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Moïse Rahmani

Une heure de gagnée (1er avril 2015)

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Michèle KAHN
SHANGHAI LA JUIVE
Editions Le Passage-ISBN 9782847423020-520 pages – 11,50 euros
 
C'est à Shanghaï, la ville mythique, interlope et fascinante, que débarque en 1938 Walter Neumann, un jeune journaliste autrichien rescapé de Dachau. Plus de vingt mille autres Juifs européens, traqués par les nazis, trouveront ainsi refuge dans la seule ville au monde où l'on peut encore entrer sans visa. La misère atroce des réfugiés et du peuple chinois côtoie le luxe effréné de nababs russes ou bagdadiens, de caïds philippins, de Shanghaïens richissimes. Pianiste au Wiener Café, Walter Neumann noue amours et amitiés. La vie commence à lui sourire quand soudain les Japonais, maîtres de la ville, regroupent les réfugiés juifs dans un ghetto. Pris dans le filet, Walter Neumann se débat pour survivre et repousse l'instant où il devra choisir entre ses deux amours : Macha la belle Russe fortunée, et Feng-si la Chinoise captivante. Mais les troupes communistes avancent... Il fuira à Hong Kong, et son destin se jouera à Macao. Avec ce grand roman d'amour et d'aventures, présenté ici dans une nouvelle édition, Michèle Kahn a révélé en 1997 au public cet aspect méconnu de l'histoire de
Michèle Kahn est un écrivain français, née le 1er décembre 1940 à Nice, qui a vécu ensuite à Strasbourg et habite à Paris. Elle a d'abord écrit des ouvrages destinés à la jeunesse (une centaine), et s'adresse principalement au public adulte depuis 1997. Ses romans fortement ancrés dans l'Histoire et très documentés, souvent inspirés par les péripéties du peuple juif, entraînent les lecteurs aux quatre coins du monde.
 
Michèle Kahn est journaliste. Elle a collaboré au Magazine littéraire de 1987 à 20065, et à L'Arche de 1993 à 2010 L'Arche (revue).
Une Bibliothèque Michèle Kahn a été fondée en 1997 pour la jeunesse par l’Alliance israélite universelle à Paris7, qui par ailleurs recueille son fonds d'archives.
 
 
Christophe BATAILLE
L’EXPERIENCE
Editions  Grasset –ISBN 978 2 246 81 1640- 86 pages -12 euros
 
« Je suis sorti de la tranchée et tout de suite ses yeux m’ont fixé : deux prunelles de cendre. C’était une chèvre, une pauvre chèvre que nous n’avions pas vue, enchaînée sur la plaine, face au pylône et à la bombe. Un chevreau semblait s’abriter derrière elle, sur ses pattes tremblantes. Tous deux étaient comme cuits. J’ai abandonné mon compteur, et la chèvre s’est mise à hurler. Le chevreau était tombé sous elle. Il y avait ce cri, mécanique, sans être, un cri à nous rendre fous. Pour ce cri, j’aurais renoncé à la France. »
 
Avril 1961, dans le désert algérien. A trois kilomètres de ce point inconnu, une tour de cinquante mètres porte une bombe atomique. Le jeune soldat qui parle, accompagné d’une petite patrouille, participe à une expérience. Il est un cobaye.
 
C’est cette zone d’intensité extrême que nous livre Christophe Bataille. Face à l’histoire et à la mort, il reste les mots, les sensations, la douceur du grand départ puis la lumière.
 
Né en 1971, après des études de gestion à l'école des Hautes études commerciales (Paris), Christophe Bataille travaille 2 ans à Londres en coopération pour L'Oréal. C'est là qu'il écrit son deuxième roman, Absinthe, suivant le succès du premier, Annam, bien accueilli par la critique. De retour à Paris, il change de métier en 1995 et passe dans le monde de l'édition chez Grasset tandis qu'il continue d'écrire la nuit.
Depuis janvier 2007, il soutient Bibliothèques Sans Frontières, une jeune ONG qui vise à faciliter l'accès au savoir dans les pays en développement.
 
