Maripuy, une femme à forte personnalité mais soumise aux conventions sociales et religieuses de l’époque, qui en réalité gouverne la famille ; sa cousine Mari Nieves est obsédée par les garçons, et son rustre et taciturne cousin Julen est endoctriné par le curé de la paroisse et finit par être enrôlé dans l’ETA qui vient de faire son apparition. Le destin de tous les membres de la famille – le même que celui de nombreux personnages secondaires de l’histoire, acculés par le besoin et l’ignorance – subira, des années plus tard, une terrible rupture. En faisant alterner les mémoires du protagoniste avec les notes de l’écrivain, Années lentes propose une brillante réflexion sur la façon dont la vie se distille dans un roman, dont le souvenir sentimental devient mémoire collective, tandis que son écriture diaphane laisse entrevoir un fond plutôt trouble de culpabilité dans l’histoire récente du Pays Basque.

 

Fernando Aramburu est né à Saint-Sébastien, en 1959. Il est licencié en lettres hispaniques à l’université de Saragosse et réside en Allemagne depuis 1985. Il a été membre du Grupo CLOC de Arte y Desarte. Considéré comme un des écrivains les plus importants de sa génération, il est l’auteur de trois récits et de cinq romans qui ont été distingués par de prestigieux prix littéraires, le Prix Ramón Gómez de la Serna en 1997, le Prix Euskadi en 2001, le Prix Vargas Llosa NH, le Prix Dulce Chacón et le Prix de la Real Academia Española en 2008. Le roman Années lentes a, lui, obtenu le VIIe prix Tusquets Editores du roman, celui des libraires de Madrid le prix Gremio. Il a également écrit des livres de jeunesse.

 

Et, chez le même éditeur

 

DOMINIQUE SCHNEIDRE

Avons-nous assez navigué

ISBN 9782709646628- 194 pages – 17 euros

 

 

Peut-on s'enflammer, lorsqu’on a comme Viviane Rivet l’âge de raison largement dépassé, pour quelqu'un croisé à l'Opéra, après trente ans de brouille ? La représentation qu'on donne ce soir-là, Eugène Onéguine, y est-elle pour quelque chose puisqu'elle raconte exactement la même histoire ?

La narratrice, qui depuis l'enfance est l'inséparable complice de Viviane, se retrouve en position d'essayer de la raisonner. Ainsi prend-elle la mesure du temps qui a passé, de ses propres renoncements, alors que Viviane, qui ne se voit pas vieillir, qui vit "sur quatre générations" comme elle dit, avec une vieille tante, des enfants et des petits-enfants qu'elle adore, avec un métier qu'elle a choisi et qu'elle choisirait encore – elle est libraire –, continue de croire que tout est encore ouvert. Antoine Fournier, cet homme passionnant mais pas passionné, a-t-il cette fois-ci quelque chose à offrir à Viviane ? Est-on, trente ans après, celui qu'on était ? Une amie peut-elle être objective ? À l'occasion de cette rencontre, que l'une juge heureuse et l'autre pas, les différences entre les deux femmes, s'accentuent. Comment se raconte-t-on sa vie ? Deux visions du monde, trois même si on ajoute celle d'Antoine et quatre si on tient compte de celle de Pouchkine.

 

Dominique Schneidre est l’auteur de huit romans, dont Atteinte à la mémoire des morts (Robert Laffont, 1987), La Capitane (Seuil, 1990), Fortune de mère (Fayard, 2001) et Ce qu’en dit James (Seuil, 2007).

 

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