Accueil - sefarad.org
Loading

Moïse Rahmani

Pour les derniers jours hivernaux MB (3 mars 2016)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


Nathan WEINSTOCK
SE RIRE DU DESTIN
Farce pour Pourim
Editions Matanel Avant-propos –ISBN 9782390000396-159 pages -17,95 euros
 
Le Rouleau d'Esther nous relate que Haman, haut dignitaire du roi perse Akhasveyresh (Assuerus), avait projeté d'exterminer tous les Juifs duroyaume, complot que surent déjouer in extremis la Reine Esther et son cousin Mordekhay (Mardochée). Ce récit biblique est commémoré chaque année lors de la fête de Pourim (« du destin » ou « des lots ») qui revêt l'allure d'une célébration carnavalesque.Depuis les Temps Modernes l'usage s'est répandu dans le monde ashkénaze de donner à cette occasion des représentations dramatiques (lesPurimshpiln), jeux de scène carnavalesques préfigurant la naissance du théâtre yiddish au XIXe siècle. Le texte le plus ancien qui nous soit parvenu fut consigné par écrit en 1697 : il s'agit du « Jeu d'Akhasveyresh », traduit ici pour la première fois.Dans cette satire, dérision, bouffonneries et grivoiseries illustrent cet humour débridé que Mikhaïl Bakhtine qualifiait de culture comique populaire de la Renaissance. Les dialogues facétieux y illustrent par la force décapante du rire une inversion parodique des règles communes et religieuses, extériorisant ainsi, selon l'heureuse expression de Jean Baumgarten, « une dimension transgressive de critique sociale et d'utopie messianique ».
 
Nathan WEINSTOCKest membre du Conseil scientifique de l'Institutd'études juives auprès de l'Université libre de Bruxelles, Lauréat du Prix de yiddish Max Cukierman et auteur de l'anthologie Le Yiddish tel qu'on l'oublie ( Genève, Metropolis, 2004) ainsi que de nombreuses traductions d'auteurs yiddish dont  Sholem Aleykhem, Yitskhok Leybush Peretz et Joseph Opatoshu.
 
 
Rachel KHAN
LES GRANDES ET LES PETITES CHOSES
Editions Anne Carriere
 ISBN 9782843378140- 250 pages-18 euros
 
Nina Gary a 18 ans ; alors qu’elle tente de devenir une femme, elle réalise que quelque chose cloche. Entre son père gambien qui marche comme un tam-tam, son grand-père à l’accent de Popek qui boit de la vodka, entre le trop d’amour de sa mère cachée pendant la guerre, le rejet de la fac et la violence de la  rue, elle est perdue. Noire, juive, musulmane, blanche et animiste, elle en a gros sur le cœur d’être prise pour une autre, coincée dans des cases exotiques où elle ne se reconnaît pas. Alors, elle court.
 
C’est la solution qu’elle a trouvée pour échapper aux injustices et fuir les a priori d’une société trop divisée pour sa construction intime. Elle fait le choix de  la vitesse pour se prouver qu’elle a un corps bien à elle et se libérer de l’histoire de ses ancêtres, trop lourde pour ses épaules. Un mouvement permanent pour s'oublier, et tout oublier de la Shoah, de l’esclavage, de la colonisation et de la reine d’Angleterre. Courir pour se perdre, s’évader, se tromper, être trompée, se blesser, se relever peut-être. Ne plus croire en rien, seulement au chronomètre et en l’avenir des 12 secondes qui vont suivre. Sentir ses muscles, pour vivre enfin l’égalité – tous égaux devant un 100 mètres, à poil face au temps. Entre les grandes et les petites choses,  c’est l’histoire de Nina Gary, une jeune fille qui court pour devenir enfin elle-même.
 
