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Moïse Rahmani

Pour un automne tout en douceur 2 (13 octobre 2014)

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D’autres langues que la mienne
De Michel Zink - Editions Odile Jacob
ISBN 9782738131140 -286 pages- 23,90 euros
 
 Écrire dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle : du Moyen Âge à l’époque contemporaine, de nombreux poètes ou romanciers l’ont fait, par choix ou par contrainte. Dans maintes civilisations, la vie intellectuelle et la littérature ont même eu recours avec une sorte d’aisance naturelle à une langue étrangère ou apprise : le grec pour les Romains, le chinois pour les Japonais, le latin pour l’Occident médiéval. Écrire dans une autre langue, c’est s’arracher à soi-même, ou simplement se partager : la langue du poète, la langue du mathématicien ne relèvent-elles pas de la catégorie des langues autres ? Et la langue maternelle peut, elle aussi, se faire « autre » : lorsqu’elle est dévoyée ; ou lorsqu’elle est consciemment choisie et modelée ; ou lorsqu’elle préserve au sein de l’écriture la langue de la tribu, de l’enfance, de la fratrie. Ces questions se posent à tout écrivain si, comme l’écrit Proust : « Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. » Michel Zink, spécialiste de littérature médiévale, est membre de l’Institut et professeur au Collège de France
 
 
 Lettres de la Wehrmacht
 De Marie Moutier –Editions Perrin
 ISBN 9782262043391-338 pages – 22 euros
 
 Pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, les soldats de la Wehrmacht, environ 17 millions d'hommes, n'ont cessé d'écrire à leurs familles. Ces lettres font partie des rares documents qui proposent une vision de l'intérieur de la guerre. Ils sont traduits pour la première fois en Français, renouvellement ainsi considérablement ce que nous savions de la mentalité et de l'action des soldats du IIIe Reich. C'est une guerre du quotidien qui y est décrite, sur tous les fronts de l'invasion de Pologne à la chute de Berlin. Si nombre de lettres de la campagne de France de 1940 ou du début de l'Opération Barbarossa sont porteuses d'un espoir de participer à l'échafaudage d'un renouveau de la Grande Allemagne, les correspondances qui suivent la défaite de Stalingrad sont détonantes. Au fil des pages, le lecteur assiste tantôt aux désillusions des soldats, à leur détresse face aux conditions physiques et matérielles qui se dégradent, à la victoire qui s'échappe face à l'ennemi russe ou américain, tantôt à la lassitude du combat, au désir de rentrer au foyer, mais aussi à l'exaltation de la foi envers l'Allemagne et Hitler. Car les soldats de la Wehrmacht n'étaient pas des soldats ordinaires, contrairement à l'image dépassé mais encore vivante d'une armée propre, obéissante mais finalement éloignée du nazisme. Ce que montre ces lettres, c'est que ces hommes étaient, pour beaucoup, porteurs de l'idéologie hitlérienne à travers l'Europe et furent le fer de lance du nazisme en guerre
 
 Spécialistes du IIIe Reich, et notamment de la Wehrmacht, Marie Moutier et Fanny Chassain ont toutes deux soutenu une thèse sur le sujet. Germanistes confirmées, elles ont eu accès, parfois pour la première fois, aux dossiers personnels des soldats de l'armée allemande conservés à la Deutsche Dienststelle, à Berlin.
 
  
 Les mots de l’époque
 De Didier Pourquery –Editions Le monde autrement
 ISBN 9 782746738034- 224 pages -15 euros
 
 Qui n'a jamais entendu un éditorialiste souligner une idée "clivante", un politique vouloir "réenehanter" la vie, un ado répondre "ah ouai, j'avoue", un joueur de football se satisfaire d'avoir "fait le job" ? Qui n'a jamais voulu monter " sur" Paris, éviter les endroits " improbables " ou " déconnecter" ? Au travail, au détour d'une rue, à la terrasse d'un café, dans une rame de métro, Didier Pourquery tend l'oreille, sort son carnet et se transforme en enquêteur, curieux, agacé ruais bienveillant. Tics fâcheux, air du temps, dérapages, clichés et autres expressions toutes faites : impossible de ne pas s'y reconnaître! En 100 billets, issus de sa chronique "Juste un mot ", l'auteur nous propose un passionnant jeu de piste dans le langage quotidien. Quelques repères étymologiques, un sens aigu de l'observation et l'humour comme fil conducteur : pas de doute, ce petit livre instructif et drôle " fait le job "!
 
