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Moïse Rahmani

Pour un automne tout en douceur 3 (13 octobre 2014)

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Le Perroquet Juif
Et autres contes judéo- espagnols
Aude Samama et François Azar - Editions Lior
ISBN 9782954806204-49 pages -15 euros
 
M. Abraham Behar, un riche marchand d'Istanbul a perdu sa femme. Ses amis le voyant seul et abattu lui conseillent de se remarier ou d'adopter un animal de compagnie. Après beaucoup de refus, M. Behar décide de se rendre à Paris, à La Galerie Lafayette où l'on trouve de tout et plus encore. Quel n'est pas son étonnement d'y trouver... un perroquet juif qu'il achète sur le champ. Les contes judéo-espagnols, anciens ou nouveaux, portent la mémoire des juifs sépharades d'Orient, de leur sagesse, de leur mode de vie et surtout de leur humour. Les petits et les grands défauts de chacun y sont traités avec beaucoup d'ironie et de réalisme. Comme les juifs ottomans ne vivaient jamais en ghetto, ils ont aussi emprunté beaucoup de traits à leurs voisins grecs, turcs, arméniens... qu'ils ne manquent pas une occasion de mettre en scène
 
Aude Samama (née le 13 juin 1977) est une auteure de bande dessinée et illustratrice française. Elle a la particularité de ne travailler qu'en peinture, dans un style rappelant aussi bien l'expressionnisme1 que la bande dessinée picturale de Lorenzo Mattotti ou Alberto Breccia..
 
 
Encore vivre : à l’écoute des récits de la  Shoah
La psychanalyse face à l’effacement des noms
Laurence Kaplan-Dreyfus - Editions l’Harmattan
ISBN – 9782343042640- 325 pages – 30 euros
 
Ce livre théorise vingt années d'expérience clinique auprès des survivants et de leurs familles. Il questionne, dans ce cadre, les limites de psychanalyse à l'écoute des récits de la Shoah, et de ses outils traditionnels, comme l'interprétation et le refoulement. Il traverse la notion de traumatisme pour en dégager la spécificité et décrire les conséquences de ces expériences extrêmes sur la psyché du patient. L'auteur confronte, au travers de cas cliniques et d'entretiens avec des analystes, la psychanalyse face à l'effacement des noms.
 
Laurence Kaplan Dreyfus, docteur en psychologie clinique Et psychanalyse, est née en 1956 à Paris, de parents survivants de la Shoah. Sa vaste expérience clinique initialisée en Frances ’est poursuivie en Israël dans le cadre d’Amha, Institut de prise en charge des survivants et de leur famille et de Davar, Institut analytique. Elle donne des conférences à Yad Vashem depuis plus de 10 ans. Sa recherche a été menée avec l’Université Paris-Diderot et le Collège doctoral Paris-Jérusalem.
 
 
Les furies de Hitler - Comment les femmes ont participé à la Shoah
Wendy Lower - Traduit (anglais) par S. Duran et E. Werth- Editions Tallandier
ISBN – 9791021004238- 349 pages -20,90 euros
 
Envoyées dans les pays occupés par l’Allemagne nazie, des femmes jeunes, endoctrinées et ambitieuses, se sont transformées en meurtrières. Cette enquête fait voler en éclats bien des idées reçues. Non, les femmes allemandes n’ont pas été les témoins passifs de meurtres de masse accomplis par les Einsatzgruppen, leurs maris, leurs fiancés, leurs amants ou leurs supérieurs. Elles leur ont prêté main forte. De 1941 à 1945, près d’un demi-million d’entre elles – secrétaires, infirmières, maîtresses d’école, dactylos, assistantes, auxiliaires – se sont portées volontaires pour rejoindre les rangs des persécuteurs, des assassins, des bourreaux. Établissant des listes de Juifs à éliminer, apportant à boire et à manger aux soldats pendant les exécutions de masse, les encourageant, ou les réconfortant, voire en tirant elles aussi sur les Juifs affectés aux travaux forcés.
Plongée dans les archives, journaux intimes, correspondances pendant la guerre et compte-rendu d’audience de procès tenus après-guerre, Wendy Lower nous brosse un tableau saisissant de ces femmes qu’elle qualifie de véritables furies tant elles ont donné libre cours à leur haine, avec violence, en brutalisant des êtres humains qu’elles pouvaient dominer, malmener, voire tuer.
Un livre choc. Traduit de l’anglais par Simon Duran et Evelyne Werth.
 
Professeur d histoire au Claremont McKenna College et directrice de recherche associée à la Ludwig Maximilian University de Munich, Wendy Lower est consultante en histoire pour l US Holocaust Memorial Museum.
 
