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Moïse Rahmani

Douillet au coin du feu 2 (12 février 2016)

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Les femmes de l’islam : Fatima, la fille de Mahomet
Par Marek Halter - Editons J’ai Lu
382 pages - 8 euros - ISBN 978-2-290-11523-7
 
khadija, l'épouse de Muhammad, fut la première à dire : « Je crois. » Fatima, sa fille, est celle qui dit : « Nous pouvons. »
Fatima a promis à sa mère mourante, Khadija, de toujours veiller sur Muhammad. Quand il est menacé par les polythéistes de La Mecque, elle déjoue une tentative d'assassinat. Mais l'existence dans la cité devient trop dangereuse pour le Messager d'Allah. En l'an 622, il décide de partir. Fatima l'accompagne dans sa longue marche vers Yatrib, future Médine. C'est l'Hégire, qui marque le début du calendrier musulman. À Yatrib, les fidèles d'Allah sont accueillis par la communauté juive, qui reconnaît dans l'enseignement de Muhammad l'héritage d'Abraham et de Moïse.
Cette époque est pour Fatima celle du chagrin. Son père épouse Aïcha, la très jeune fille d'Abu Bakr, son compagnon le plus proche. Aïcha n'est qu'une enfant, mais Fatima se sent trahie. Mariée à Ali, l'un des fils adoptifs du Prophète, elle est à l'étroit dans un rôle qui ne lui convient pas. D'autant qu'elle, la guerrière, ne participe pas à la grande bataille qui oppose les adeptes d'Allah aux polythéistes.
La naissance d'Hassan, son premier fils, esquisse déjà le conflit qui continue à diviser le monde musulman. Qui sera l'héritier du Prophète ? La lignée d'Hassan, dont se réclament les chiites ? Ou celle d'Abu Bakr, dont se réclament les sunnites ?
Loin des idées reçues, le roman d'une femme rebelle au moment ou la naissance de l'islam bouleverse l'équilibre entre juifs, chrétiens et polythéistes dans la péninsule Arabique. Une grande épopée romanesque pleine de rebondissements.
 

Marek Halter est un écrivain juif français, né en Pologne.
Il aborde dans ses livres beaucoup de sujets liés à l'histoire du peuple juif. Il est le fils d’un imprimeur et d’une poétesse yiddish.
A l’âge de cinq ans, il s’échappe avec ses parents du ghetto de Varsovie. À leur arrivée en Ukraine, une patrouille de l’armée rouge les dirige vers Moscou. Puis, au début de la guerre germano-soviétique, Marek et les siens sont envoyés à Kokand, en Ouzbékistan. Tour à tour voleur et pionnier, il revient en Pologne en 1946.
En 1950, Marek Halter et ses parents s’installent à Paris. Il se rend en Israël pour la première fois en 1951 et travaille dans un kibboutz. Mais il veut être peintre et, dès son retour à Paris, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts.
En 1967, il fonde et préside le Comité international pour la paix négociée au Proche-Orient. Il est à l’origine des premières rencontres entre Israéliens et Palestiniens.
En 1973, il est chargé d’un séminaire sur l’art et la politique à l’Université de Harvard aux États-Unis.
C’est à Paris pourtant qu’il publie son premier livre, "Le Fou et les rois", qui est consacré à la paix au Proche-Orient. Ce livre obtient le Prix Aujourd’hui en 1976. Depuis, tout en consacrant une part importante de sa vie à la défense des droits de l’homme partout où ils sont bafoués (président de l’Institut Andréï Sakharov, de l’Institut international de la culture juive, cofondateur de SOS Racisme...), Marek Halter a publié plus d’une dizaine d’ouvrages, dont "La Mémoire d’Abraham" en 1983, Prix du Livre Inter.
Aujourd’hui, Marek Halter préside deux universités françaises en Russie et dirige "Les Nouvelles Françaises", un mensuel bilingue franco-russe.
 