 
Née en 1976 d’un père gambien, professeur d’anglais à l’université, et d’une mère libraire, française, d’origine juive polonaise, Rachel Khan est aujourd’hui comédienne et conseillère à la culture du président de la région Île-de-France.
Athlète de haut niveau, elle a été, en 1991, championne de France du 60 mètres en salle, puis vice-championne de France du 80 mètres. En 1993, elle a intégré l’équipe de France et a gagné en 1995 le championnat de France du 4x100 mètres.
Titulaire d’un DESS droits de l’homme, droit humanitaire à Assas et d’un DEA de droit international à Paris II, elle a intégré en 2009 le cabinet de Jean-Paul Huchon en tant que conseillère à la culture.
Parallèlement, elle poursuit une carrière d’actrice. Son prochain film, Lampedusa (réalisé par Marco Pontecorvo), sera diffusé en mars 2016 par la Raï Uno.
Les grandes et les petites choses est son premier roman.
 
 
Carlo STRENGER
LE MEPRIS CIVILISE
Editions Belfond –ISBN 9782714471109- 170 pages – 14 euros
 
Après La Peur de l'insignifiance nous rend fous, le nouvel essai de Carlo Strenger. Empreint de l'esprit de tolérance des Lumières, un manifeste pour lutter contre les attaques faites à la liberté d'expression grâce à un concept révolutionnaire : le mépris civilisé.
 
Le 7 janvier 2015, les valeurs de nos sociétés occidentales ont été bafouées. Le traumatisme, ravivé par les attentats du 13 novembre à Paris, est toujours aussi vif, mais en débattre n'a jamais été aussi délicat. Car si critiquer les croyances qui nourrissent le terrorisme, c'est risquer d'être perçu comme intolérant ou raciste, s'interdire de les critiquer, c'est être prisonnier du politiquement correct et, en fin de compte, risquer de faire le jeu des extrémismes de tous bords.
 
Pour sortir de cette impasse et réagir avec discernement face aux attaques contre les libertés au coeur de nos démocraties, Carlo Strenger, philosophe, psychanalyste et membre du comité d'observation du terrorisme, crée un concept inédit : le mépris civilisé.
 
« Je le définis comme une capacité à s'inscrire en faux contre des credo, des comportements et des valeurs, dès lors qu'ils nous apparaissent irrationnels, immoraux, incohérents ou inhumains. »
 
Renouer avec la responsabilité de s'instruire, refuser d'amalgamer individu et idéologie, Le Mépris civilisé est un rappel indispensable des valeurs humanistes héritées des Lumières, un pamphlet d'une actualité brûlante, un outil indispensable pour oser mener un débat éclairé.
Carlo Strenger est philosophe, psychanalyste et professeur de psychologie à l'université de Tel-Aviv. Très engagé dans la résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, il publie régulièrement des articles dans Haaretz, The Guardian, Die Welt, The New York Times et fait partie du comité d'observation du terrorisme au sein de la Fédération mondiale des scientifiques. Après son essai La peur de l'insignifiance nous rend fous (Belfond, 2013 ; Pocket, 2016), Le Mépris civilisé est son deuxième ouvrage à paraître en France.
 
 
Simon ATLAN
LES PORTES DU BONHEUR
Souvenirs d’enfance
Editions Bergame –ISBN 9782372860291-263 pages – 21,10 euros
 