Josiane SAVIGNEAU
AVEC PHILIP ROTH
Editions Gallimard –ISBN 9782070147120-220 pages -18,50 euros
 
«Il a annoncé qu’il cessait d’écrire et de publier. Pendant vingt ans je suis allée le rencontrer pour lui parler de ses romans. Ce n’était pas toujours facile. Mais un dialogue s’était noué, une amitié complice, rythmée et enrichie au contact d’une œuvre puissante, provocante, en perpétuel mouvement. C’est cette expérience de lecture et ce dialogue, cet exercice d’admiration aussi, que je veux restituer pour le faire partager. C’est un voyage singulier que de redécouvrir des romans familiers, toujours au contact de leur auteur. Philip Roth fait retour sur des personnages, des idées, des situations, des convictions… Et parle librement de l’Amérique de son enfance, de la guerre, de son identité, du statut – qu’il conteste - d’"écrivain juif américain", du malentendu entre les hommes et les femmes, de la démocratie, des ravages de la "political correctness"… Il a reconsidéré certaines de ses certitudes et s’accroche à d'autres. Mais au fond, cet écrivain d’exception n’a pas changé, et son œuvre, au terme de cette traversée, me paraît toujours comme un tout, d’une exceptionnelle richesse et d’une parfaite cohérence. Finalement, en le relisant, je me dis que tous ses romans composent un seul grand livre.»
 
Josyane Savigneau est une écrivaine et journaliste française, de la rédaction du quotidien Le Monde, née le 14 juillet 1951 à Châtellerault. Elle entre au journal Le Monde en 1977.
Elle est responsable du Monde des Livres, supplément hebdomadaire du Monde, de 1991 à 2005.
 
Michel MARIAN
LE GENOCIDE ARMENIEN
De la mémoire outragée à la mémoire partagée
Editions Albin Michel – ISBN 9782226253842- 176 pages 15 euros
 
Cent ans après le génocide arménien perpétré en avril 1915, Michel Marian fait revivre deux
histoires singulières et passionnelles, celle des Arméniens et celle des Turcs. Il suit les
Arméniens sur le chemin séculaire de leur quête de justice, exigeant la réintégration de leur
malheur dans la mémoire universelle. Il retrace le travail difficile mais remarquable qu’une
partie du peuple turc a entrepris depuis une décennie pour se réapproprier un passé tragique et
coupable. Il dévoile les surprises, les personnalités, les hasards, les occasions trouvées ou
manquées qui ont séparé ces histoires, avant de leur donner une chance de se rencontrer.
Peut-on qualifier de génocide un événement antérieur à la création du mot ? Faut-il pénaliser
sa négation ? Pourquoi les gouvernements turcs successifs persistent-ils à le refuser ? Faudra-
il attendre encore cent ans pour qu’advienne cette reconnaissance ou y va-t-il aujourd’hui une
solution ?
 
Michel Marian n’esquive aucune difficulté, mais rend accessibles et vivants tous ces débats. Il
propose des réponses et ouvre la perspective d’un avenir partagé, tel qu’on peut espérer qu’il
se dessine à la fin de cette année de commémorative.
 
Michel Marian, élève de L’ENS (Ulm) et de l’ENA, agrégé de philosophie est engagé dans
la cause de la reconnaissance du génocide depuis trente ans. Il est depuis dix ans un des
artisans du dialogue arméno-turc. Il a publié en 2009 avec Ahmet Insel un Dialogue sur le
tabou arménien (éditions Liana Lévi), qui est encore une référence pour la forme originale et
personnelle choisie.
 