 
Je ne voulais pas être moi
Par Claude Arnaud - Editions Grasset
176 pages - 17 euros - ISBN 978-2-246-85223-0
 
Il avait passé sa vie à vouloir être d’autres, à emprunter l’identité de ses frères puis de ceux qu’il aimait. Ayant surmonté la mort de sa mère et le suicide de son aîné, vécu avec un homme puis un autre, il  pensait s’être trouvé. Mais son monde vole en éclats lorsqu’un deuxième frère disparaît en mer et que son père meurt. À tout juste quarante ans, Claude Arnaud devient le patriarche d’une famille de fantômes.
La découverte d’Haïti et l’amour retrouvé, auprès d’une femme, lui permettront de reprendre goût à la vie et d’ordonner enfin, par l’écriture, les morceaux de son existence.
L’histoire de cette renaissance est universelle : elle interroge ce qui, en chacun de nous, subsiste quand tout s’effondre.
 
Claude Arnaud est romancier, essayiste et critique. Il a notamment publié chez Grasset Qu’as-tu fait de tes frères? (2010), Brèves saisons au paradis (2012) et Proust contre Cocteau (2013). 
 
 
Et les rêves prendront leur revanche
Par Hughes Royer - Editions L’âge d’Homme
194 pages - 17 euros - ISBN 978-2-8251-4518-0
 
Une star de la chanson hantée par un avortement, un père réduit en esclavage par sa fille de sept ans, une obèse incapable de quitter son canapé, un patient confronté à l'indifférence de son médecin, une mère accusée de maltraitance envers son fils, un séducteur traumatisé par l'apparition d'un petit ventre, une employée vieillissante acculée au suicide, une attachée de presse scotchée aux réseaux sociaux…
Hugues Royer (né le 12 janvier 1965 à Saint-Cyr-l'École) est un écrivain et journaliste français.
Il grandit dans une famille d’agriculteurs originaires des Yvelines, qui s’installent en Touraine un an après sa naissance. C’est le cadet d’une fratrie de trois garçons.
Il effectue sa scolarité au lycée Alfred de Vigny de Loches, puis en Hypokhâgne au lycée Descartes de Tours et en Khâgne au lycée Balzac à Paris. Titulaire d’un DEA de philosophie, d’un DESS de psychologie sociale et d’un DEA de littérature comparée, il commence par enseigner la philosophie à l’Institut Saint-Exupéry de Paris.
En 1991, il quitte l’enseignement pour devenir journaliste et directeur de collection dans l’édition. Il publie plusieurs ouvrages : contes pour enfants, biographies et beaux livres.
En 1998, âgé de trente-trois ans, il sort son premier roman, Mille et Une raisons de rompre. L’année suivante, il rejoint la rédaction du magazine people Voici. En 1999/2000, il signe trois expositions d’art contemporain, à Neuchâtel, à Genève puis à Paris, dans la galerie Quai Voltaire, où il présente l’installation Je ne suis pas madame Soleil.
Dans la foulée, d’autres romans paraissent : Mémoire d’un répondeur, en 1999, salué par la critique, La vie sitcom, en 2001, avec l’éditeur Bernard Wallet, Comme un seul homme, en 2004, récit de son année sous les drapeaux.
Le 17 novembre 2004, il devient papa de Mathilde et Solenn. En mai 2005, il épouse Pascale, la maman. Au Cherche Midi, sous la direction de Pierre Drachline, il publie Ma mère en plus jeune, en 2006, puis Daddy blue, en 2007.
En novembre 2008, il sort une biographie de Mylène Farmer, qui rencontre un grand succès, et que les fans de la chanteuse saluent comme « le livre de référence ». Il dédie cet ouvrage à son père, Guy Royer, qui disparaît à l'âge de 68 ans, des suites d'un cancer, le 19 avril 2009. Entre-temps, il a signé La Société des people, un essai philosophique qui prolonge les analyses de Guy Debord. En novembre 2010, il publie Cabrel, la biographie la plus ambitieuse jamais consacrée au chanteur d'Astaffort. Le 6 janvier 2011 paraît Je reviens bientôt (Michalon), un hommage poignant à son père disparu.
 
