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Moïse Rahmani

Pour bien commencer la rentrée (01 septembre 2014) 2/3

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Zeev Shalev
Ce qui reste de nos vies, traduit (hébreu) par Laurence Sendrowicz
Editions Gallimard
432 pages – 22,90 euros – ISBN 978-2-07-013698-8
 
« Est-ce la pièce qui s’est agrandie ou bien elle qui s’est ratatinée, pourtant elle se trouve dans la plus petite chambre de l’appartement, un appartement lui-même grand comme un mouchoir de poche, depuis qu’elle est clouée au lit du matin au soir, les murs se seraient-ils à ce point écartés, il lui faudrait à présent des centaines de pas pour atteindre la fenêtre, des dizaines d’heures, est-ce que sa vie y suffira. Ou plutôt ce qui reste de sa vie, la dernière ligne droite de ce temps qui lui a été imparti sur terre et semble, aussi absurde que cela puisse paraître, soudain éternel, figé dans une telle immobilité qu’on pourrait croire que jamais il ne finira. Certes elle est déjà bien maigre, amenuisée, d’une légèreté spectrale, certes le moindre courant d’air risque de l’arracher du lit, seul le poids de la couverture semble l’empêcher de s’élever en apesanteur, certes un souffle couperait le dernier fil de la bobine qui la relie encore à la vie, mais qui donc émettra ce souffle, qui donc se donnera la peine de souffler dans sa direction ? »
Hemda Horovitz vit sans doute ses derniers jours, mais l’image de ce lac, près du kibboutz où elle est née, s’impose encore avec force à sa conscience. Les souvenirs plus douloureux de sa longue vie se glissent eux-aussi dans sa mémoire, sans qu’elle puisse s’en libérer : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina.
Ces deux derniers lui rendent visite à l’hôpital de Jérusalem. Avner, le fils adoré, y rencontre une femme venue dire au revoir à son mari mourant et entame une étrange relation avec elle. Quant à Dina, la fille mal aimée, elle ne sait comment gérer l’éloignement de sa propre fille pour qui elle a sacrifié sa carrière. Débordée par le besoin de donner cet amour à quelqu’un, elle se met en tête d'adopter, envers et contre tous. Son désir de renforcer son foyer pour y accueillir un autre enfant risque bien de faire éclater sa famille…
Zeruya Shalev sait parler comme personne des relations mystérieuses qui se tissent entre parents et enfants. Dans une langue puissante, elle évoque la colère, le ressentiment, la frustration et la peur qui construisent les familles autant que l’amour et le bonheur d’être ensemble. Ce qui reste de nos vies est certainement son roman le plus envoûtant.
 
Zeruya Shalev est née au Kibbutz Kinneret, le 13/05/1959
Mariée, mère de deux enfants, elle a fait des études bibliques, et vit aujourd’hui à Jérusalem, où elle travaille comme éditrice aux éditions Keshet. La famille Shalev compte plusieurs écrivains et poètes.
Ses quatre romans, auxquels s’ajoute un recueil de poésie et un livre pour enfants, lui ont suffi à occuper une place en vue au sein de la nouvelle génération d’écrivains d’Israël
 
Chez le même éditeur
 
La préparation de la vie
De Colette Fellous
208 pages – 21 euros – ISBN 978-2-07-014435-8
  
«Roland Barthes est devenu mon guide vagabond, il apparaît et disparaît, il n'y a jamais eu aucune contrainte dans notre lien : c'était notre pacte, il l'est resté. Tant d'années après, sa voix est là, inchangée, elle m'accompagne et je l'aime. Je l'emporte toujours dans mes bagages quand je voyage ou quand je retourne en Tunisie, comme si elle était mon enfance, comme si elle comptait davantage que ma famille. J'écoute son dernier séminaire au Collège de France, de 1978 à 1980 : La préparation du roman. Devant ce grand rectangle d'eau, à Sidi Bou Saïd, en suivant sa voix et sa recherche infinie d'un roman qui serait absolu, unique et finalement impossible à écrire, je le rends complice de tout ce que je vois, de tout ce dont je me souviens, de tout ce dont je suis témoin, au cœur de cette Tunisie en grande métamorphose depuis le 14 janvier 2011. Oui, devant ce grand rectangle découpé dans la Méditerranée, sur cette terre de naissance dont je ne veux pas me séparer, je compose ce livre labyrinthe, à la fois pour lui rendre hommage et pour le remercier de m'avoir aidée à préparer ma vie, depuis le jour où, en 1975, dans un café de l'Odéon, il m'a dit, amical et affectueux : "Vous savez, vous avez le droit de dire je."»
Colette Fellous.
 
