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Moïse Rahmani

Pour préparer le 11 novembre 1 (7 novembre 2015)

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Irene BUENAVIDA

Départ sans retour

Editions : Editions du Marais

ISBN 978-2-923-72157-6- 178 pages –

 

Plus de cinq décennies après leur départ forcé d’Égypte, la Mémoire de ce pays est toujours très vivace dans l’esprit des membres de l’Association des Juifs originaires d’Égypte de Montréal (A.J.O.E.). “En dépit des moments très ardus que les Juifs ont vécus en Égypte à la fin des années 50 et au début des années 60, notamment après la création de l’État d’Israël, ces derniers ­gardent des souvenirs merveilleux et indélébiles des années de vie qu’ils ont passées dans leur pays natal. On ne peut pas tirer un trait  définitif sur un pan important et très marquant d’une vie. C’est pourquoi nous avons fondé en 2003 l’A.J.O.E., pour maintenir allumée la flamme de la Mémoire juive égyptienne afin que nos enfants et petits-enfants n’oublient jamais l’Histoire de leurs aïeux”, explique Irène Buenavida, qui a quitté définitivement le Caire en 1966, principale fondatrice de l’A.J.O.E. Dans les années 40, environ 80000 Juifs vivaient en Égypte. Aujourd’hui, il ne reste officielle­ment qu’une vingtaine de Juifs dans le pays des Pyramides, rappelle Albert Herscovitch, qui quitta le Caire avec sa famille en 1962. À partir des années 50, les Juifs ­d’Égypte furent victimes d’une politique d’exclusion, de spoliation de leurs biens et de dégradation civique institutionnalisée par les Autorités égyptiennes. “Malheureusement, c’est un Chapitre très noir de l’Histoire du Moyen-Orient et du conflit israélo-arabe qui a été complètement oublié. Les Autorités égyptiennes apposèrent sur le passeport des Juifs forcés à s’exi­ler une estampe de sinistre mémoire: “Départ définitif, sans retour”. Ainsi, on a mis fin à plusieurs siècles de vie juive en Égypte”, se rappelle ému Albert Herscovitch. Pour Rose Simon Schwartz, actuelle Présidente de l’A.J.O.E., qui vécut au Caire jusqu’en 1963, il est impératif, plus que jamais, de maintenir vivante la Mémoire et le riche Héritage culturel des Juifs natifs ­d’Égypte. “Nous tenons absolument à ce que nos enfants et petits-enfants se rappellent d’où viennent leurs parents et grands-parents. À une époque de mondialisation débridée où les repères identitaires s’effilochent, il est impor­tant de préserver et transmettre nos racines identitaires à la jeune génération, dit-elle. Dès qu’un peuple arrête de se souvenir, il meurt. Nous ne voulons pas que le Judaïsme égyptien devienne un vestige du passé. C’est pourquoi nous nous échinons à le maintenir vivant. Malgré les humiliations que nous avons subies, on regarde aujourd’hui l’Égypte avec nostalgie, mais sans amertume, ni haine.” Maurice Sadeh quitta le Caire en 1946 pour se joindre à l’Armée de la Haganah, qui luttait alors fougueusement en Palestine contre les Arabes et les Britanniques pour fonder un État juif souverain. Le Judaïsme égyptien était très cosmopolite et porteur de plusieurs héritages culturels juifs, rappelle-t-il. “Les Juifs d’Égypte étaient la seule Communauté juive du Moyen-Orient qui n’avait pas la mentalité nationale, en l’occurrence égyptienne. Les Juifs égyptiens de vieille souche étaient peu nombreux. Notre Communauté était constituée de Juifs provenant de diverses contrées et ayant des héritages culturels différents. Beaucoup de Juifs ne vivaient en Égypte que depuis une génération.” Viviane Silver partit définitivement d’Égypte en 1957, quelques mois après la deuxième Guerre israélo-arabe -la Campagne du Sinaï. Elle était une adolescente de 15 ans. “Je me rappelle surtout de mon enfance très heureuse. Comment oublier ces années merveilleuses qui font aussi partie intégrante de mon identité juive. Les Juifs qui ont vécu en Égypte partagent une Mémoire commune dont il ont le devoir de pérenniser et léguer aux générations futures.” Pour Adèle Mardoché, qui s’est exilée d’Alexandrie à l’automne de 1957, les Juifs d’Égypte sont porteurs d’une “Histoire très juive” qu’il est urgent de raconter et réhabiliter, surtout à une époque où les négationnistes de l’Histoire juive s’acharnent à distiller leur propagande mensongère pour nier aux Juifs et à Israël le droit d’exister. Albert Hamaoui, qui a vécu au Caire, lance aussi un vibrant appel pour que les Juifs égyptiens se mobilisent avec entrain pour préserver le “magnifique Héritage” que leurs ancêtres leur ont légué en affrontant avec un courage inouï des épreuves souvent funestes. “Nous devons lutter contre l’oubli de notre passé. C’est ce que fait admirablement bien l’A.J.O.E. L’amnésie historique est un mal qui menace l’avenir des civilisations humaines”, dit-il. Rachel Alkalay n’a jamais vécu en Égypte. Si elle est un membre actif de l’A.J.O.E., c’est pour perpétuer l’héritage culturel et identitaire, plusieurs fois centenaire, que son père, qui est né en Égypte, lui a transmis depuis qu’elle était enfant. D’après Irène Buenavida, environ 500 familles juives d’origine égyptienne vivent à Montréal.