 Didier Pourquery a été journaliste et rédacteur en chef un peu partout : Libération, Le Monde, La Tribune, InfoMatin, VSD, Voici, L'Expansion, Metro, Bild... Depuis le 1er octobre 2011 il tient une chronique hebdomadaire, Juste un Mot, dans laquelle il scrute les mouvements de la langue française de tous les jours. Avec gourmandise. Elle fut publiée par Le Monde, "M le magazine" et maintenant le huffingtonpost.fr.
 
 
 Le champ du potier
 D’Andrea Camilleri –Editions Fleuve policier
 ISBN 9782266236690  - 283 pages
 
 Une histoire complexe, provoquée par la découverte d’un cadavre coupé en morceaux dans une zone d’où on tire de l’argile. Le commissaire Salvo Montalbano, qui connait ses classiques, fait le rapprochement avec l’Evangile selon saint Matthieu qui décrit le suicide de Judas, après qu’il eut rendu les trente deniers à ses commanditaires. Ceux-ci décident alors de consacrer cette somme, qui est le prix du sang de Jésus, à l’achat du champ du potier, un terrain où on pourra enterrer la nuit les Gentils qui viendraient à mourir à Jérusalem L’homme démembré en trente morceaux est donc un traître, et tout indique un meurtre à l’ancienne, des représailles de la Mafia.
 
 Italien d'origine sicilienne, née en 1925, Andrea Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Il rencontre rapidement le succès, puisque les enquêtes de son célèbre commissaire Montalbano donnent naissance à rien de moins que le « phénomène » Camilleri.
 
 
 Conversations sur le christianisme
 Napoléon Bonaparte –Editions du Rocher
 ISBN 9782268076225- 137 pages- 9,90 euros
 
 
 Entre 1836 et 1838, Robert-Antoine de Beauterne, ancien lieutenant de la chasse impériale à tir et porte-arquebuse de l’Empereur, fait chevalier de l’Empire en 1810, publie à Versailles où il était né en 1748, Mort d’un enfant impie dont la neuvième et dernière livraison s’intitulait Mort de Napoléon religieux. Malgré́ son titre la livraison ne retient guère l’attention. En 1840, le même Beauterne fait paraitre des Conversations religieuses de Napoléon, récit authentique de sa mort chrétienne – avec des documents inédits de la plus haute importance où il révèle, lui-même sa pensée intime sur le christianisme, et des lettres de MM. le cardinal Fesch, Montholon, Hudson Lowe, Marchant (sic) etc. Beauterne a cette fois bien choisi son moment, celui du retour des cendres de Napoléon ordonné par le roi Louis-Philippe. Développée en France depuis 1814, la légende noire de Napoléon est à bout de souffle, le mouvement romantique, Hugo en tête, s’étant emparé de Napoléon devenu le Prométhée moderne enchaîné sur son rocher de Sainte-Hélène. Un immense intérêt, une vive compassion entourent désormais sa figure. [...]
 
 Napoléon confie à Gourgaud le 28 janvier 1817 : «L’idée d’un Dieu est la plus simple : qui a fait cela ? Là est un voile que nous ne pouvons lever, c’est hors la perfection de notre âme et de notre entendement. C’est d’ordre supérieur. L’idée la plus simple est d’adorer le soleil qui féconde tout… La religion a été́ enfantée par les hommes.» Les notes de Bertrand, autre compagnon de l’exil, prises à chaud, à l’inverse des «récits» de Montholon, ne confirment pas toujours les assertions de Beauterne. Mais il est vrai que Napoléon reçut, le 1er mai, l’extrême-onction de l’abbé́ Vignali. Toutefois Bertrand qui le consigne, a observé́ un peu avant : «l’Empereur paraît dire qu’il n’y a rien après.» Toutefois Bertrand avoue : «Il ne faut pas que l’on puisse dire que cet homme si fort, mourut comme un capucin.» Il semble que Napoléon ait voulu respecter les convenances. Première phrase de son testament : «Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine dans le sein de laquelle je suis né il y a plus de cinquante ans.» La tradition est sauve. Pour le reste c’est l’affaire de sa conscience. (Jean Tulard de l’Académie des Sciences morales et politiques).
 