Colette Fellous (née en 1950 à Tunis, Tunisie) est une écrivaine française. Elle effectue ses études secondaires au lycée Carnot de Tunis. Elle vit à Paris depuis l'âge de 17 ans. Elle suit des études de Lettres modernes à la Sorbonne et a étudié avec Roland Barthes à l'École pratique des hautes études de 1971 à 1975[1]. Elle a créé et dirige au Mercure de France, la collection « Traits et portraits ». Colette Fellous est également productrice sur la radio culturelle française France Culture (émissions Nuits magnétiques de 1990 à 1999, puis Carnet nomade).
 
Cathie Fidler
Rêves de rencontre sur la Riviera
Editions Au Pays Rêvé
206 pages – 18 euros – ISBN 978-2-9199342-12-9
 
Peu de lieux dans le monde attirent autant de célébrités que la Riviera - ce nom désuet de la Côte d'Azur - et forcément une foule d'inconnus les y guettent, curieux et avides de contacts impromptus avec ceux et celles qu'ils admirent tant, ou dont l'image les hante. Echelonnées sur deux siècles, treize nouvelles vous entraînent sur la piste mystérieuse et fantaisiste de ces rencontres imaginées, aux bords accueillants de la Méditerranée.
Quel peintre, acteur, actrice, musicien, réalisateur, écrivain, homme de science, héros, traître ou méchant, se cache donc derrière les indices semés au fil des lignes, comme autant de petits cailloux ? A vous, lecteurs curieux, de les retourner, pour découvrir avec jubilation ou effroi, l'identité de ces divers artistes aux prises avec leurs admirateurs ou interlocuteurs anonymes. Vous donnez parfois votre langue au chat ? Pas grave, la vie rêvée de ces inconnus s'avère être, elle aussi, une source de nouvelles qui vous surprendront.
 
Cathie Filder, au parcours personnel aussi multiculturel que ses récits, vit à Nice, où elle a longtemps enseigné l'anglais dans un lycéet.
 
 
Emmanuel Hecht et Pierre Servent
Le siècle de sang (1914-2014) - Les vingt guerres qui ont changé le monde
Editions Perrin
399 pages – 22 euros - ISBN 978-2-262-04328-5
 
Ce livre sans précédent raconte et analyse les vingt conflits qui ont bouleversé le siècle écoulé en autant de chapitres rédigés par des historiens renommés et des grands reporters de L'Express, experts et souvent témoins des événements qu'ils rapportent. Ont été retenus les conflits qui ont véritablement changé l'histoire du monde : les deux guerres mondiales, bien sûr, les guerres de Corée, du Vietnam ou les deux guerres du Golfe, mais aussi certains affrontements oubliés, comme la guerre civile russe (1918-1920), la guerre sino-japonaise (1937-1945), l'invasion russe en Afghanistan (1979-1989) ou la guerre Iran-Irak (1980-1988).
Figurent également l'ensemble des conflits dans lesquels la France a été engagée, de 1914 au Mali en passant par les guerres coloniales (Indochine et Algérie) et la récente intervention en Libye. Au croisement de l'histoire et de l'actualité, ce livre inédit dans sa forme et novateur sur le fond permet d'apprendre le monde d'hier, cher à Stefan Zweig, pour comprendre celui d'aujourd'hui à travers les mutations de la guerre, depuis toujours miroirs de sociétés où la modernité technologique marche de pair avec la pérennité de la violence.
 
Emmanuel Hecht est rédacteur en chef du service Livres de l'Express.
Pierre Servent, historien militaire et spécialiste des conflits contemporains, a enseigné pendant vingt ans à l'Ecole de guerre. Colonel de réserve, il est le "consultant militaire" de France 2 et collabore à un grand nombre de médias écrits et audiovisuels. Il a publié une dizaine d'ouvrages parmi lesquels, chez Perrin, Von Manstein et Le Complexe de l'autruche.
Pour en finir avec les défaites françaises 1870-1914-1940.
 
Collectif - ¨préface du Général Charles de Gaulle
A Paris sous la botte des nazis
Editions Le Cherche-Midi
150 pages – 24,50 euros – ISBN 978-2-7491-4002-5
 
Cet ouvrage est la réédition strictement conforme à l'édition originale, publiée en novembre 1944 par les éditions Raymond Schall.

Les documents photographiques inclus dans ce beau livre ont été pris à l'insu de l'ennemi et au péril de la liberté, voire de la vie, des opérateurs. Le montage définitif a débuté en mai 1944 et l'impression fut achevée le 28 novembre 1944.