 

Irène Buenavida est une figure incontournable de la vie juive de  Montréal.

 

Henri GOUGAUD

Les voyageurs de l’aube

Editions Albin Michel

ISBN 978-2-226-31932-6- 299 pages -19,50 euros

 

Né à Carcassonne en   1936  Henri Gougaud, auteur de chansons, homme de radio, pionnier du renouveau des contes, est l’auteur de nombreux ouvrages (romans, récits, recueils, essais divers), parmi lesquels : Le Grand Partir (roman, Grand prix de l’humour noir, 1978) ; L’Arbre à soleils (1979) ; Bélibaste (1982) ; La Bible du hibou (1993) ; Les Sept Plumes de l’aigle (1995) ; L’Homme qui voulait voir Mahona (2008) ; Le Trouveur de feu.

Il dirige les collections La Mémoire des sources et Contes des sages aux éditions du Seuil

Henri Gougaud a été le parolier de Jean Ferrat, de Juliette Gréco et de Serge Reggiani. Il a collaboré à plusieurs émissions de France Inter ("Le Grand Parler", "Ici l'ombre", "Marche ou rêve" de Claude Villers) et animé sur TF1 "Histoire d'homme" dans le cadre de l'émission "d'Hier et d'aujourd'hui".

Il a également publié "Départements et Territoires d'outre-mort" (Bourse Goncourt de la nouvelle 1977) et d'autres ouvrages consacrés à la science-fiction, aux contes du monde entier transposés avec un sens poétique très fin et très sûr, au moyen-âge, des romans ayant pour cadre l'épopée spirituelle des cathares, l'initiation aux visions du monde amérindiennes et chamaniques, etc.

 

Antoine CHOPLIN

Une forêt d’arbres creux

Editions : La fosse aux ours

ISBN 978-2-35707-3-118 pages 16 euros

 

TEREZIN, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE, décembre 1941.

Bedrich arrive dans la ville-ghetto avec femme et enfant. Il intègre le bureau des dessins.

Il faut essayer de trouver chaque matin un peu de satisfaction en attrapant un crayon, jouir de la lumière sur sa table à dessin, pour enfin s'échapper du dortoir étouffant, oublier la faim, la fatigue et l'angoisse.

Chaque jour se succèdent commandes obligatoires, plans, aménagements de bâtiments. Chaque nuit, le groupe se retrouve, crayon en main, mais en cachette cette fois. Il s'agit de représenter la réalité de Terezin sans consigne d'aucune sorte.

