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Moïse Rahmani

Pour un automne tout en douceur 4 (13 octobre 2014)

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VALERIE ZENATTI
JACOB ,JACOB
Editions : Editions de l’Olivier
166 pages- 16 euros –ISBN 9782-8-236-0165-7
 
« Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s’interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n’y arrive pas, malgré l’entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d’un air brûlant qu’elle ne parvient pas à réguler, déchire ses muscles raides, rétifs à la perspective de se tendre encore et se tendant quand même. » Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l’accélération de l’Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement.
L’écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières.
 
Valérie Zenatti est née à Nice en 1970. En 1983 elle part vivre avec sa famille en Israël. De retour en France en 1990, elle étudie la langue et littérature hébraïque, exerce différentes activités, dont le journalisme et l'enseignement. Elle publie des livres pour la jeunesse à l'École des loisirs (dont Quand j'étais soldate et Une bouteille dans la mer de Gaza, prix Tam-Tam 2005), traduit les oeuvres d'Aharon Appelfeld, et a publié trois ouvrages aux éditions de l'Olivier : En retard pour la guerre (2006), Les Âmes soeurs (2010) et Mensonges (2011).
 
CATHERINE MAVRIKAKIS
LA BALLADE D’ ALI BABA
Editions : Sabine Wespierser 
195 pages – 18 euros - ISBN 978-2-8480-5165-9
 
Dédiée « aux quarante voleurs », La Ballade d’Ali Baba est un hommage ébouriffant au père disparu. De Key West, où il conduit ses filles dans sa Buick Wildcat turquoise afin de saluer la naissance de l’année 1969, à Kalamazoo, où il les dépose pour une semaine et où il ne viendra jamais les récupérer, en passant par Las Vegas où il prétend utiliser son aînée de dix ans, Érina, comme porte-bonheur près des tables de jeu, Vassili Papadopoulos donne le change et veut épater la galerie. De ce père fantasque et séducteur, qui très tôt usa la patience de sa femme, et qu’elle ne revit que sporadiquement après le divorce de ses parents, Érina, la narratrice du roman, n’a pas été dupe longtemps. Le premier saisissement passé, c’est à peine si la spécialiste de Shakespeare qu’elle est devenue s’étonne de le retrouver, vieillard frêle et vêtu d’un léger pardessus, dans les rues de Montréal balayées par une tempête de neige, alors qu’il est mort neuf mois plus tôt… Sans avoir rien perdu de son aplomb, il lui explique doctement, lui qui a quitté l’école à quatorze ans, que son apparition lui permettra de comprendre enfin la phrase de Hamlet – « le temps est hors de ses gonds » –, à laquelle elle a consacré deux chapitres de sa thèse. Érina pressent qu’il ne va pas s’arrêter là.
Catherine Mavrikakis tutoie les fantômes et se joue de la chronologie dans cet éblouissant portrait d’un homme dont l’existence nous est donnée par éclats, comme à travers un kaléidoscope. À Rhodes qu’il quitta en 1939 avec sa famille, à Alger où, très jeune, il dut gagner sa vie, à New York où il vint en 1957 « faire l’Américain » : partout, il est terriblement présent, et terriblement attachant.
 
 
 
 
Catherine Mavrikakis est née le 7 janvier 1961 à Chicago, d’une mère française et d’un père grec qui a grandi en Algérie. Elle a partagé son enfance entre Ville d’Anjou, Montréal-Nord, Villers-Bocage en Normandie et Bay City (Michigan) et a été élevée avec son plus jeune frère par le poste de télévision auprès duquel elle dormait. Elle a subi une éducation stricte dans un lycée français à l’ “étranger” où elle a appris beaucoup de choses, dont l’injustice. En 1979, elle choisit vraiment Montréal, où elle fait des études de littérature et une dépression, qui la conduira à de longues années de psychanalyse. Il lui en restera toujours quelque chose…
Pendant dix ans elle a enseigné à l’Université Concordia (à Montréal) où elle était heureuse. Mais tout a dégénéré dans le monde après le 11 septembre. Elle s’est donc retrouvée en 2003 à l’Université de Montréal, ce qui lui laisse beaucoup de temps pour écrire:
 
Et, chez le même éditeur
 
FRANCOISE HUGUIER
AU DOIGT ET A L’ŒIL
255 pages – 20 euros - ISBN 978-2-8480-5163-5
 