Et, dans le cadre du centenaire de ce génocide
 
Laure MARCHAND-Guillaume PERRIER-Thomas AZUELOS
LE FANTOME ARMENIEN
Editions Futuropolis- ISBN 9782754811554-128 pages – 19 euros
 
Le massacre de plusieurs centaines de milliers d’Arméniens en 1915 continue à être occulté par l’idéologie officielle turque. Journalistes basés en Turquie, Guillaume Perrier et Laure Marchand ont réalisé une vaste enquête sur la mémoire de ce génocide. Ils sont allés à la rencontre des survivants et se sont rendus sur les lieux qui portent encore la trace de la présence arménienne.
 
Pour ce récit de bande dessinée documentaire, Laure Marchand, Guillaume Perrier et Thomas Azuélos ont suivi le voyage de Christian Varoujan Artin, depuis Marseille jusqu’en Turquie, sur les traces de sa famille. Varoujan, 54 ans, vit à Marseille où 10 % des citadins de la cité phocéenne ont des racines en Arménie. Militant, il s’occupe d’animer le centre Aram pour la reconnaissance du génocide et assure la préservation de la mémoire et de la culture de la diaspora arménienne, comme son père et son grand-père avant lui. Il décide de monter une exposition de portraits d’Arméniens en Turquie, pays des bourreaux de ses ancêtres. Avant 2014, Varojan n’avait jamais envisagé d’aller en Turquie, au risque de « piétiner les ossements de ses ancêtres ». Le voyage jusqu’à cet « Auschwitz à ciel ouvert » représentait donc un enjeu très fort pour lui et pour sa femme, Brigitte Balian, qui l’accompagnait. Mais ce n’était pas seulement un pèlerinage. Varoujan et Brigitte ont également rencontré les descendants des Arméniens qui ont réchappé aux massacres et sont restés en Turquie en 1915.
 
Car aujourd’hui ces Arméniens kurdes, turcs, alévis, musulmans, sortent de l’ombre, racontent leurs histoires et aspirent à retrouver une identité perdue. Le fantôme arménien révèle aussi l’embarras actuel des Turcs d’aujourd’hui, enfants des tortionnaires qui ont reçu en héritage une conscience atrophiée et qui ne « trouveront la paix et ne pourront construire une démocratie que s’ils font face à leur histoire. » Il aura fallu attendre le 23 avril 2014 pour que le Premier ministre turc Recep Tayyoip Erdogan présente les condoléances du pays aux « petits-fils des Arméniens tués en 1915 » lors des massacres qui ont coûté la vie à près d’un million d’Arméniens, sous l’empire ottoman. Un geste hautement symbolique pour Ankara, qui ne reconnait pas le
 
 
Romain PUEROLAS
La petite fille qui avait avalé un Nuage grand comme la Tour Eiffel
Editions Le Diletante – ISBN9782842638122- 255 pages – 19 euros
 
Le jour où Providence doit se rendre à Marrakech pour ramener Zahera, une petite fille gravement malade qu’elle vient juste d’adopter, un volcan se réveille en Islande et paralyse le trafic aérien européen empêchant tout avion de décoller. Lamour d’une mère est-il assez fort pour déplacer les nuages ?
 
Romain Puértolas est né le premier jour de l’hiver 1975 à Montpellier. Conscient de la brièveté de la vie, il décide de vivre plusieurs vies en une seule. Tour à tour professeur de langues, traducteur-interprète, compositeur, DJ-turntabliste, nettoyeur de machines à sous, steward dans une dizaine de compagnies aériennes puis lieutenant de police, il déménage 31 fois en 38 ans. L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, son premier roman, revêtu d’une couverture du plus beau jaune citron, a paru en septembre 2013 (après une longue série de manuscrits refusés). Il a été traduit en 35 langues, a remporté le Grand Prix Jules Verne 2014 et le prix Audiolib 2014 pour la version audio lue par Dominique Pinon. L’auteur travaille en ce moment à son adaptation cinématographique. Son deuxième roman, La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel, est aux couleurs du ciel quand il est bleu. Détail d’importance, car « Happyculteur », ou heureux chronique par nature, comme il se définit, Romain Puértolas s’est mis en tête de dessiner un magnifique arc-en-ciel sur les étagères de ses lecteurs.
 