Et alors surgissent sur les feuilles visages hallucinés, caricatures. Tout est capté et mémorisé la nuit puis dissimulé précieusement derrière cette latte de bois du bureau des dessins.

Antoine Choplin est l'auteur de Radeau, du Héron de Guernica et de La Nuit tombée (prix France Télévisions 2012).

 

 

Contes de Luda

Choisis et présentés par Muriel BLOCH

Illustrés par Violaine LEROY

Editions – Gallimard Jeunesse Giboulées

ISBN 978-2-07-066363-7-18 euros

 

 «Quand c'était? Il y a longtemps, quand même! Il y avait un chien qui vivait dans la taïga. Vivait tout seul, sans personne. Bon... Bon? Non, pas bon du tout. Vivre seul, c'est mauvais. On s'ennuie à vivre seul. Voilà le chien qui s'ennuie, qui s'en va chercher un ami...»

Luda avait cette façon bien à elle de raconter, profonde, vraie, jamais sophistiquée, ce désir de savoir, de trouver les pourquoi et les comment de toutes choses, d'où qu'elles viennent: de l'Afrique à l'Asie Centrale, du Grand Nord à l'Orient extrême. Une merveilleuse initiation pour Muriel Bloch, qui nous présente ici les contes de son amie Luda. Tous? Impossible: elle en a écrit tellement et de si différents, mais les plus beaux tout simplement! «C'est comme ça et pas autrement!»

Muriel Bloch est conteuse et parcourt la France à la rencontre de son public.

Depuis 1979, elle conte, en France et à l'étranger, pour tous les âges, seule ou à plusieurs voix, souvent en musique, à la carte, en urgence, à propos, pour des événements, des musées, des théâtres, des jardins, des bibliothèques, des appartements, des prisons, des préaux, des châteaux, à la radio…

Elle aime raconter à la carte, en «patchwork narratif», mêlant des contes populaires d'origines diverses (Japon, Grand Nord, Caucase, Italie…) et des contes littéraires, parfois «irracontables» comme ceux du "Cabinet des fées", ou des récits empruntés à la littérature : Borgès, Calvino, Cortazar, Gogol, Hoffmann, Highsmith, Irish, Kafka, Scott Fitzgerald, Twain…

Muriel Bloch est responsable de formation sur le conte et les récits à la Joie par les livres. Elle enseigne à l’université Paris-VIII dans le département arts. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages illustrés, notamment chez Gallimard Jeunesse / Giboulées.

 

Juan DIAZ CANALES –Ruben PELLEJERO

CORTOMALTESE

Sous le soleil de minuit

Editons Casterman

ISBN 978-2-203-09211-2- 86 pages – 16 euros

 

Après une si longue absence, Corto Maltese reprend du service. On en rêvait, on dissertait sur l’opportunité mais il était urgent d’attendre. Ce retour est le bébé d’un duo qui a courageusement pris le risque de succéder à Pratt, au moins dans l’esprit, et de redonner vie, avec talent, à un Corto très personnel. Rubén Pellejero et Juan Diaz Canales ont amené Corto Maltese faire un tour sous le soleil de minuit.

Une reprise fidèle et moderne d’un grand mythe contemporain. Rubén Pellejero s’empare des codes graphiques d’Hugo Pratt tout en réussissant à les investir de sa propre sensibilité, à travers le soin apporté aux décors, les personnages secondaires et la mise en couleurs.

La nouvelle histoire imaginée par le scénariste Juan Díaz Canales réactive les ressorts de la geste prattienne (fidélité à la parole donnée à un ami, chasse au trésor, faits historiques authentiques, etc.)

Les dialogues percutants de ce grand récit d’aventures réjouiront les afficionados autant qu’ils séduiront les nouveaux lecteurs.

