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Moïse Rahmani

Les bons sont les Palestiniens, les mauvais, les Israéliens.Lettre du 17 août 2996 au Soir de Bruxelles

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Messieurs,

Je me refère au courrier des lecteurs de votre quotidien de ce jour.

Mr Verbeek, lecteur assidu (et qui trouve régulièrement sa place dans vos colonnes même et surtout lorsqu'il profère des contre-vérités) ignore l'histoire et a une vision tout à fait particulière du conflit du Moyen-Orient. Sa vision est simpliste : les bons sont les Palestiniens, les mauvais, les Israéliens.

J'aimerais savoir où il puise ses sources "60 ans de souffrances imposées dictatorialement {par Israël, bien sur} au peuple palestinien..."

Ignore-t-il que de 1948 a 1967, la Cisjordanie et la bande de Gaza étaient sous le pouvoir, dictatorial, celui-ci, du roi de Jordanie et des présidents égyptiens, Nasser et Sadate ? Qu'ont-ils fait pour aider ou atténuer les souffrances palestiniennes ? Rien à part maintenir ces malheureux dans des camps (où ils sont toujours alors même que l'autorité palestinienne a recouvert ces territoires.

En ce qui concerne le Liban qui avait généreusment accueilli des "réfugiés" palestiniens (et je mets réfugiés entre guillemets car beaucoup d'entre eux, suivant le Haut Commissariat aux Refugiés de l'Onu, sont de faux refugies; personnes inscrites comme telles et des personnes ayant quitté, à la suite des instigations arabes, leurs terres, le Liban donc a été détruit par ces mêmes Palestiniens.

Monsieur Verbeek ne trouve-t-il pas étrange que les états arabes n'aient rien fait pour améliorer le sort des Palestiniens ? Que l'argent versé aux Palestiniens - des milliards, plus que le Plan Marshall de reconstruction de l'Europe, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ait fini dans la poche de leurs leaders et en achats d'armes ? Que les dirigeants palestiniens se soient honteusement enrichis sur le dos de leurs concitoyens ? Non, cela ne dérange pas du tout Monsieur Verbeek.

En ce qui concere la souffrance palestinenne, est-elle comparable a celle de Soufa Arafat ? Sa rente mensuelle est de quelques pauvres petits millions, quand mêeme. Quelle souffrance !? Que le gouvernement bege finance la représentation diplomatique de l'autorité palestinienne {à Bruxelles}.

Les réfugiés dont on ne parle pas sont les réfugiés juifs des pays arabes : pres d'un million chassés entre 1948 et 1967. J'en fait partie, obligé de quitter l'Egypte en 1956. Réfugiés qui n'ont pas coûté un centime, ni à l'ONU, ni à l'Europe, qui se sont intégrés dans eur nouvelle patrie.

Mr Verbeek provoque fièrement Monsieur Caelens "je le mets au défi de citer une seule résolution qui n'a pas été ignorée, voire même impunément violée par Israel".

Je releve le defi et me contenterai de citer deux exemples :

la résolution 181 acceptée par Israel et réfusée par tous les pays arabes.
La résolution 1559 dont le secretaire general Kofi Anan a déclaré qu'Israël a satisfait à toutes les exigences et qui est remise en question par les terroristes assasssins du Hezbollah. Les fermes de Sheba ne sont pas en territoire libanais mais sont contestées entre le Liban et la Syrie qui les considère siennes. Le jour où il y aura un règlement entre la Syrie et Israël le problème de ce territoire exigue sera résolu mais entre la Syrie et Israel.

Et, comme le dit l'adage, jamais deux sans trois, j'ajouterai que la résolution 1701 qui vient d'être vôtée (acceptée par Israël qui se retire du Sud Liban) est déjà violée par le Liban qui refuse de désarmer le Hezbollah, organisation terroriste pour le monde occidental.

En ce qui concerne le Liban, permettez-moi d'ajouter que dans le code de l'armée libanaise, l'article premier stipule que "l'ennemi c'est Israël".

Alors, Mr Verbeek, qui viole impunément les resolutions de l'Onu ?

Moise Rahmani
Ecrivain

PS Je suggère à Monsieur Verbeek et au responsable de votre journal la lecture du rapport : D'éternels réfugiés établi par le Jerusalem Post et un livre, le mien, Réfugiés juifs des pays arabes. L'Exode oublié, édité par Luc Pire et en librairie pour fin août. Je puis aussi leur conseiller un de mes essais, La Réponse de Noa, éditions de l'Institut Sépharade Européen ou chiffres, dates et faits sont à leur disposition.

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