Dany LAFFERIERE
De l’Académie Française
JOURNAL D’UN ECRIVAIN EN PYJAMA
Editions Grasset –ISBN 9782253-329 pages -7,10 euros
 
 Le pyjama est un étrange habit de travail », nous dit Dany Laferrière, qui, après trente années d’écriture, décide de parler à ses lecteurs. Suite de fragments et de scènes où fiction, réflexion, récit, méditations s’alternent. Journal d’un écrivain en pyjama met sous nos yeux l’itinéraire de cet écrivain pour qui la vie est une aventure exaltante, qui se conjugue entre lire et écrire.
L’auteur intervient ni en savant ni en érudit, mais plutôt en écrivain-lecteur, dandy, esthète passionné : Que lisons-nous ? Qu’écrivons-nous ? Et quelles sont les incidences des livres dans notre vie quotidienne ?
 
À propos de conseils d’écriture, Laferrière glisse quelques notes : « Quand vous cherchez depuis un moment à décrire la pluie qui tombe, essayez : il pleut. » La lecture, étant une activité naturelle, Laferrière convoque les écrivains, classiques et contemporains, comme s’il s’agissait de vieux amis qui se seraient retrouvés dans un café.
 
Né à Port-au-Prince en 1953 d’un père intellectuel et homme politique, Windsor Klébert Laferrière, et d’une mère archiviste à la mairie de Port-au-Prince, Marie Nelson, Windsor Klébert, qui deviendra Dany, passa son enfance avec sa grand-mère, Da, à Petit-Goâve, dans cet univers dominé par les libellules, les papillons, les fourmis, les montagnes bleues, la mer turquoise de la Caraïbe et l’amour fou pour Vava. Ces épisodes heureux sont relatés dans deux de ses romans : L’Odeur du café et Le Charme des après-midi sans fin.
 
À la fin de ses études secondaires au collège Canado-Haïtien, Dany Laferrière commence à travailler à l’âge de dix-neuf ans à Radio Haïti Inter, et à l’hebdomadaire politico-culturel Le Petit Samedi soir. Il signait, à la même époque, de brefs portraits de peintres dans leur atelier pour le quotidien Le Nouvelliste. A la suite de l’assassinat de son ami Gasner Raymond, trouvé sur la plage de Braches, à Léogâne, le 1er juin 1976, il quitte précipitamment Port-au-Prince pour Montréal. Cet évènement sera raconté dans son roman Le Cri des oiseaux fous.Il débarque dans une ville en pleine effervescence des Jeux olympiques et à la veille des élections historiques qui amèneront l’équipe de René Lévesque au pouvoir pour changer à jamais le paysage politique du Québec. Il est élu à l’Académie française, le 12 décembre 2013, au fauteuil d’Hector Bianciotti (2e fauteuil).
 
Trois BD aux Editions Dupuis
 
LE SPIROU DE TEHEM ,MAKYO,TOLDAC
LA GROSSE TETE
ISBN 9782800156569- 70 pages
 
Ordre et harmonie ???
Depuis des années, Fantasio consigne les aventures qu'il a vécues avec Spirou, et s'isole pour en tirer un roman. Quand sort le livre, Spirou est surpris par son contenu. Fantasio a gonflé son propre rôle. Premier petit accroc entre les deux amis... Le livre est un bide mais un producteur de films veut absolument l'adapter au cinéma. Le scénario est retravaillé pour donner un rôle beaucoup plus important à Spirou, au grand dam de Fantasio. Le film est un immense succès et Spirou devient une star, alors que Fantasio végète dans un relatif anonymat. Quand débute le tournage du deuxième film au Bretzelburg, Spirou et Fantasio sont quasiment devenus des étrangers l'un pour l'autre. Mais la révolution qui gronde dans ce petit pays va redistribuer les rôles...
 