Juan Díaz Canales

Né en 1972 à Madrid, Juan Díaz Canales a fait ses premières armes dans l’animation. Il fonde, en 1996, la compagnie Tridente Animacion avec trois autres artistes, et propose bientôt scripts, scénarios et dessins animés aux studios européens et américains. C’est durant cette période qu’il rencontre le dessinateur Juanjo Guarnido : ensemble, le duo ibérique imagine les aventures d’un détective privé aux traits félins. Ce sera Blacksad, dont le premier tome, Quelque part entre les ombres, paraît en 2000 chez Dargaud – quatre autres tomes suivront, acclamés par le public et la critique, raflant le prix de la série à Angoulême en 2006 et un Eisner Award en 2013.

Juan Díaz Canales a également signé les scénarios de deux autres séries, Les Patriciens (avec Gabor), et Fraterniy (avec José Luis Munuera). Corto Maltese marque sa première collaboration avec Rubén Pellejero.

 

Né en 1952 à Badalone, Rubén Pellejero se lance d’abord dans l’illustration dans les années 1970. Il faut attendre 1982 pour qu’il fasse ses débuts dans la bande dessinée, avec une série sur l’histoire de Barcelone publiée dans la revue Cimoc. Mais c’est aux côtés du scénariste argentin Jorge Zentner que sa carrière décolle réellement : ils signeront ensemble une douzaine d’albums en vingt ans, dont Les Mémoires de Mr Griffaton, la série des Aventures de Dieter Lumpen, qui marque ses débuts chez Casterman, ou encore Le Silence de Malka, prix du meilleur album à Angoulême en 1999. Adopté par le public français, qui apprécie son trait réaliste et son sens de la couleur et du clair-obscur, Rubén Pellejero a collaboré ces dernières années avec les scénaristes Denis Lapière (Un peu de fumée bleue, Un tour de valse…) et Frank Giroud (L’Écorché).

 

Muriel BLOCH

Pffeu, le cracheur de lettres

Editions Gallimard Jeunesse

ISBN 978-2-07-065347-8- 30 pages -13 euros

 

Sur la place de Motgency, il n'y a pas si longtemps, il y avait un cracheur de lettres qui, de son souffle puissant, recouvrait entièrement les murs, les façades, les trottoirs alentour. Voici son étrange histoire...

Muriel Bloch est conteuse et parcourt la France à la rencontre de son public. Depuis 1979, elle conte, en France et à l'étranger, pour tous les âges, seule ou à plusieurs voix, souvent en musique, à la carte, en urgence, à propos, pour des événements, des musées, des théâtres, des jardins, des bibliothèques, des appartements, des prisons, des préaux, des châteaux, à la radio. Elle aime raconter à la carte, en patchwork narratif , mêlant des contes populaires d'origines diverses (Japon, Grand Nord, Caucase, Italie.) et des contes littéraires, parfois irracontables comme ceux du Cabinet des fées , ou des récits empruntés à la littérature : Borgès, Calvino, Cortazar, Gogol, Hoffmann, Highsmith, Irish, Kafka, Scott Fitzgerald, Twain. Muriel Bloch est responsable de formation sur le conte et les récits à la Joie par les livres. Elle enseigne à l'université Paris-VIII dans le département arts. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages illustrés, notamment chez Gallimard Jeunesse/Giboulées. Aurore Callias est issue de l'Ecole Estienne, et a étudié la scénographie à l'Ecole de la Cambre à Bruxelles. Elle écrit et dessine des livres pour la jeunesse, et signe la création graphique de pop-ups.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

David LESCOT

Ceux qui restent

Editions Gallimard –

ISBN 9782070112227-125 pages – 16 ,40  euros

 

«Nous sommes assis sur un banc, place du Général-de-Gaulle, à Lille, en octobre 2011, et Véronique me parle de son père. Dans un an et demi, ce sera le soixante-dixième anniversaire de l'insurrection du ghetto de Varsovie. Son père, Paul Felenbok, est né à Varsovie avant la guerre, il a vécu enfant dans le ghetto ; jusqu'ici il n'a jamais pu en parler publiquement, mais maintenant il veut le faire.