L’enfant, la mort et la vérité
Par Esther Schapira et Georg Hafner - La Maison d’Edition
206 pages - 20 euros
 
L’image à fait le tour du monde : le 30 septembre 2000 dans la bande de Gaza, un jeune palestinien de 12 ans, Mohamed al Dura, meurt dans les bras de son père. Charles Enderlin, le chef du bureau de France 2 à Jérusalem, commente les images que son cameraman à filmées. Par la suite, de nombreux doutes sur l’authenticité du reportage ont surgi.
Le jeune garçon a-t-il été tué par les Israéliens ou par les Palestiniens ? A-t-il réellement été abattu ? Ce reportage était-il une mise en scène de propagande ? Si tel est le cas, l’enfant « mort » est-il encore vivant ?
Pour les Palestiniens, il n’y a jamais eu aucun doute : Mohamed al Dura est un « martyr ».
Ce livre, aboutissement d’une expertise approfondie, livre des conclusions stupéfiantes. C’est aussi une analyse objective sur la guerre que se livrent les médias, une réflexion inédite sur le manque de rigueur dans la course aux scoops et aux meilleures images.
Esther Schapira est journaliste pour « Les thèmes du jour », une des émissions phare de l’ARD, la première chaîne publique allemande.
Georg Hafner a été rédacteur en chef à l’ARD de 1988 à 2013. Aujourd’hui, il est auteur indépendant et écrivain.
Tous deux sont auteurs de documentaires qui ont reçu de nombreux prix internationaux.
 
Les jours Areuh
Par François d’Epernoux - Editions Anne Carrière
140 pages - 15 euros - ISBN 978-2-8433-7806-5
 
3 heures du matin. Assis dans un fauteuil sous le rond de lumière d’un abat-jour, un homme de 50 ans donne le biberon à son nourrisson de 3 mois. Entre eux : un demi-siècle et 96 kilos de différence.
 
D’un côté un homme mûr, encore tout étourdi de cette paternité tardive. Revigoré par cette vie naissante, mais mesurant combien la sienne sera balisée désormais, et projeté brutalement dans un avenir lointain : il aura 80 ans quand cet enfant en aura 30. Confiant dans l’espoir qu’incarne ce petit être, mais terrifié aussi à l’idée de le jeter dans le bain d’un monde angoissant. Perplexe devant cette posture de papa poule, lui qui, encore célibataire quelques mois plus tôt, biberonnait à sa façon dans le monde de la nuit. Fier de cet enracinement patriarcal mais triste à l’idée de renoncer en grande partie, par cette sédentarisation même, aux voyages, à l’imprévu, à l’aventure.
 
De l’autre, minuscule dans les bras de son père, un bébé qui a la vie devant lui ; qui tète goulûment entre deux endormissements ; qui gigote dans son body, gazouille et grogne, comme enivré, d’autant plus assoiffé de vie qu’il est né « en état de mort apparente » et a été « récupéré à M7 » – c’est-à-dire après 7 minutes de massages cardiaques.
 
Dans ce dialogue silencieux, qui commence à l’heure bien réelle d’un biberon pour s’achever dans une intemporalité imaginaire, s’expriment tous les paradoxes d’une confrontation entre un nouveau-né et un père encore jeune, mais déjà avancé dans la vie, et tous les enjeux et questionnements qu’un tel événement peut impliquer. Une drôle de fable à découvrir, en somme. Une comptine qui, entre l’anecdotique et l’onirique, l’humour et la poésie, pose un regard sur le monde et le redoutable bonheur d’être père
François d’Epenoux, 51 ans, a publié neuf ouvrages aux éditions Anne Carrière, dont deux ont été adaptés au cinéma : Deux jours à tuer (par Jean Becker en 2008) et Les Papas du dimanche (par Louis Becker en 2012) ; Le Réveil du coeur, son neuvième livre, a obtenu le Prix Maison de la presse 2014. Il est par ailleurs le père de trois grands enfants, et d’un petit garçon de 3 ans né d’un deuxième mariage. Mi-récit, mi-fiction, Les Jours areuh est inspiré de son propre vécu.

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