 
 Témoigner entre histoire et mémoire . N°118
 Editions  Kimé, revue internationale de la fondation Auschwitz :
 ISBN 9782841746743-227 pages – 18 euros
 
 La Fondation Auschwitz et la Mémoire d'Auschwitz ASBL publient trois fois par an leur revue (qui existe depuis 25 ans). Celle-ci diffuse ainsi l’actualité de la recherche pluridisciplinaire sur les camps nazis et le génocide des Juifs et des Tsiganes. Elle a su s’ouvrir aux débats les plus actuels concernant les enjeux de mémoire et d’histoire. Devant l’intérêt grandissant pour les questions mémorielles, au croisement de nombreuses disciplines, de l’histoire à la littérature et aux arts, de la sociologie aux sciences politiques, et devant la demande tout aussi grandissante venant du public, nous avons décidé lors de la parution du numéro 100 de donner à notre revue un nouveau départ. Par là même elle entend pallier l’absence d’une publication qui traite autant des questions de mémoire que des questions d’histoire sans les dresser l’une contre l’autre.
 
 
 A une passante et à tout ce qui se passe pas
 De Jean Zébulon -Editions de la table ronde
 ISBN – 9782710372738- 119 pages – 18 euros
 
 Jean Zéboulon est né en 1951 à Paris. Il a exercé, les métiers de flûtiste dans une boîte de nuit bruxelloise, cultivateur de bananes en Galilée, dessinateur anatomique pour une faculté de médecine, illustrateur et cartographe à Science & Vie, La Recherche et L’Histoire, avant de travailler quatorze ans à L’Express. Depuis 2001, il est auteur et illustrateur musical pour l' émission : Die Nacht / La Nuit, sur Arte. En 2004, il a publié un premier ouvrage intitulé : Bestiaire pour les jours de cafard (Éditions du Seuil).
 
 
 Rester Juif
 De Yaël Hirsch - Editions Perrin
 ISBN -9782262036669-374 pages
 
 Peut-on décider de ne plus être juif ? Et au delà, peut-on changer d'identité ? Une nouvelle réflexion d'envergure sur la "Question juive" au XXe siècle.
 
 Docteur en sciences politiques, enseignante à Science-Po Paris, Yaël Hirsch a soutenu sa thèse sur la question de la conversion des Juifs au christianisme. Elle dirige par ailleurs le site culturel "Toute la culture".
 
 
 Une enfance dans la gueule du loup
 De Monique Lévi-Strauss –Editions Seuil
 ISBN 9782021181579-225 pages -17 euros
 
 « Le récit de mon enfance peut se lire comme un témoignage : le destin singulier d’une enfant belge, fille de mère juive, à qui on impose de vivre en Allemagne de 1939 à 1945 sous le IIIe Reich.
 
 Ce livre raconte aussi l’histoire d’une adolescente aux prises avec ses parents qu’elle juge irresponsables parce qu’ils ont entraîné leur famille dans la gueule du loup.
 
 J’aurais dû tenir un journal entre treize et dix-neuf ans, pendant ces années de guerre où mon père nous avait emmenés dans l’Allemagne nazie, ma mère, mon frère et moi. Or, dès mai 1940, la Gestapo perquisitionnait nos chambres. Nous étions prévenus : toute trace écrite pouvait nous trahir. Non seulement nous devions nous taire, mais ne rien posséder de suspect. Rentrée en France en 1945, les épisodes que je venais de vivre bouillonnaient dans ma tête, j’aurais tant aimé en parler. Personne pour m’écouter, on voulait tourner la page. Si j’avais été perspicace, j’aurais prévu qu’un jour une nouvelle génération s’intéresserait à la vie quotidienne pendant la guerre. Je n’ai pas anticipé, je n’ai pas écrit en 1945.
 
 J’ai donc attendu presque soixante-dix ans avant de livrer mes souvenirs décharnés. »
 
 Monique Lévi-Strauss est née en 1926, à Paris. Elle a notamment publié Cachemires. La création française, 1800-1880 (Éditions de La Martinière, 2012).
 
 
 L’antisémitisme en toute liberté
 De Michel Goldberg – Editions Le bord de l’eau.
 ISBN9782356873378- 194 pages – 18 euros
 
 Une pièce de théâtre, récemment écrite et jouée par une troupe de l’Université de La Rochelle, a été construite sur un ensemble de stéréotypes violemment antisémites. On y voit « le » Juif sous ses différents masques : dominateur, profiteur, censeur masquant ses turpitudes, esclavagiste de notre jeunesse, tirant tous les bénéfices de la Shoah, et dont la religion n’est qu’un paravent…
 
 Cette pièce serait tombée dans l’oubli si toute une frange de l’opinion, en particulier universitaire et associative, n’avait pris fait et cause pour la troupe et les animateurs des ateliers de théâtre, en invoquant notamment la liberté d'expression et la liberté artistique.
 
