Accueil - sefarad.org
Loading

Moïse Rahmani

Pour préparer 5776 3 (MB 9 septembre 2015)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


Montasser ALDE’EMEH
Pourquoi nous sommes tous des djihadistes
Editions Jourdan (La boîte à Pandore )
ISBN 978-2875-57157-1- 280 pages -18,90 euros
 
Jeune adolescent, il était, dit-il au Monde, « assoiffé par la haine et la vengeance » ; vingt ans plus tard, il présente une thèse de doctorat pour comprendre les jeunes qui ont emprunté un chemin auquel il a renoncé : celui du combat contre l’Occident.
 
Fils de Palestiniens chassés d’Haïfa vers la Jordanie avant de trouver refuge en Belgique, Montasser Alde’emeh, barbe courte et verbe haut, consacre son temps et son énergie à étudier le glissement vers l’extrémisme violent de jeunes musulmans belges. Et il est l’un des rares chercheurs à avoir pu se rendre en Syrie pour partager le quotidien de jeunes combattants. « J’avais des atouts. Je suis palestinien, et ceux-ci sont généralement acceptés par les djihadistes. J’appartiens à la même génération qu’eux, je parle quatre langues, dont l’arabe et plusieurs de ses dialectes. Enfin, je connaissais la filière qui pouvait me faire passer en Syrie, via la Turquie », explique-t-il.
Il n’a pas hésité à prendre des risques pour sa thèse. Montasser Alde’emeh, a vécu plusieurs jours avec de jeunes djihadistes belges en Syrie.
Aujourd’hui, il revient sur cette immersion dans un livre. Mais ce n’est pas tout. Le chercheur a également mis en place un centre de dialogue, ouvert aux Belges convertis et aux familles ayant perdu leur enfant. Au total, plus de 400 jeunes belges combattraient actuellement en Syrie.
 
Spécialiste de la radicalisation islamique et du djihad international, le chercheur Montasser AlDe'emeh (KuLeuven et l'Université d'Anvers) qui s'est rendu en Syrie pour observer les conditions de vie des djihadistes belges, a dû fermer ses comptes Facebook et Twitter suite à un afflux d'insultes et de menaces de mort.
 
Edouard LOUIS
En finir avec Eddy Bellegueule
Editions du Seuil
ISBN 978-2-757-85297-2 - 205 pages – 6,90 euros
 
Édouard Louis est entré en littérature avec fracas, c'est le moins que l'on puisse dire. Son roman, En finir avec Eddy Bellegueule, raconte sa jeunesse dans un village de Picardie. Homosexuel et fils du sous-prolétariat, Louis retrace, la plume dépouillée et empreinte de sociologie, le rejet brutal qu'il eut à subir. Son livre, vendu à 200 000 exemplaires est traduit en plusieurs langues.
 
Né le 30/10/1992 Édouard Louis, né Eddy Bellegueule est un écrivain français.
Il grandit à Hallencourt (Somme) avant d'entrer en classe de théâtre au lycée Madeleine Michelis d'Amiens.
De 2008 à 2010 il est délégué de l'académie d'Amiens au Conseil national de la vie lycéenne, puis étudie l'histoire à l'université de Picardie.
Il poursuit à partir de 2011 des études de sociologie à l'ENS de la rue d'Ulm. En 2013, il obtient de changer de nom et devient Édouard Louis. La même année, il dirige l’ouvrage collectif "Pierre Bourdieu. L'insoumission en héritage " aux PUF. En mars 2014, il annonce qu'il dirigera une collection, "Des mots", consacrée à des retranscriptions de conférences, des entretiens et des courts textes, pour cet éditeur.
En février 2014, à 21 ans, il publie "En finir avec Eddy Bellegueule", un roman à forte influence autobiographique. Très commenté dans les médias, et largement salué pour ses qualités, le livre donne lieu aussi à plusieurs polémiques. En mars 2014, il obtient le prix Pierre Guénin contre l'homophobie et pour l’égalité des droits.
 
