|
Les Juifs et le Congo, un travail de mémoire
Dans Shalom Bwana, La saga des Juifs du Congo (2002, Paris) Moïse Rahamni évoquait l’immigration des Juifs de Rhodes au cœur de l’Afrique coloniale et leur rôle majeur dans l’économie locale. De retour au Congo en 2007, pour le 20ème anniversaire de la pose de la première pierre de la synagogue de Kinshasa, l’historien sépharade nous offre dans son nouveau livre un panorama étonnant de la complexité des rapports entre le Congo et les Juifs, de l’époque coloniale jusqu’à nos jours. Juifs du Congo, La confiance et l’espoir retrace la saga des grandes familles juives établies au Congo, mais porte aussi son regard sur ces Congolais « judaïsants », souvent nés de père juif, aux parcours individuels attachants. Il relie aussi cette histoire exotique aux enjeux du vivre-ensemble, entre Juifs et Africains, ici à Bruxelles et à Paris.
Fort de ses rapports privilégiés avec le Congo et ces Juifs africains, qui tel Edouard Guershon Nduwa, oeuvrent à l’entente judéo-noire, Moïse Rahmani annonce la fondation en Belgique d’une association d’amitiés judéo-africaines destinée à promouvoir une meilleure compréhension mutuelle et a combattre le racisme dont sont victimes les Noirs, les Maghrébins et les Juifs.
R.B.
Juifs du Congo, La confiance et l’espoir
Editions de l’Institut Sépharade Européen - 2007
|