 
L’Eternel
De Joann Sfar –Editions Le livre de Poche
ISBN 9782253000723- 450 pages – 7,60 euros
 
Ionas, violoniste juif ukrainien, mort au combat en 1917, ressuscite sous la forme d'un vampire dont l'obsession est de retrouver sa fiancée Hiéléna. Mais il finit par découvrir que son frère Caïn et sa belle se sont mariés et attendent un enfant. Un siècle plus tard, Ionas vit à New York auprès de la psychanalyste Rebecka Streisand et essaie de vivre en harmonie avec ses démons. Sfar aborde des thèmes qui lui sont chers (philosophie et judaïsme) avec humour et dérision.
 
Joann Sfar est un dessinateur et scénariste de bande dessinée et un réalisateur français, né le 28 août 1971 à Nice (France). Il a notamment coécrit les nombreux albums de la série Donjon et la série le Chat du rabbin.
Après un cursus philosophique, Joann Sfar s'attaque à la bande dessinée chez l'éditeur Delcourt. Il est vu comme un scénariste, et son œuvre montre un goût du conte. Il se rapproche d'artistes du dessin de presse ou d'humour et revendique l'héritage de l'œuvre de Fred et d'Hugo Pratt. Joann Sfar a développé en une dizaine d'années seulement une œuvre abondante, sans forcément achever les multiples séries qu'il installe, donnant l'impression d'une œuvre en roue libre, et dont la seule unité véritable est son auteur. Il a également obtenu de très nombreux prix et récompenses, comme le prix du Trentenaire lors du Festival d'Angoulême 2003.
Joann Sfar a réalisé un film sur Serge Gainsbourg, intitulé Gainsbourg, vie héroïque pour lequel il obtient le César du meilleur premier film.
En 2012 il obtient un deuxième César, celui du meilleur film d'animation, pour Le Chat du rabbin1.
 
 
Ciel avec trou noir
De Caroline Alexander – Editions M.E.O.
ISBN 9782930702872-238 pages – 20 euros
 
Juin 1964. Entrée dans une librairie parisienne pour y acheter une carte postale, l'auteur se voit établir par un curieux libraire antisémite un thème astral dont "la carte du ciel est percée d'un trou noir". Août 1967. La municipalité de Mönchengladbach invite pour une commémoration les juifs de la ville survivants de la Shoah. En 2007, les mêmes personnes ou leurs descendants seront invités à inaugurer des "Stolpersteine", pavés du souvenir scellés dans le trottoir devant la maison de chaque juif assassiné par les nazis.
De Bruxelles à Paris via Ostende ou Leicester, fragment par fragment, se découpe la vie d'une enfant juive échappée d'Allemagne juste avant l'horreur, en quête de la mémoire de sa mère et son frère aîné disparus dans la Shoah, jusqu'à Auschwitz où, lors d'un voyage impromptu, se révèle la sinistre vérité. Avec une préface de Pierre Mertens, prix Rossel, prix Médicis, prix de la Nouvelle de l'Académie française.
 
Née en 1936 en Allemagne, Caroline Alexander est emmenée clandestinement en Belgique en 1939. Enfant cachée durant la guerre. Après des études de Droit à l’Université Libre de Bruxelles, elle s’installe à Paris, où elle exerce différentes activités dans le monde du cinéma et du théâtre, puis dans le journalisme à partir de 1965 (Le Soir Illustré, Pan, Femme d’Aujourd’hui, Femme Pratique). Elle devient responsable des chroniques théâtrales et/ou musicales à L'Express, aux Echos, à la Tribune, au Matin, collaborant également avec Paris-Hebdo, Télérama, Diapason, Arts, Le Journal des Spectacles, La Quinzaine des Spectacles…
Elle est responsable depuis 2003de la rubrique musique classique sur le site www.webthea.com.
 
 
Revue d’Histoire de la Shoah n° 201
La littérature allemande et la Shoah, 1945-2014
Editions Mémorial de la Shoah, octobre 2014
ISBN 9782916966106- 630 pages – 25 euros
 