Yiyun LI
Plus doux que la solitude
Editions Belfond
ISBN 978-2-714-45107-1 - 350 pages – 21 euros
 
« Yiyun Li excelle à rendre les vies ordinaires broyées par les aberrations du système Mao, les drames obscurs des sans-grades dans les villes de province et les carnages plus intimes des sentiments. Elle déploie un art du récit concentré et intimiste, tissé de mots simples et d'images classiques. » David Fontaine, Le Canard enchaîné
Des révolutions étudiantes de la place Tian'anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd'hui, l'histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l'élégance distanciée, une oeuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l'idée que même la plus innocente des personnes est capable du plus glacial des crimes...
Yiyun Li est née et a grandi à Pékin avant de s'installer aux États-Unis en 1996 pour ses études de médecine. Après l'obtention d'un diplôme en immunologie, elle décide de se consacrer à l'écriture. Après son premier roman, Un beau jour de printemps(Belfond, 2010 ; 10/18, 2011) et le recueil de nouvelles Un millier d'années de bonnes prières (Belfond, 2011), Plus doux que la solitude est son troisième ouvrage à paraître chez Belfond. Yiyun Li vit à Oakland avec son mari et leurs deux fils.
 
Jean Christophe Attias
Moise Fragile
Edition Alma
ISBN 978-2-362-79141-3 - 278 pages - 22 euros
 
Selon la tradition, Moïse aurait écrit les cinq premiers livres de la Bible. Il s'y dépeint de façon surprenante : avec et contre Dieu ; avec et contre son peuple ; porteur des Tables de la Loi, qu'il brise; prophète bègue, guide vers une Terre promise dont l'entrée lui reste interdite, mort dont nul ne connaît le tombeau... De quoi dérouter celles et ceux qui s'imaginent Moïse taillé d'un bloc, d'autant qu'il est aussi revendiqué et réinventé par le christianisme et par l'islam. Sans oublier Freud et la psychanalyse.
Au fil d'une série de portraits possibles - y compris celui d'un Moïse féminin -, Jean-Christophe Attias suit les métamorphoses, à travers les âges et les traditions, du libérateur des Hébreux. Puisant dans les sources rabbiniques autant que dans la Bible elle-même, il interroge les mots et surtout les silences des textes. Et il y découvre un Moïse fragile, maître d'un judaïsme de l'esprit, de l'errance, et de l'inachèvement. Recevoir et transmettre. Écouter, quand bien même le message serait confus. Questionner avec insistance, surtout quand il n'y a pas de réponse. Et toujours, rester libre. Tel semble bien être le judaïsme de Moïse. Un judaïsme qui parle aux croyants et aux autres, aux Juifs, bien sûr, mais aussi bien au-delà d'eux, invitant à en finir avec l'orgueil de la tribu, la violence des armes, la tyrannie du Lieu.
 
Né en 1958, Jean-Christophe Attias a d’abord suivi un double cursus de philosophie (Université Paris I) et d’hébreu (INALCO). Il a été doctoral fellow du Lady Davis Fellowship Trust au département d’histoire du peuple juif de l’Université hébraïque de Jérusalem en 1988-1989. Agrégé d’hébreu moderne (1987), docteur en études hébraïques de l’Université Paris VIII (1990) et habilité à dirigé des recherches (EHESS, 1997), il a été chargé de recherche au CNRS, affecté au Centre d’études des religions du Livre (CNRS-EPHE), de 1991 à 1998. En 1998, il a été élu directeur d’études à la Section des Sciences religieuses de l’EPHE, où il est titulaire de la chaire de « Pensée juive médiévale, VIe-XVIIe siècles ». Il est directeur-adjoint du Centre Alberto-Benveniste depuis sa fondation, en 2002, et professeur associé à l’Institut de recherche sur les civilisations de l’Occident moderne (IRCOM) de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV). Depuis mars 2011, J.-C. Attias est président de la commission “Philosophie, psychanalyse et sciences des religions” du Centre national du Livre.
 
Gabriel RINGLET
Vous me coucherez sur la terre nue
L’accompagnement spirituel jusqu’ à l’euthanasie
Editions Albin Michel
ISBN 978-2-226-31635-6 - 245 pages - 17 euros
 
Vous me coucherez nu sur la terre nue », tel est le souhait de François d’Assise pour l’heure de sa mort. Cet appel au plus grand dévêtement, à l’acceptation de l’ultime fragilité est aussi le signe qu’à l’instant du dernier souffle, il faut un viatique symbolique.
Comment concilier alors cette demande universelle de rituel avec la question de l’euthanasie ? Doit-on laisser partir les personnes qui en font la demande affronter seuls cette heure-là ? Quelle symbolique offrir à ce moment qu’aucune liturgie ne prend en charge ?
Pour faire le récit de son accompagnement dans un service de médecine palliative de ces personnes qui, en Belgique, demandent l’euthanasie, Gabriel Ringlet a choisi l’infinie douceur d’un texte au plus près des questions essentielles qui animent l’humain.
À partir de témoignages saisissants, il livre avec courage une réflexion très profonde sur la fin de vie et un vibrant plaidoyer pour la dignité de l’humain.
 
