FAX DE JERUSALEM
N° 367 – 26 octobre 2007
ACTUALITE : ISRAËL, PROCHE-ORIENT, MONDE JUIF
Lire :
Moïse Rahmani Lettre à un frère, Editions de l’Institut Sépharade Européen.
Moïse Rahmani s’inquiète de l’anti-sémitisme ambiant, qui remonte loin dans l’histoire, et qui, les derniers temps, réapparaît avec plus de vigueur en certains endroits du globe. Sa méthode est de montrer à quel point les origines du christianisme s’enracinent dans le judaïsme. Il est vrai que le christianisme constitue une rupture avec le judaïsme et que, de ce fait, de nombreux points de friction sont nés entre deux mouvements qui allaient dans le même sens : le monothéisme, la charité et l’espérance.
Ces deux mouvements se sont institutionnalisés de plus en plus et ont donné naissance à des entités institutionnelles qui se sont opposées, parfois combattues. Il est vrai, comme le dit Moïse Rahmani, que pendant des siècles l’Eglise catholique a considéré les Juifs comme responsables de la mort du Christ et qu’on les tenait pour cette raison – et d’autres encore, en dehors de la société. D’où la formation des ghettos. Il y a toujours eu un Judaïsme qui regardait au-delà de ses limites. Et c’est là que tant d’autres hommes et d’autres femmes pourraient puiser foi, amour et espérance.
La souffrance scandaleuse qui a été imposé au Peuple juif constitue une honte pour l’humanité, d’autant plus dans des pays comme, par exemple, la Pologne où l’Eglise catholique est toute puissante.
Rédaction : Aviva Abelew
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