Quelque temps après, Véronique me parle de Wlodka Blit-Robertson, la cousine de Paul, qui vivait avec sa famille au même endroit que les Felenbok. Elle est la fille de Lucjan Blit, un responsable important du Bund, l'organisation socialiste juive.

L'histoire de Paul et celle de Wlodka dans le ghetto commencent de manière identique : les deux familles vivent ensemble dans un immeuble, rue Leszno. Puis leurs parcours divergent : les Felenbok s'échappent par les égouts avec l'aide de passeurs, tandis que Wlodka et sa sœur jumelle Nelly passent par-dessus le mur, grâce aux contacts de leur père, et sont cachées dans une famille polonaise. Cette histoire, j'ai su dès le départ que je ne voulais pas l'écrire moi-même, en faire une œuvre d'auteur. Je voulais simplement faire en sorte que les témoins se racontent eux-mêmes. Je ne voulais pas parler pour eux, mais parler avec eux.»

David Lescot, né en 1971, fils du comédien Jean Lescot et frère de Micha Lescot, est un dramaturge français. Il est également musicien et metteur en scène.

 

Claude MONIQUET

DJIHAD -  D’AL –QUAIDA A L’ETAT ISLAMIQUE.COMBATTRE ET COMPRENDRE

Editions La Boite à Pandore

ISBN 9782875571762-444 pages -19,90 euros

 

C. Moniquet, journaliste, a travaillé pendant vingt ans pour le renseignement extérieur français. Il a également co-fondé une société privée de renseignement et d'analyse du risque lié à la violence politique et au crime organisé. Il évoque ici les individus susceptibles de commettre des actes terroristes en France.

Durant plusieurs années, il a été consultant de CNN pour le renseignement et le terrorisme international. Co-fondateur de l'ESISC, une société de renseignements privés et d'analyse du risque lié à la violence politique et au crime organisé, il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont dix sont consacrés à l'histoire du renseignement, au terrorisme, au djihad et au Moyen-Orient.

 

 

Steven BOYKEY SIDLEY

MEYER ET LA CATASTROPHE

Editions Belfond

ISBN 9782714459053-  380  pages – 21  euros

 

Révélation des lettres sud-africaines, grand provocateur devant l'éternel, dans la lignée d'un Philip Roth ou d'un Joseph Heller, Steven Boykey Sidley livre un roman explosif, oscillant entre humour dévastateur et réelle émotion, sens de l'absurde et réflexions métaphysiques.

 

 

L'avantage de l'angoisse, c'est que le ciel peut bien vous tomber sur la tête, vous êtes paré. C'est un peu la philosophie de Meyer depuis qu'il a passé le cap de la quarantaine.

Il faut dire qu'entre ses ex-femmes, sa future ex-petite amie, son père déclinant, ses enfants qu'il ne voit jamais, son patron qu'il déteste et sa carrière ratée de saxophoniste, Meyer a de quoi jongler, niveau situations potentiellement explosives.

 

Sauf qu'à force de tendre le dos, il faut bien que ça craque. Mais rien ne pouvait réellement préparer Meyer à l'ampleur des catastrophes qu'il va devoir affronter. Un véritable tsunami, si énorme et si dévastateur qu'il va le forcer à tout remettre à plat.

Tout commence par un coup de fil à sa première ex-femme...

Steven Boykey Sidley a un temps exercé le métier de développeur informatique et a tenté l'aventure hollywoodienne en tant qu'auteur de scénarios avant de tout plaquer pour se consacrer à l'écriture. Imperfect solo est son troisième roman, le premier à paraître en France. Steven Boykey Sidley vit désormais à Johannesburg, en Afrique du Sud, avec son épouse et leurs deux enfants. On peut le croiser dans les clubs de la ville où il joue du saxophone avec son groupe de jazz.