Le Spirou de... permet à différents auteurs de s'approprier le célèbre groom le temps d'un album (ou plusieurs pour Yann et Schwartz, et bientôt Émile Bravo). Une carte blanche qui nous a déjà valu pas mal de surprises. Cette fois, Makyo, Toldac et Tehem entrent dans ce prestigieux terrain de jeux pour une aventure prenant pour références directes deux albums-phares de la série période Franquin : La mauvaise tête et QRN sur Bretzelburg. Et le résultat est pour le moins décoiffant, tout comme les conflits qui vont mettre à mal l'amitié liant Spirou et Fantasio.
 
Les scénaristes s'en donnent à coeur joie dans une vision très actuelle et "médiatique" de cette aventure. Ils multiplient les clins d'oeils à la série initiale, à Dupuis, au monde de l'édition, mais égratignent tout autant une société du paraître et du star-système à travers la caricature du cinéma et un personnage de producteur, Paco Calente, particulièrement versatile. L'aventure humoristique est bien au rendez-vous, mais son humour, justement, est légèrement plus trash et nettement plus acide que ce à quoi les pérégrinations de ses héros nous ont habitués. Mais, précisons-le, l'ensemble fonctionne fort bien, avec une préférence pour la première partie de l'intrigue, cependant, dans laquelle l'effet de surprise agit davantage, alors que l'humour de la seconde tend plus vers le potache !
 
Contrairement à d'autres dessinateurs qui se sont lancés dans cette collection... à risque, Tehem ne tente pas d'adapter son style graphique aux canons de l'école de Marcinelle. Tehem fait du Tehem, et vu le ton très actuel de La grosse tête, on lui donne sincèrement raison. Graphiquement, il délivre ainsi Le Spirou de... le plus audacieux de cette série thématique avec Panique en Atlantique de Fabrice Parme et Lewis Trondheim. Poussant la logique contextuelle et cinématographique de l'intrigue, les auteurs nous offrent même en bonus (mais basse définition !) quelques "scènes coupées" au montage.
 
Les puristes hurleront peut-être au sacrilège, mais La grosse tête revisite le mythe en le respectant, mais avec une approche et un ton très actuels. Le lecteur s'amuse et rit même parfois franchement. Pari gagné !
 
BERCOVICI CAUVIN
LES FEMMES EN BLANC
Un bacille heureux
ISBN 9782800162584- 48 pages
 
La plupart d'entre nous n'ont jamais fréquenté les hôpitaux que comme patients, sans vraiment soupçonner ce qui arrive dans les coulisses. Et c'est tant mieux. Car, si l'on en croit Bercovici et Cauvin, le petit monde des chirurgiens, infirmières, médecins et autres spécialistes ne manque ni de dévouement, ni de cynisme, ni d'imagination, ni de loufoquerie.
 
Sur un sujet parfois grave, une succession de gags qui réconciliera les patients que nous sommes tous un jour ou l'autre avec le monde hospitalier, qui a fort à faire pour ne pas perdre la tête.
 
Philippe Bercovici, né le 5 janvier 1963 à Nice (Alpes-Maritimes, France) est un dessinateur français de bande dessinée, principalement connu pour la série Les Femmes en blanc.
Il  commence dès l'âge de treize ans en envoyant ses dessins au scénariste Raoul Cauvin. Ce dernier, séduit, lui propose de travailler pour le journal Spirou. L'année suivante, il illustre des chroniques et participe à la rubrique Carte blanche qui permet de publier de jeunes auteurs. Entre 1979 et 1981, il dessine, avec Raoul Cauvin au scénario, la série Les Grandes amours contrariées dont un album sort en 1982. Toujours dans Spirou et avec Raoul Cauvin, il crée la série Les Femmes en blanc en 1981 et publie quelques planches dans le journal Aïe !. Il entame aussi une collaboration avec François Corteggiani avec qui il publie Robinson et Zoé dans Gomme !, Kostar le magnifique dans Circus, Barnabé, envoyé spécial et Big Bang Orchestra dans Je bouquine, Yann et Julie dans P'tit Loup, Grand Panic Circus dans Pif Gadget, Testar le Robot et Téléfaune édités directement en album respectivement chez Fleurus et Dargaud. Il publie aussi des planches dans un ouvrage collectif de la série Les Belles Histoires de l'oncle Paul et dessine pour diverses campagnes publicitaires.
 
