Moïse RAHMANI, Lettre à un frère, éditions de l'Institut Sépharade Européen, Bruxelles, 2007.
Il n'y a pas de phénomènes aussi absurde ni aussi stupide que l'antisémitisme. Aussi nocif non plus. Il a existé et existe toujours. Il travers les siècles, pervertit les esprits. Il a tué et continuer de tuer encore aujourd'hui. Sur quel terreau s'est-il développé ? Sur un enseignement, celui du mépris, et sur un faux, l'accusation de déicide. Tous deux propagés, hélas, depuis des siècles, par l'Eglise. Animé d'une fougue et d'une passion respectueuses, l'auteur démontre que l'antisémitisme et son corollaire, l'antisionisme, sont des monstruosités qu'il faut combattre et extirper. Celui qui a autorité pour le faire est le destinataire de cette lettre : le Pape Benoît XVI. Sa condamnation, l'acte de repentance urbi et orbi dépasseront la seule sphère chrétienne ; ils atteindront le monde. L'auteur reprend la thèse chère à Jules Isaac, Z"L : changer l'enseignement du mépris en celui de l'estime. La lecture de cet ouvrage ne peut laisser indifférent et l'interprêtation par l'auteur d'INRI doit nous interpeller et éveiller nos consciences.
Moïse Rahmani est né au Caire. Sa famille est forcée au départ en 1956. Ils font partie de ce million de réfugiés juifs des pays arabo-musulmans. Ce militant infatigable, auteur de nombreux ouvrages, est également le fondateur et le rédacteur en chef de la revue Los Muestros, la Voix des Sépharades, qui maintient vivaces, depuis 1990, la langue et la tradition judéo-espagnoles.
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