 

 

Albert  JAMOUS

C’EST ICI OU LA MER

Editions  TAMYRAS

ISBN -978-2-3608-6058-6-154 pages  -15 euros

 

Beyrouth, année 1956. Chez les Ajami, une famille juive de la petite bourgeoisie, la vie suit son cours tranquille à peine influencée par les tensions qui commencent à couver. Cette petite communauté se sent encore chez elle dans ce pays multiple, se tenant à l'écart de la politique. Seul le fils rêve d'un ailleurs, de se mêler aux autres et rêve surtout d'aller en France y poursuivre ses études. Des décennies plus tard, après la spirale de la violence et les bouleversements subis par le Liban, il recherche, mélancolique, à travers une vieille photo de famille, les traces volatiles de son passé, de lui-même, et d'un pays ancien qui est si loin.

Albert Jamous est né en 1937 à Beyrouth, de père et de mère syriens. En 1957, il remporte le concours international Hachette de littérature et obtient une bourse pour se rendre à Paris où il suit des cours de philosophie à la Sorbonne.

Parallèlement, il est le correspondant du journal libanais L’Orient. Durant plusieurs années, il enseigne la philosophie à Paris avant de suivre sa femme, enseignante de lettres classiques et écrivain, à l’île de La Réunion. Il y occupera le poste de documentaliste et bibliothécaire au rectorat.

Albert Jamous est décédé le 17 mars 2015. Son roman était encore en cours d’impression.

 

Catherine ROUVIER

GUSTAVE LE BON

Clés et enjeux de la psychologie des foules

Editions Terra Mare

ISBN 9782918677178- 312 pages-19,90 euros

 

Auteur de Psychologie des foules (1895) G. Le Bon critique le jacobisme et l'égalitarisme. Son analyse des mécanismes de propagation des idées a marqué le débat idéologique contemporain.

Mardi 11 septembre 2001, 16h30.

En quelques minutes la planète entière, via CNN et les dépêches des agences de presse reprises en boucle par radios et télévisions connait le nom de Ben Laden qui « au vu des premiers indices» semble être l’instigateur de l’attentat du World Trade Center.

 

Dimanche 14 Mai 2011, 13h.

Aux actualités de la mi-journée les télévisions du monde entier diffusent l’image du directeur du FMI, accusé de viol, menotté entre deux policiers. Plus personne désormais n’ignorera ni son nom, ni son visage.

 

Deux immenses tours en flammes, un « grand» de ce monde menotté… Deux images choc qui, diffusées dans le monde entier, se comprennent sans mots. Les conséquences, quelles qu’elles soient (décisions des dirigeants nationaux et internationaux, guerres, révoltes etc.), seront reçues par des individus à travers le prisme initial de cette image. Tel est le phénomène que Gustave Le Bon, médecin français passionné de science sociale, décrit dès les premières pages du petit livre choc qu’il publie en 1895, Psychologie des foules : «L’orientation des sentiments et des pensées dans un même sens, premiers traits de la foule en voie de s’organiser, n’implique pas toujours la présence simultanée de plusieurs individus sur un seul point. Des milliers d’individus séparés peuvent à un moment donné, sous l’influence de certaines émotions violentes, un grand événement national par exemple, acquérir les caractères d’une foule psychologique…» L’analyse lébonienne originelle continue de constituer un excellent préliminaire à la compréhension de la psychologie politique contemporaine, car la pensée simple et claire de Gustave Le Bon reste, comme le découvrira le lecteur, d’une éblouissante actualité.

 

Catherine Rouvier est docteur d’Etat en droit public et en science politique de l’université Paris II (Panthéon-Assas), ancienne élève de Sciences Po Paris et maître de conférences à l’université de Paris XI (Orsay). Sa thèse d’ histoire des idées politiques sur Gustave Le Bon, parue initialement en 1986 aux PUF avec une préface d’Edgar Faure et qui a reçu le Prix Fabien de morale et de sociologie de l’Académie française, a permis de redécouvrir cet auteur qui fut le père de la psychologie collective et dont l’ouvrage Psychologie des foules, paru en 1895, connut un grand succès.

 

Et, chez le même éditeur

 

Clotilde

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