uite au décès prématuré de sa soeur M, Simon Atlan entreprend un voyage dans ses souvenirs d’enfance en Algérie, histoire de retenir le temps avant qu’il ne s’enfuie. Issu d’une famille israélite, il vit le jour à M’Sila et vécut sa petite enfance aux bons soins de sa soeur Odette (disparue à 14 ans) et dans l’atmosphère chaleureuse de la ville où les différentes communautés vivaient en paix et en harmonie.
Il se souvint de ces petits instants inoubliables, la piqûre d’un scorpion, son école, ses amis, son vélo. Il revoit les gens de son quartier, les enseignants, son appartement, autant de figures mémorables, piliers d’un paradis perdu. Dans les années 50, sa famille déménage à Saint Arnaud, et là encore, le jeune garçon vit des années calmes, bercé par le cinéma, les fêtes religieuses, les marchés et le marchand de bonbons.
C’est là qu’il vit ses premiers émois, ses premiers traumatismes, et sa première révélation artistique, la Tempête de Shakespeare. Il se souvient encore de la prison, des «terres rouges», de ses amis. Dans la deuxième partie, l’auteur narre son arrivée à Paris en 1956, suite aux «événements d’Algérie». Il raconte ses craintes, ses regrets et bien sûr son incompréhension face au déracinement forcé.
Il s’intègre tant bien que mal, voyage en Israël, découvre la littérature et fait son service militaire. Il devint enseignant et perd son père en 1963, un drame dont il ne se remettra jamais. Sept ans plus tard, c’est sa mère qui disparait. Il se voit contraint de commencer sa vie d’adulte, sans jamais oublier les racines de son enfance en Algérie.
Simon Atlan est né en Algérie. En 1956, il regagne la France. Tout en poursuivant ses études supérieures, il commence à enseigner comme instituteur, puis la mort de son père le contraint à en faire son métier. Ce métier est devenu sa vie, sa passion.
 
Jean BIRNBAUM
UN SILENCE RELIGIEUX
La gauche face au djihadisme
Editions Seuil – ISBN 9782021298390- 240 pages -17 euros
 
Alors que la violence exercée au nom de Dieu occupe sans cesse le devant de l’actualité, la gauche semble désarmée pour affronter ce phénomène. C’est qu’à ses yeux, le plus souvent, la religion ne représente qu’un simple symptôme social, une illusion qui appartient au passé, jamais une force politique à part entière.
Incapable de prendre la croyance au sérieux, comment la gauche comprendrait-elle l’expansion de l’islamisme ? Comment pourrait-elle admettre que le djihadisme constitue aujourd’hui la seule cause pour laquelle un si grand nombre de jeunes Européens sont prêts à aller mourir à des milliers de kilomètres de chez eux ? Et comment accepterait-elle que ces jeunes sont loin d’être tous des déshérités ?
Là où il y a de la religion, la gauche ne voit pas trace de politique. Dès qu’il est question de politique, elle évacue la religion. Voilà pourquoi, quand des tueurs invoquent Allah pour semer la terreur en plein Paris, le président socialiste de la France martèle que ces attentats n’ont « rien à voir » avec l’islam.
Éclairant quelques épisodes de cet aveuglement (de la guerre d’Algérie à l’offensive de Daech en passant par la révolution islamique d’Iran), ce livre analyse, de façon vivante et remarquablement documentée, le sens d’un silence qu’il est urgent de briser.
 
Jean Birnbaum dirige Le Monde des livres. Il est l’auteur de plusieurs essais, tous parus chez Stock, parmi lesquels : Leur jeunesse et la nôtre. L’espérance révolutionnaire au fil des générations (2005) et Les Maoccidents. Un néoconservatisme à la française (2009).
 
 
Liliane SCHRAUWEN
VIVEMENT CE SOIR …
Editions Luce Wilkin –ISBN 9782882535184-184 pages – 19 euros
 
Pourquoi devient-on psy ? Thomas se pose la question, même si....
Un lundi comme les autres. La première journée de la semaine, la plus longue. neuf patients à rencontrer, à écouter, à tenter d'aider. Neuf ? Pas si sûr car Hélène Favereaux a décidé de ne pas venir et s'en explique dans une lettre qu'elle adresse à Monsieur Quarante Euros. Dans l'enveloppe, elle ajoutera les notes qu'elle a prises au fil de leurs rencontres.
Lui, de huit heures à dix-neuf heures trente, doit recevoir l'insupportable monsieur Piérard, puis Laurent, Marisa Duzel, monsieur Stevens, Sylvia, John, Myriam Mazury, madame Bertram et enfin, madame Favereaux. Tous différents, tous en souffrance. La plus jeune a dix-huit ans, madame Favereaux atteint l'âge de la retraite. Thomas, par moments, perd le contact. Il pense à Alexia, son amour, qu'il se plaît à imaginer face à ses élèves, en classe de maths. Il plonge dans son propre passé. La journée s'écoule, lentement. Il attend le soir, il attend le retour d'Alexia. mais la vie, parfois, organise d'autres rendez-vous.
 