RUNBERG – HOMS
D’après la trilogie de Stieg LARSSON
MILLENIUM 5
ISBN 9782800163222- 65 pages
 
La saga Millénium se poursuit avec l'adaptation du 3e best-seller de Stieg Larsson.
 
Lisbeth s'était évadée de la maison où la retenait son père, le sinistre Zala, chef de gang régnant sur la traite des blanches en Suède. Père et fille, bien que tous deux grièvement blessés dans l'affrontement, n'ont pas fini d'en découdre, tandis que Niedermann, le terrifiant colosse, laisse des cadavres dans le sillage de sa cavale. Lisbeth, la hackeuse solitaire, va devoir accepter l'aide des rares personnes en Suède qui la croient innocente : Mikael Blomkvist ou Plague. Mais en cherchant à lever le voile sur le passé de cet homme auquel elle doit tous les tourments de son enfance, elle va provoquer la réactivation de la "Section", une cellule secrète de la Säpo (le contre-espionnage suédois) dont les sinistres secrets dormaient avec Zala...
 
Le thriller de Stieg Larsson entre en résonance avec une certaine histoire de la Suède contemporaine, celle qui s'écrit dans l'ombre des gouvernements et à l'abri du secret défense. L'adaptation est menée de main de maître, séduisant les fans et enthousiasmant les nouveaux lecteurs. Sylvain Runberg réussit à offrir une lecture personnelle du récit de Stieg Larsson, dont il met en évidence quelques zones inexplorées, dans le plus grand respect de l'esprit de l'auteur. José Homs pose sur ce joyau noir un dessin tendu et une mise en scène extrêmement immersive et dynamique.
 
Sylvain Runberg, né en 1971 à Tournai d'une mère Belge et d'un père Français, a grandi dans le Sud de la France. Il partage depuis plusieurs années son temps entre la France et la Suède, pays qu'il connait bien. Il est titulaire d'un bac d'Arts Plastiques et d'une maîtrise d'histoire politique.Il s'essaye au scénario durant sa convalescence et s'apercevant que ça lui plait plus que de raison, il décide de continuer, avec succès. Son premier livre parait en 2004. Depuis Sylvain Runberg a publié près de 30 albums chez les plus grands éditeurs francophones (Dupuis, Dargaud, Le Lombard, Glénat, Futuropolis, Ankama) et a été traduit en 8 langues.
 
 
Sylvain Runberg travaille actuellement sur la suite de ses différentes séries, « Orbital », « Jack », « Reconquêtes », « Konungar », « Les Carnets de Darwin » et démarre également de nouveaux projets. « Sukeban Turbo », un thriller urbain Tokyoïte aux éditions Ankama, l'adaptation d'un thriller de la célèbre romancière suédoise Karin Alvtegen chez Dargaud, et pour les éditions Dupuis, les nouveaux projets ne manquent pas : un one-shot dans la collection « Interpol », qui se déroule à Stockholm, avec au dessin une star de la BD suédoise, Peter Bergting. Viendront ensuite une série de spin off tirés de l'univers d' « Orbital » où différents auteurs illustreront des histoires courtes thématiques liées à la série.
 Sylvain Runberg et le dessinateur espagnol José Homs ont été choisis pour adapter en BD la trilogie de Stieg Larsson « Millénium », thriller au succès planétaire.
 

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