REGARDS n°683
03.03.2009/7 Adar 5769
MOÏSE RAHMANI : « TU CHOISIRAS LE RIRE… »
Dans son dernier livre, Moïse Rahmani a choisi de parler de l’humour Juif sous toutes ses coutures. Avec humilité et tendresse. Une façon pour lui d’exprimer encore et toujours son amour de la culture et du judaïsme.
-Comment vous est venue l’idée d’écrire un livre sur l’humour juif ?
Je voulais d’abord écrire un livre sur les superstitions juives, mais c’était un peu maigre. J’ai ajouté un chapitre sur les malédictions en judeo-espagnol et en yiddish et je je les ai trouvées si drôles, si croustillantes que j’ai pensé intéressant d’élargir cet ouvrage à l’humour juif en général.
-Pourquoi ce titre Tu choisiras le rire … ?
C’était un clin d’œil au judaïsme. Comme un onzième commandement : « Tu choisiras le rire », que l’on peut interpréter par : « Tu choisiras de vivre ».
-N’aviez-vous pas peur qu’on dise : « Encore un livre de blagues juives ? »
Oui, c’est la raison pour laquelle j’ai aussi abordé l’humour au sens large. Dans les malédictions et les superstitions, mais aussi dans les proverbes judéo-espagnols et judéo-arabes, ou dans les proverbes yiddish et judéo-alsaciens, de petites perles que mon ami, l’écrivain Nathan Weinstock, m’a envoyées. De plus, les dessins de Richard Kenigsman en traduisent superbement l’esprit.
-Nous avons tous entendu des histoires drôles dans la cadre familial ou des blagues qui se transmettent comme un héritage. En avez-vous une aussi ?
Un jour à Elisabethville, au Congo belge, mon père allait boire un verre après le travail, avec ses amis, dans un café tenu par un Grec qui s’appelait Makris. Quand soudain, il découvrit un cafard dans le fond de sa tasse. Dégoûté, il appela le patron :
« Makris, regarde ce qu’il y a dans mon café ».
Et l’autre de lui répondre :
« pour 50 centimes, que veux-tu que je te mette : un éléphant ?
Propose recueillis par Michèle Baczynsky
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