Liliane Schraûwen, également auteur pour adolescents, a signé plusieurs recueils de nouvelles et des romans pour adultes, dont le remarqué La fenêtre (1996), Prix littéraire de la Communauté française de Belgique, et Lignes de fuite (2012).
 
Et , chez le même éditeur
 
Françoise PIRART
VERTIGINEUSE
ISBN 97828882535177 - 176 pages – 17 euros

l y a parfois des rencontres magiques. Qui vous subliment, font de vous un être plus beau, plus fort, presque invincible.
Quand Siri, jeune illustratrice pour enfants, croise Dorian pour la première fois lors d’une de ses visites dans un centre pénitentiaire en Belgique, elle est loin de se douter que leurs chemins se rejoindront pour le meilleur et pour le pire. Une liaison tumultueuse qui pourrait bien la mettre en danger.
Qui se cache derrière les traits du séduisant Dorian Kova­levski au regard énigmatique? Entre les étreintes furtives, les silences partagés et les secrets difficilement avouables, Siri devra déployer toute son obstination pour lever le voile sur le passé trouble de son bel amour, sa déchirure. Un voyage intérieur qui, le temps d’un été brûlant, la mènera jusqu’en Oklahoma.
Ce roman pose des questions essentielles sur la violence de notre société et sur la peine capitale. Mais il est avant tout l’histoire lumineuse, vertigineuse, de deux êtres solitaires épris de liberté.
 
Romancière et nouvelliste, Françoise Pirart prête aussi sa plume à ceux qui souhaitent laisser un témoignage de vie. Elle enseigne le français à des élèves d’origine étrangère à Mons en Hainaut.
 
Philippe VAL
C’ETAIT CHARLIE
Editions Grasset –ISBN 9782246860747-220 pages – 18 euros
 
« Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j’entendais ne correspondait plus à la réalité.
Certains, effrayés par l’horreur, ou habités par d’obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : “Ils sont morts, mais ils l’ont quand même  bien cherché.”
Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d’articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l’argent et disparaître avec la caisse.
Alors que mes amis venaient de mourir, j’ai été interrogé dans les médias par des gens qui s’érigeaient en procureurs.
Depuis toujours, nous avions pris le parti des immigrés, et lutté contre les préjugés racistes. Et soudain, nous avons vu ceux pour qui nous demandions le respect et la justice brandir les poings et demander notre mort.
Une partie de la gauche, prête à brader la laïcité pour ne pas perdre un réservoir de voix, nous a insultés en traitant de zombies ceux qui exprimaient leur peine et leur attachement aux valeurs démocratiques qu’incarnaient les victimes des terroristes.
Dans cette confusion où règnent le mensonge et la peur, qui, aujourd’hui, peut comprendre l’étendue de l’œuvre accomplie pendant plus de vingt ans, par cette équipe joyeuse et géniale : Cabu, Cavanna, Wolinski, Renaud, Caroline Fourest, Riss, Charb, Luz, Gébé, Oncle Bernard, Riad Sattouf, Catherine, et tant d’autres dont il sera question ici ?
Alors j’ai décidé d’écrire ce livre. Pour la mémoire des morts et l’honneur des vivants. 
Avec Cabu, en 1992, Philippe Val a refondé le journal Charlie Hebdo qu'il a dirigé pendant dix-sept ans. Avec Cabu, en 1992, Philippe Val a refondé le journal Charlie Hebdo qu'il a dirigé pendant dix-sept ans.
 