Paru en première édition en novembre 1944, cet ouvrage est une véritable aventure éditoriale que le Cherche Midi éditeur se passionne à publier en fac simile en 2014, soit soixante-dix ans après. Conçu au cours des quatre années de guerre dans la capitale française, l'éditeur Raymond Schall n'avait cessé de préparer ce travail dans l'espoir de le publier un jour afin de laisser un témoignage de ce que fut cette période douloureuse de l'Histoire
 
 
Fouad Laroui           
Les tribulations du dernier Sijilmassi
Editions Julliard
336 pages – 19 euros – ISBN 978-2-260-21241-7
 
Adam Sijilmassi revenait d'Asie ou il avait négocié brillamment la vente de produits chimiques marocains. Alors qu'il survolait la mer d'Andaman, il se posa soudain une question dérangeante : « Que fais-je ici ? » Pourquoi était-il transporté dans les airs, à des vitesses hallucinantes, alors que son père et son grand-père, qui avaient passé leur vie dans les plaines des Doukkala, n'avaient jamais dépassé la vitesse d'un cheval au galop ? Ce fut une illumination. Il décida de renoncer à cette vie qui ne lui ressemblait pas, se résolut à ne plus jamais mettre les pieds dans un avion et à changer totalement de mode de vie. Funeste décision !
Arrivé à l'aéroport de Casablanca, il entreprit de rejoindre la ville à pied, ce qui lui valut de rentrer chez lui encadré par deux gendarmes. Dès que sa femme comprit ce qu'il voulait faire, elle retourna vivre chez sa mère, en emportant le chat. À peine avait-il donné sa démission que son employeur le mettait à la porte de son appartement de fonction. Qu'importe, il ne céderait pas. Il se débarrasserait de cette défroque d'ingénieur, nourri au lait du lycée français de Casablanca. Il viderait sa tête de tout ce fatras de fragments de littérature française qui lui compliquait la vie. Il redeviendrait le Marocain authentique qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être. Il partit (à pied...) vers son village natal. Fatale décision ! Certes, il redécouvrit la bibliothèque de son grand-père et dévora la littérature et la philosophie qu'avaient produites quelques génies au temps béni de l'Andalousie arabe. Mais, dans son village, personne ne comprenait pourquoi un ingénieur de Casablanca venait s'enfermer dans la maison délabrée de sa famille. Était-il un fou ? Ou un perturbateur ? Un prophète ? Fallait-il l'abattre ou le vénérer ?
Dans son style inimitable, Fouad Laroui nous entraîne à la suite de son héros dans une aventure échevelée et picaresque ou se dessine en arrière-plan une des grandes interrogations de notre temps : qui saura détruire le mur que des forces obscures sont en train d'ériger entre l'Orient et l'Occident ?
 
Fouad Laroui , né en 1958 à Oujda, est un économiste et écrivain marocain. Après des études au Lycée Lyautey à Casablanca, il passe par l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées en France, dont il sort ingénieur. Après avoir travaillé dans une usine de phosphates à Khouribga (Maroc), il part pour le Royaume-Uni, où il passe quelques années à Cambridge et à York. Il obtient un doctorat en sciences économiques et part vivre à Amsterdam où il enseigne l'économétrie puis les sciences de l'environnement à l'Université. Parallèlement, il se consacre à l'écriture.Ses romans écrits en français connaissent un grand succès au Maroc pour sa façon de se moquer des blocages et aussi des pesanteurs de la société marocaine. Il le fait avec humour et sans discours politique trop explicite. Ses œuvres n'ont jamais eu de problème avec la censure, ils figurent généralement parmi les meilleures ventes au Maroc. "J’écris pour dénoncer des situations qui me choquent. Pour dénicher la bêtise sous toutes ses formes. La méchanceté, la cruauté, le fanatisme, la sottise me révulsent". Identité, tolérance, respect de l’individu : ce sont les trois valeurs qui l’intéressent parce que pour lui, « elles sont malmenées ou mal comprises dans nos pays du Maghreb et peut-être aussi ailleurs en Afrique et dans les pays arabe » . Poète, il a composé en néerlandais un recueil qu'il juge "trop intime" pour être traduit en français. Parmi ses œuvres : - "Tu n'as rien compris à Hassan II", recueil de nouvelles paru en 2004, édition Julliard - "Le Maboul" un autre recueil de nouvelles plutôt satiriques de la société marocaine, paru aussi chez Julliard, en 2000. - "Méfiez-vous des parachutistes", qui est une sorte de portrait comique brossé de la société marocaine, paru chez le même éditeur en 1999. - "De quel amour blessé" qui raconte l’histoire d’un amour impossible entre un maghrébin de Paris et la fille d’un juif. Cette œuvre a mérité Prix Méditerranée des Lycées, Prix Radio-Beur FM. (Julliard, 1998) - "Les Dents du topographe", c’est une chronique d’un jeune au Maroc. Un récit qui marque le refus de l’ordre établi et un sentiment de détachement pour sa patrie. Prix Découverte Albert-Camus, (Julliard, 1996). Fouad Laroui a remporté le prix Goncourt 2013 de la Nouvelle pour son livre "L'étrange affaire du pantalon de Dassoukine".

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