Gabriel Ringlet, théologien et écrivain, a été longtemps professeur et vice-recteur à l’université catholique de Louvain-la-Neuve. Très présent dans les médias en Belgique, membre de l’Académie Royale, connu pour ses prises de position humanistes et progressistes, il a publié une vingtaine d’ouvrages parmi lesquels chez Albin Michel : L’Évangile d’un libre penseur (Prix des libraires religieux), Ma part de gravité (Prix des Écrivains croyants), et en 2008, Ceci est ton corps.
 
 
Ales ADAMOVITCH
Viens et vois
Editions Piranha
ISBN 978-2-3711-9010-8 - 318 pages - 21 euros
 
Roman essentiel sur la Seconde Guerre mondiale et les massacres perpétrés par les allemands en Biélorussie, Viens et vois est également un bouleversant roman d'apprentissage, adapté au cinéma par l'auteur.
Fliora est un jeune homme à peine sorti de l’adolescence lorsqu’il rejoint les partisans dans la forêt pour combattre les troupes allemandes. Vingt-cinq ans plus tard, il se rend avec un groupe de survivants pour inaugurer un monument commémoratif à Khatyn. C’est à travers les souvenirs de Fliora, qui remontent à la surface lors de cet étrange voyage en bus qui les mènent sur les lieux de la tragédie, qu’Ales Adamovitch dresse un tableau terrifiant du génocide et des crimes atroces perpétrés par les nazis : les habitants du village encerclé par un escadron de la mort allemand exécutés en masse, les femmes et les enfants jetés vivants dans les flammes qui ravagent les maisons et l’église du village.
Viens et vois est un roman de guerre mais également un roman d’apprentissage et d’amour.
 
Ecrivain, scénariste et critique littéraire biélorusse, Ales Adamovitch (1927-1994) a rejoint encore adolescent les partisans luttant contre les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Après un doctorat en philologie, il a étudié la réalisation et l'écriture cinématographique à Moscou et fut membre de l'Académie des sciences biélorusse.
 
 
 
Patrick WEILL avec Nicolas TRUONG
Le sens de la République
Editions Grasset
ISBN 978-2-246-858222-5 - 180 pages - 17 euros
 
Depuis le traumatisme de janvier 2015, la République n’a cessé d’être invoquée et convoquée, notamment lors des immenses manifestations du 11 janvier. Fondement de notre société, socle de la citoyenneté et rempart de notre laïcité, elle fut aussi décriée. A force de ne pas tenir ses promesses, il lui fut reproché de favoriser l’entre soi, le communautarisme, voire l’apartheid social. Après la Concorde… vint le temps de la discorde. C’est alors que la volonté de questionner Patrick Weil apparut comme une évidence. Historien de l’immigration et de la nationalité, directeur de Recherche au CNRS, professeur invité à l’Université de Yale et à l’école d’économie de Paris, il est un des rares intellectuels à pouvoir intervenir dans le débat public sur des sujets aussi brûlants que l’intégration, les migrations, la religion, le racisme, l’antisémitisme. Sans langue de bois, sans éviter les sujets qui fâchent, comme l’islam ou l’identité nationale, les frontières ou l'héritage colonial, il se nourrit de véritables recherches empiriques et d’une longue pratique des politiques publiques, à la différence de tant de ceux qui occupent la scène médiatique. Il donne ici du sens à la République, à savoir une direction et une orientation. Son récit savant et vivant d’une histoire partagée par tous les Français, quel que soit leur origine, ranime les valeurs républicaines. Contre les prophètes de la division, il nous donne les raisons d’espérer en un avenir commun.
 
Patrick Weil est directeur de rechercher au CNRS. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence, dont La France et ses étrangers (Calmann-Lévy, Folio) et Qu’est-ce qu’un français ? (Grasset, 2002). Patrick Weil est aussi directeur de collection chez Grasset.
 
Nicolas Truong est journaliste, responsable des pages Idées-Débat du Monde.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -