
Ashkénazes ou Sépharades, venus d'horizons divers, les
premiers Juifs du Congo s'y rendaient il y a déjà plus de cent ans. Terre
d'accueil pour les uns, pour maintes raisons, mais aussi terre de refuge pour d'autres fuyant les
poursuites raciales, en règle générale les juifs du Congo ont très tôt considéré
ce pays comme le leur. Ils y ont travaillé sans relâche et ont contribué à son
développement dans des conditions souvent difficiles.
Leurs
rapports et leur relation avec la population du Congo, leur respect à l'égard des
Africains leur a valu d'être
considérés par les Congolais comme des amis et non comme des
colonisateurs.
Paralèllement,
les Juifs du Congo ont toujours aidé le Yishouv de Palestine/Eretz Israël et,
depuis 1948 ils ont pleinement soutenu l'Etat d'Israël. Leur contribution à son
essor fut plus que significative. LesJuifs du Congo ont, de tout temps, été
parmi les plus gros donateurs per capita. Ben Gourion, en avait d'ailleurs
exprimé sa reconnaissance dès le début.
Puis
ce fût au tour des pays Africains d'acquérir leur indépendance, et à Israël de
répondre présent en mettant à leur disposition ses connaissances, son expérience
et son expertise en matière agricole, sanitaire, militaire et autres. Cette
coopération exemplaire connut une envergure exceptionnelle en particulier avec
le Congo.
Dans
le cadre de mes mandats politiques, j'ai eu l'occasion de recevoir à maintes
reprises les dirigeants congolais. J'ai eu aussi le
privilège de me rendre au Congo.
A Kinshasa, j'ai trouvé une communauté juive vivante,
active et dynamique, présidée par
Durant
la dizaine d'années de suspension des relations entre les deux pays,
L'histoire
des Juifs du Congo est parsemée d'épisodes uniques, personnelles ou
communautaires dignes d'être connues, honorées et transmises aux futures
générations.
Puisse cette communauté se développer et continuer son
oeuvre bénie.
En
écrivant son épopée, Moïse Rahmani met en lumière le Judaïsme
congolais et inscrit son récit dans les pages de l'Histoire.
Shimon Pérès