La Shoah a été perpétrée sur le sol germanique ou germanisé de force, et les assassins parlaient le plus souvent l'allemand. Jusqu'au procès Eichmann à Jérusalem, en Israël (1961) et aux procès d'Auschwitz à Francfort (1963) et Leipzig (1965), le silence a dominé en Allemagne et surtout en Autriche en dépit d'ouvrages d'historiens (Eugen Kogon) et de philosophes (Karl Jaspers), et de quelques rares tentatives littéraires alors peu perçues. L'Allemagne est divisée, et même si chaque Etat à sa propre politique vis-à-vis du passé, les deux évitent soigneusement de s'interroger sur le génocide des Juifs. Primo Levi n'est traduit qu'en 1959, douze ans après la parution de Si c'est un homme (Se questo è un uomo ?). Les auteurs allemands qui mettent la Shoah au cœur de leur œuvre vivent à l'étranger, Paul Celan en France, Nelly sachs en Suède et plus tard en Suisse, Ingeborg Bachmann à Rome. Pour la nouvelle génération dont fait partie W.G. Sebald (né en 1944), la Shoah demeure en RFA, jusque dans les années 1960, "un immense domaine tabou". L'Autriche, elle, façonne son image "dans la perspective des criminels qui se font passer pour des victimes". C'est très lentement que la shoah prend place dans des œuvres littéraires, essentiellement théâtrales (Peter Weiss ou Rolf Hochhut). Puis, avec les écrivains qui publient à partir des années 1990, s'impose la question de la fiction constamment menacée par la tentation du Kitsch und Tod tôt dénoncée par Saul Friedland.
Sans être exhaustif, ce numéro de la Revue d'Histoire de la Shoah cherche à couvrir plusieurs générations d'auteur(e)s d'expression allemande à travers tous les genres (poésie, théâtre, roman, journal intime, littérature de jeunesse, voire formes littéraires expérimentales) et à partir de figures connues et moins connues, de Bachmann à Celan, de Grass à Sebald.
 
 
Palestine 1948
Guerre d’indépendance ou catastrophe ?
De Yoav Gelber –Editions Les Provinciales
Fondation pour la mémoire de la Shoah
ISBN -9782912833310-427 pages – 30 euros
 
Les historiens qui traitent de la plupart des guerres et des conflits parviennent plus ou moins à se détacher de l’objet de leurs travaux. L’étude de ces autres conflits est relativement exempte des narratifs, des tensions et des legs du passé, et les chercheurs ne s’investissent pas personnellement dans les haines révolues entre Bretons et Huns, nazis et communistes, Américains et Japonais. Le conflit israélo-arabe échappe à cette règle. L’affrontement se poursuit et ne semble guère près de prendre fin. Aucun des problèmes qui furent laissés en souffrance à la fin de la guerre d’Indépendance d’Israël en 1949 ou qui surgirent plus tard n’a été résolu. Chaque mot écrit ou prononcé sur ce conflit est porteur d’implications. Ce sujet est souvent abordé et interprété, non pas dans son contexte historique, mais en tant que combat qui perdure aujourd’hui et entend façonner l’avenir.
La persistance du conflit attire l’attention sur ses aspects actuels aux dépens de ses racines historiques, lesquelles ont, semble-t-il, perdu de leur pertinence. L’ignorance règne en maître, la mémoire semble défaillante, l’opinion publique et les hommes politiques font preuve d’impatience ; dans ces conditions, la propagande parvient sans peine à rivaliser avec l’histoire. La propagande, les mémoires, les romans et les écrits de circonstance, ainsi que l’historiographie des débuts ont entouré cette guerre d’un épais voile de stéréotypes, mythes, polémiques et justifications. L’historiographie israélienne à ses débuts et les romans considéraient la guerre comme un miracle….
 
Né en 1943 sous le mandat britannique, Professeur à l’Université de Haïfa, petit-fils d’un historien chassé d’Allemagne par les nazis, Yoav Gelber a d’abord été officier combattant de Tsahal jusqu’en 1975, et fut membre de la commission d’enquête sur la guerre du Kippour. Spécialiste de l’histoire d’Israël, il a tiré de sa connaissance du terrain et des exigences opérationnelles une méthode d’investigation et une écriture rigoureuses et attentives au déroulement des faits et qui l’éclairent avec beaucoup d’efficacité.
 
 
Et, chez le même éditeur, Les Provinciales
 
L’avenir du printemps
D’Olivier Veron
ISBN 9782912833365- 166 pages – 12 euros
 
Les manifestations pour la défense d'une conception traditionnelle de la famille et du mariage, des droits de l´enfant et de la complémentarité des sexes du printemps 2013 ont pris une dimension politique saluée par l'auteur qui livre une réflexion sur le concept de nation et sur ses valeurs qui ont été selon lui progressivement détournées.
Olivier Véron est responsable de la publication des provinciales («L'histoire tout entière, comme si elle était vécue et soufferte personnellement»)
 
 
Des milliers de places vides
D’Alain Wagneur – Editions Actes Sud « le préau  »
ISBN-9782330037024- 270 pages – 22,80 euros
 