 Michel Goldberg a tenté de dialoguer avec ces responsables, et il analyse ici leurs arguments. Mais d’injures en manœuvres de diversion, de nombreuses attaques infamantes ont été menées à son encontre, via le forum universitaire et des sites internet. Les institutions en charge de la pédagogie et de la défense des valeurs de la République ont laissé se développer un climat délétère à l'université.
 
 Ce livre analyse une dérive dangereuse de la pensée dans laquelle la violence verbale et le discours haineux s’expriment avec une totale désinvolture à l’université.
 
 Michel Goldberg est maître de conférences en biochimie à l’université de La Rochelle, habilité à diriger des recherches. Il a exercé les métiers de charpentier, de diététicien et de biotechnologie avant de devenir enseignant-chercheur.
 
 
 Les deux couronnes
 D’Isabelle Laurent – Editions Artège
 ISBN - 9782360402861-318 pages -14 euros
 
 La vie de Simon et Charles a basculé le jour où les deux amis ont été séparés par la Gestapo. C’est Charles, le petit catholique, qui est parti en camp d’extermination et Simon, le juif, qui est resté, seul et coupable.
 
 Que sont-ils devenus ? Comment ont-ils vécu et survécu au lourd secret qui les blesse ?
 
 Le destin de ces deux enfants de la guerre est-il de se revoir ? Sauront-ils pardonner ? Seront-ils capables d’aimer un jour ? Ces deux vies, extraordinaires par leur destin, emportent les lecteurs dans le tourbillon de l’après-guerre à la découverte du combat pour la survie.
 
 Isabelle Laurent est l’auteur de plusieurs romans pour la jeunesse : La prophétie d ’Assise et Le secret de Lomianki et d’un essai sur la famille : Les Yeux d’une mère.
 
et, chez le même éditeur
  
 Evgunia- Les iles Valaam
 De Anne Riolet- Editions
 ISBN- 9782360402816-248 pages -14,50 euros
 
  
 Moscou, février 1938. Après l’élimination de ses parents par la police soviétique, Evguenia est envoyée en orphelinat pour y recevoir l’éducation communiste.
 
 Pour recouvrer sa liberté, elle monte un projet d’évasion avec Olga. Après un long périple à travers la Russie, les deux filles atteignent enfin un havre de paix : les îles Valaam, alors qu’éclate la guerre...Evguenia est tout autant un roman historique qu’un thriller à couper le souffle. Le jeune lecteur s’attache très vite à ces adolescents qui connaissent le prix à payer pour survivre et devenir des adultes dignes de confiance.
 
 Agrégée d’histoire-géographie et mère de famille nombreuse, Anne Riolet a déjà publié plusieurs romans jeunesse.
 
 
 Islamisme et démocratie que faire ? N° 94
 Editons- La pensée des hommes
 Dossier édité par Jacques Ch. LEMAIRE
 ISSN- 0774 -2754- 139 pages – 15 euros
 
 Chaque jour, les médias illustrent la difficile coexistence de nos sociétés démocratiques avec celles de culture musulmane.
 
 Cette publication montre qu’après des siècles de développement parallèle et d’enrichissements mutuels les deux civilisations sont confrontées aujourd’hui à deux crises profondes : la civilisation musulmane gangrenée par sa fraction extrémiste qui la mène vers un repli identitaire et un retour en arrière supprimant toute chance d'épanouissement et d'évolution pour ses fidèles ; la civilisation occidentale, qui vit une course effrénée vers la recherche du profit maximum au détriment du respect des valeurs humanistes et de l'évolution sociale, grâce auxquelles elle a acquis ses lettres de noblesse.
 
 L’ouvrage s’interroge longuement sur les difficultés d’intégration en Belgique des populations d’origine musulmane qui subissent, depuis peu, l’influence des courants fondamentalistes et intégristes islamistes, et sur les problèmes liés à l‘éducation de sa jeunesse, à la religion, à la condition féminine. Il tente de dégager des pistes concrètes et réalistes pour un réel « vivre ensemble » fait de tolérance, de compréhension et de respect réciproques.

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