Florence DELAPORTE
DEUX LIVRES DE CHAIR
RECIT
Editions François Bourin – ISBN 9791025201640-280 pages-20 euros
 
« – Oui, dit-il, c’est joli des gros seins, quand c’est découvert.
Le désir vient rien qu’à les voir. Me baigner dans tes seins,
c’est énorme. Ils ont vraiment quelque chose de particulier.
Naturellement, je sucerai doublement l’autre. »
C’est l’histoire d’une reconstruction. L’histoire d’un corps
que le cancer menace et qu’il faut amputer pour le sauver.
Mais cette part que l’on retire, c’est ce qui constitue une
femme dans son identité et son intégrité : le sein.
Florence Delaporte traverse le cancer comme on traverse les
apparences.
Elle lutte contre les institutions, les représentations et les
lieux communs qui font loi. Et contre elle-même. Elle remue
les images du passé, convoque les amours mortes et les
nouveaux amants. Tout ce qui la remodèle en même temps
que la chirurgie. Elle résiste, regimbe, bataille, pour reprendre
enfin sa liberté et la mener plus loin encore. Passer de l’autre
côté. Entière.
 
De livre en livre, Florence Delaporteinterroge le monde,
l’enfance et l’identité. Elle est notamment l’auteur de Je n’aipas de château (Gallimard 1998, prix Wepler) et de Terre neuve
(Gallimard 2010).
 
Et, chez le même éditeur
 
Adeline FLEURY
RIEN QUE DES MOTS
ISBN 9791025201602-180 pages -20 euros
 
Dans un avenir qui ressemble à notre futur proche,
Adèle a décidé de tenir son fils Nino éloigné de la
lecture. Privée dans son enfance de la tendresse d’un
père écrivain accaparé par son oeuvre, elle fera tout pour
éviter un tel sort à son fils. Pour qu’il reste dans la vraie
vie, pour l’empêcher d’être tenté par la grande aventure
de l’écriture, elle proscrira autour de lui la présence des
livres. Elle les brûlera, elle va jusqu’à nier leur existence.
Mais l’enfance est têtue et tous les silences ne peuvent
rien contre sa curiosité.
Nino, après une longue quête, finira par trouver sa voie
en assumant d’une manière inattendue cet héritage de
mots et de papier.
Dans cette fable initiatique, Adeline Fleury nous donne
à lire un conte cruel où les angoisses les plus archaïques
se ravivent au contact des réalisations de notre hypermodernité.
L’ambivalence de notre rapport au livre, livre
sacré ou interdit, se trouve interrogée dans ces pages où
se projettent comme des ombres expressionnistes nos
tabous les plus enfouis. Avec Rien que des mots, c’est une
magnifique déclaration d’amour qu’Adeline Fleury
adresse au livre, à tous les livres.
 
Adeline Fleury est journaliste. Elle a publié un livre
remarqué, Petit éloge de la jouissance féminine (Editions
François Bourin, 2015).
 
Et, chez le même éditeur
 
Georges LEWI
FABRIQUE-NOUS UN DIEU !
ISBN 9791025201626- 303 pages – 20 euros
 
Le jour de ses vingt ans, Moïse apprend de ses parents qu'il n'est pas leur fils biologique. Madame Putifar l'a trouvé dans un panier d'osier à la piscine.
 
"Parti dans la vie sur un mensonge, rien ne pourra dorénavant ajourner sa recherche de vérité."
 
Jeune chercheur idéaliste et imprévisible, Moïse réussira-t-il à abolir la souffrance et multiplier par deux le temps de la vie humaine ? C'est bien connu, ceux qui se connaissent un destin ne goûtent pas toujours aux fruits de leur découverte et n'atteignent pas tous la terre promise. Moïse sera-t-il une exception ?
 
Dans ce second roman écrit avec humour et une bonne dose d'impertinence à l'égard des idoles du temps, Georges Lewi aborde des questions les plus actuelles : la promesse biotechnologique, l'entreprise, le rôle dévolu à l'homme d'exception. Son Moïse, leader atypique, aurait pu se nommer Prométhée, Newton ou Steve Jobs.
 
Georges Lewi est mythologue. Cette expertise le conduit à détecter entre les histoires du passé et celles du présent une intime ressemblance qu'il prend plaisir à illustrer dans ses livres. Déjà, dans son précédent roman, Bovary21, Madame Bovary au XXIe siècle, il réinvestissait le mythe de l'espoir féminin à travers la vie d'une blogueuse. Avec Fabrique-nous un dieu !, l'auteur va plus loin encore, faisant passer un souffle biblique sur notre impur désir d'éternité.
 