Dans sa préface au « Photo poche » consacré à Françoise Huguier, Gérard Lefort évoque ainsi le travail de cette grande dame de la photographie qui, depuis bientôt quarante ans, arpente le monde, les podiums et les coulisses : « Au moment de refermer les livres de Françoise Huguier, juste après s'être baigné dans une centaine de ses photographies, que reste-t-il ? Un prolétaire russe qui boit à même le bec d'une bouilloire dans une fonderie de nickel de Norilsk. Une jeune fille bozo en soutien-gorge incongru à Mopti au Mali. Une évanescence de bleu outremer à la fin d'un défilé Thierry Mugler en janvier 1997. Un beau jeune homme fier et triste, manoeuvre dans une plantation cambodgienne. Tous sont comme les personnages d'une fiction internationaliste. Tous sont héros de l'ordinaire. » Celle dont le début de la vie a été marqué par une histoire qu'elle-même qualifie de romanesque - elle fut enlevée, à huit ans, par des Viêt-minh dans une plantation d'hévéas que dirigeait son père au Cambodge et resta otage six mois -, a décidé aujourd'hui de poser des mots, et uniquement des mots, sur son étonnant parcours : ses chapitres sont intitulés « La jungle maudite », « La fiancée du Christ » (pour les années de formation de la jeune aristocrate bretonne qu'elle fut), « Les années pin up », « La femme du coupeur de tête », « Japon déclencheur », « On ne dit pas bonjour dans ma nouvelle famille » (ou son arrivée à la rédaction de Libération), « C'est qui la Callas ? », « L'Afrique, de Rock & Folk à Michel Leiris »... Des titres qui, à eux seuls, en disent long sur l'humour et le sens de la formule de cette femme aussi libre que déterminée.
 
Grande voyageuse, elle est passionnée par l'Afrique qu’elle commence à sillonner. Le continent lui inspire un premier ouvrage : "Sur les traces de l'Afrique fantôme" (Michel Leiris) paru aux éditions Maeght en 1990. Lauréate de la Villa Médicis hors les murs pour ce travail, François Huguier découvre en 1991 les photographes de Seydou Keita et Malick Sidibé (lauréat du prix international de photographie en 2003) et contribue à faire connaître leurs œuvres. Elle crée en 1994 la première Biennale de la photographie africaine à Bamako. De nouveau lauréate de la Villa Médicis hors les murs en 1993 pour son livre "En route pour Behring " (éditions Maeght), journal de bord d'un voyage solitaire en Sibérie. Ce travail est exposé dans de nombreux festivals et galeries et lui vaut un prix au World Press Photo cette même année. Expose en 1998 "A l'Extrême", travail de plusieurs années dans le Kwazulu-Natal en Afrique du Sud, à la Maison Européenne de la Photographie. Dans la continuité de ce travail sur l’Afrique, "Secrètes", livre dans lequel elle réussit à entrer dans l'intimité des femmes africaines, paraît chez Actes Sud en 1999.
L’aventure de la mode commence avec les défilés qu’elle photographie deux fois par an, « backstage » et dans les ateliers. Ses photos apparaissent à partir de 1983 dans les pages du journal « Libération ». Les directeurs artistiques de grands magazines comme Vogue, ,New York Times magazine , ID Women’s wear , MarieClaire, DS lui commandent des séries de mode. Elle réalise aussi des publicités pour Mugler, Lanvin, Lacroix…
Paraît également chez le même éditeur un livre intitulé « Sublimes », fruit de son travail sur la mode dans les années 80 et 96. En 2001, elle décide de passer plusieurs années à Saint-Pétersbourg pour travailler sur les appartements communautaires. Un livre sur ce travail intitulé «Kommounalki » sort chez Actes Sud en 2008. Elle obtient une avance sur recette du Centre National de la Cinématographie pour tourner un film : huis clos dans un de ces appartements, intitulé « Kommounalka » (sortie 2008 productions les films d’Ici).
En 2004, elle retourne sur les traces de son enfance de prisonnière du Viêt Minh au Cambodge. Un livre intitulé « J’avais huit ans » retrace cette histoire et paraît chez Actes Sud en 2005. Suit une exposition aux rencontres Photographiques d’Arles.
En 2007, Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie lui demande d’être l’un des commissaires du Mois de la Photo 2008.
En 2008, elle est l’invitée de Christian Lacroix, directeur artistique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, où une grande exposition lui sera consacrée.
Tous ses livres ont fait l’objet d’expositions qui continuent de voyager dans le monde entier.
Paris- New York -Moscou- Séoul - Sao Paulo- Johannesbourg - Lausanne - Berlin - Londres - Madrid.
 
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