Rentrée des classes, automne 1942. Des enfants manquent à l’appel, laissant des milliers de places vides sur les bancs des écoles de France. Arrêtés lors de la grande rafle de juillet, ils seront portés absents, souvent sans autre commentaire.
Alain Wagneur, directeur d’école à Paris, a cherché dans les comptes rendus des conseils des maîtres, les registres d’inscription et les circulaires administratives de l’époque, comment ses collègues avaient réagi face aux lois antijuives et à l’arrestation de leurs élèves.
À travers ce récit, qui se lit comme un roman de l’enquête, il retrouve le souvenir de ces écoliers “partis sans prévenir” et interroge une institution scolaire encore insuffisamment confrontée à son histoire. Il rend aussi hommage aux enseignants qui ont contribué à sauver leurs élèves menacés.
Ce texte qui entre en résonance avec notre époque pose inlassablement la question de l’attitude que nous aurions eue en ces heures tragiques, et de celle que nous pourrions avoir si le racisme et la xénophobie devaient gagner la partie sur les principes de la République et de son Ecole.
Alain Wagneur est né à Paris en 1955, il fréquente le lycée de Savigny-sur-Orge (Essonne). Puis, voyage en stop et petits boulots divers. A 21 ans Alain Wagneur passe le concours de l'École normale de l'Essonne. Il enseigne d'abord en zone semi-rurale, puis à Paris. Durant ses loisirs il fréquente l'université de la Sorbonne Nouvelle. Il obtient une licence de Lettres, option cinéma, et découvre le roman policier.
De 1994 à 2003 Alain Wagneur travaille dans les Zones d'éducation Prioritaire (ZEP) à Paris. Il est instituteur de formation et conseiller pédagogique pour l'Éducation nationale. Alain Wagneur a écrit plusieurs romans pour la jeunesse et des romans policiers
 
 
Les Ex-Communistes. Eloge de l’infidélité
De Maurice Goldring –Editions Le bord de l’eau
ISBN 9782356887 3149-91 pages – 10 euros
 
La conviction profonde de l’auteur est que la gauche tout entière peinera à se réformer si elle ne mène pas l’analyse approfondie de ce qu’ont été les engagements, le pouvoir et les meurtrissures du communisme. Les communistes ont combattu les barbaries, les guerres coloniales, les exploitations. Toutes les horreurs des adversaires. Sauf celles du communisme, qui se menaient en leur nom.
 
« Les nouvelles générations sont tentées par nos erreurs de jeunesse. On admire davantage les pétoires rouillées que les froids repentirs. Des colloques et des ouvrages se rappellent du communisme l'excitation et oublient les barbelés. Le même rouge est couleur du sang et du soleil. Nous sommes des milliers, peut-être des dizaines de milliers d’anciens militants révolutionnaires passés au réformisme. Nous formons une génération en train de disparaître.
Sur ce qui s’est pratiqué en notre nom, avec notre soutien, nos justifications, nous devons témoigner, jusqu’au cimetière. Surtout jusqu’au cimetière, pour éviter que les oraisons funèbres ne soient la négation de ce que nous avons été. »
 
Maurice Goldring, universitaire spécialiste de l’Irlande, a été membre du PCF de 1950 à 1981. Il est l’auteur notamment de Sous les pavés la plume (avec Yvonne Quilès), La République populaire de France Belfond, et Renoncer à la terreur, Éditions du Rocher.
 
 
Les croqueurs de mots
Mots de François David croqués par Dominique Maes- Editions Motus
ISBN 782360110537-70 pages – 10 euros
 
Quel plaisir de déguster les mots, ainsi commence ce recueil, tout en entier dédié à la saveur des mots. Des jeux de mots, beaucoup, des jeux habiles avec les mots, toujours, pour des textes courts et puissants. Pas de difficulté de compréhension, mais un peu de vocabulaire tout de même, et surtout une habile façon de faire se questionner sur les mots, maux, momo, émotions…Un livre réjouissant qui peut faire aimer la poésie à tous les enfants, et bien des adultes ! Les mots sont là, du premier au dernier, et l’on peut jouer avec eux, nous aussi, sur les traces de l’auteur. Accompagnés par des illustrations noir et blanc qui reprennent elles aussi l’humour et le sens du texte, ces petits poèmes sont des bonbons à déguster, un par un ou par poignée !
Ce recueil est donc à la fois plaisant à lire, comme ça, mais aussi un très bon outil pour un travail pédagogique sur l’écriture poétique, les jeux de mots, les onomatopées… Facilement abordable par un public de CM et 6ème, ce petit livre est un véritable régal !
François David a publié près de 100 livres chez une trentaine d’éditeurs. Ses livres, souvent primés, sont traduits dans de nombreux pays. Plusieurs de ses textes ont été adaptés pour le théâtre, en France et à l’étranger. François David est aussi auteur de pièces radiophoniques (France Inter, France Culture) et créateur de livres-objets.
 
 
 
 
 
 

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