Sous la direction de
Denis JEFFREY et Angelo CARDITA
LA FABRICATION DES RITES
Editions Hermann-ISBN 9782705673673- 258 pages -28 euros
 
Cet ouvrage rassemble des travaux de tous les horizons disciplinaires sur les rites. Il propose de nouvelles clefs de lecture pour définir, décrire et comprendre les pratiques rituelles traditionnelles et contemporaines. En fait, plusieurs rites se sont transformés si rapidement au cours du dernier siècle qu’on a peine à les reconnaître. D’autres rites ont été abandonnés parce qu’ils n’étaient plus du tout en phase avec les modes de vie contemporains. Mais plusieurs nouveaux rites ont vu le jour avec la libération des mœurs et les nouveaux outils numériques. Nous en faisons ici état à travers diverses perspectives et à travers divers champs de recherche, mais toujours en relevant le défi novateur de l’interdisciplinarité.
 
Denis Jeffrey est professeur titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.
Ângelo Cardita est professeur adjoint à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de leadership en enseignement en théologie sacramentaire et liturgie.
 
Laurent MOISSON
NAPOLEON , HANNIBAL … CE QU’ILS AURAIENT FAIT DU DIGITAL
Les grands hommes face aux grands changements
Editions Manitoba / Les Belles Lettres
ISBN9782251890159-172 pages -16, 90 euros
 
Big Data, showrooming, uberisation… L'humanité connaît, de nos jours, une de ses périodes les plus intenses en matière de créativité lexicale.
Tous les mois, toutes les semaines pour ceux qui y prêtent attention, des termes étranges apparaissent pour illustrer les ruptures apportées par la révolution digitale. Et, il faut bien l'admettre, on a beau apprendre consciencieusement ces nouveaux barbarismes, potasser les exemples à suivre, guetter la sortie des nouvelles technologies et observer les changements à l’oeuvre sous nos yeux, globalement, on n’y comprend plus rien…
Alors, plutôt que de réchauffer, comme tous les autres, les bonnes pratiques issues des champions américains – celles-là mêmes qu’on nous propose d’adopter et qui, une fois copiées seront déjà dépassées par une autre –, plutôt que de crier au génie ou hurler de terreur à chaque fois qu’Apple, Google ou Amazon sort un nouveau service, Laurent Moisson a choisi d’analyser les changements de notre temps sous l’angle saugrenu de l’Histoire.
Point trop de cas pratiques et d’exemples qui se périment, cet ouvrage est là pour rappeler comment, jadis, de grands hommes ou de grandes civilisations ont réagi face aux ruptures de leur temps. Car, au bout du compte, l’équilibre économique de nos nations sera-t-il autant bouleversé à l’issue de l’ère numérique qu’après la découverte de l’Amérique, l’invention du métier à tisser, du moteur à explosion, du chemin de fer ou de l’électricité ?
Ces nouveaux conquérants implacables que sont les géants du Web ou du digital (Google, Facebook, Apple, Samsung…) sont-ils plus terribles que les hordes venues des steppes déferlant sur les vieux royaumes sédentaires engourdis par des règles rigides et séculaires ?
Peut-être, peut-être pas. En tout cas, les leçons fournies par nos anciens sont souvent bien plus éclairantes que le flot continu d’anglicismes qui nous submerge jour après jour. L’auteur vous invite à les méditer pour comprendre, et agir.
Laurent Moisson, 41 ans, maîtrise d’histoire, master en marketing, est entrepreneur et business angel dans le digital depuis plus de 15 ans. Auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages et livres blancs sur le digital, il dirige la « Splendens Factory », une maison de production de contenus qui connecte les marques à des collectifs d’artistes nativement digitaux afin d’apporter créativité et enchantement aux parcours client, aux dispositifs digitaux ou publicitaires de grandes enseignes.
 
 
 
 
 
 
 

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -